Au tableau indicateur, les Maple Leafs de Toronto ont remporté leur match de lundi soir face aux Penguins de Pittsburgh. Suffit d’investiguer un peu pour se rendre compte que le résultat aurait pu être tout autre… Et comment!
Les deux points amassés ne signifient pas nécessairement que tout est rose dans la Ville-Reine.
Malgré la victoire, l’entraîneur-chef Craig Berube semblait à court de réponses quand on l’a questionné sur la performance de son équipe, qui a décoché seulement huit tirs au filet lors des 40 premières minutes de jeu.
« Je n’en ai aucune idée... Je n’ai pas de réponse à cette question », a déclaré l’entraîneur-chef des Maple Leafs. « Au deuxième tiers, ils ont pris possession de la rondelle et en ont fait ce qu’ils voulaient, et nous n’avons contrôlé personne. Nous n’avons empêché personne de s’emparer du disque. Et lorsque nous l’avons récupéré, nous le leur avons rendu, et ils n’ont cessé de nous mettre la pression ».
« Ce n’est pas suffisant », a-t-il ajouté.
« Inacceptable », a renchéri William Nylander, plus bref dans ses propos. « Notre niveau de jeu n’était pas là. Nous perdions toutes les bagarres et toutes les rondelles ».
L’attaquant suédois disputait un premier match après en avoir raté deux. « That sucks », avait lancé à la blague le défenseur des Penguins Erik Karlsson, lorsque les journalistes lui ont annoncé son retour dans la formation avant le duel.
Force est d’admettre qu’il avait raison.
Blanchi après 40 minutes de jeu, « Willy » s’est réveillé en troisième période, obtenant une mention d’aide sur le premier but des siens, inscrit par Auston Matthews. Nylander a ensuite fait scintiller la lumière rouge à deux reprises en un peu plus de deux minutes, pour créer l’égalité.
Puis, Bobby McMann a sauvé la mise avec un but gagnant plus tard dans l’engagement, permettant aux Leafs de remonter au troisième rang de la division atlantique au terme des matchs de lundi.
Une victoire ne sera certes pas de refus pour un ville qui s’est fait briser le cœur, samedi, lors du match no 7 de la Série mondiale.
Malgré tout, Toronto a réussi un exploit lundi soir, soit remporter un match après avoir tiré de l’arrière par trois buts en troisième période, et ce, pour la quatrième fois de l’histoire de la franchise. Une première depuis mars 1977.
Reste que comme le mentionne notre collègue de TSN, Craig Button, « je ne vois pas les Leafs comme prétendants à la Coupe Stanley présentement ».





