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RÉSULTATS

Oilers : encore loin de la fin du monde!

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SUNRISE, Floride - Victimes des prouesses de Sergei Bobrovsky qui leur a volé le premier match en stoppant leurs 32 tirs, les Oilers tenteront de réussir, lundi, là où ils ont échoué samedi en marquant… au moins un but.

 

S'ils arrivent à secouer « Bob The Goalie » au point de signer une première victoire, les Oilers feront bien plus que niveler les chances dans la grande finale qui les oppose aux Panthers. Ils rentreront à Edmonton avec l'avantage de la patinoire.

 

Comme quoi le momentum peut vite changer de camp en séries.

 

Et s'ils encaissent un deuxième revers de suite?

 

« Ce ne sera pas la fin du monde », a lancé candidement Leon Draisaitl qui a répondu aux questions des journalistes dimanche, dans le cadre d'une journée au cours de laquelle les joueurs des deux équipes sont restés loin de la patinoire.

 

On leur souhaite aussi d'être restés loin des rayons du soleil qui plombaient sur le sud de la Floride où le mercure flirtait avec les 35 degrés Celsius... sans compter l'humidité.

 

L'objectif de tous les clubs qui amorcent une série sur la patinoire ennemie est le même : gagner au moins un match. Mais, comme le rappelle l'un des nombreux clichés du hockey, un club n'est pas vraiment dans le pétrin tant qu'il n'a pas perdu devant ses partisans.

 

Pour maximiser leurs chances de victoire, les joueurs des Oilers, leurs partisans et leur entraîneur-chef savent qu'ils pourront compter sur Connor McDavid et Leon Draisaitl.

 

Les Panthers le savent aussi.

 

Et au lendemain d'une rencontre au cours de laquelle son équipe a blanchi les deux têtes du monstre offensif des Oilers, Paul Maurice s'est permis de servir une petite leçon aux journalistes et à tous ceux et celles qui pourraient croire qu'ils ont perdu de leur efficacité.

 

« Je crois que nous avons été collectivement bien trop gâtés par ces deux joueurs. Ils nous ont tellement gavés de jeux électrisants et de performances sensationnelles, qu'on semble tenir tout ça pour acquis. Qu'on ne semble plus impressionnés par ce qu'ils font. Ou qu'on est surpris qu'ils connaissent une présence plus ordinaire ici ou là. Je vous avise tout de suite : ils sont encore très bons et nous savons très bien qu'ils prendront les moyens pour faire contrepoids au résultat du premier match », que l'entraîneur-chef des Panthers a lancé.

 

« Connor McDavid est tellement rapide, que tu dois faire bien attention pour ne pas être trop près de lui afin de ne pas lui permettre de te contourner. En même temps, tu ne peux pas non plus lui donner trop d'espace sans quoi il prendra son envol. Tu dois donc être continuellement en mouvement afin de pouvoir réagir le plus efficacement possible. Mais tu dois aussi t'attendre à te faire battre de temps en temps. Et c'est là que « Boby» – Sergei Bobrovsky – te vient en aide », que le brillant défenseur Gustav Forsling a analysé.

 

Des propos qui ont provoqué des hochements positifs de la tête de son capitaine Aleksander Barkov.

 

Et ce qui est vrai pour McDavid l'est aussi pour Draisaitl. Les deux joueurs ont conjointement cadré dix tirs au but – six pour McDavid – samedi. Dix tirs qui auraient facilement pu se traduire par deux ou trois buts. Sans compter ceux dont Bobrovsky a privé Ryan Nugent-Hopkins et Adam Henrique aux termes de longues échappées.

 

« Si c'était à refaire, je tenterais de soulever la rondelle, a admis le vétéran ailier gauche. Nous avons bien sûr des tas de données sur ses habitudes et comme il est très athlétique devant son filet, il se déplace très rapidement et est très efficace pour couvrir le bas du filet. Il faudra donc être plus sélectif lors des prochains matchs », a convenu « RNH ».

 

L'arme nucléaire

 

À titre d'entraîneur-chef des Oilers, Kris Knoblauch a le privilège de pouvoir faire évoluer McDavid et Draisaitl au sein de trios différents ou d'avoir à l'arme nucléaire comme les collègues d'Edmonton qualifient le trio regroupant le monstre à deux têtes en compagnie de Zach Hyman.

 

Knoblauch les regroupe régulièrement après des désavantages numériques au cours desquels les trois joueurs ont pu refaire le plein d'énergie et échanger des stratégies.

 

Il n'hésite pas non plus à les regrouper dès que le déroulement du match lui en donne l'occasion.

 

« Quand je suis arrivé l'automne dernier, j'échangeais beaucoup avec eux pour qu'ils apprennent à anticiper ces décisions. Je n'ai plus à le faire maintenant. Cela dit, s'il est très invitant d'envoyer ces trois gars sur la patinoire, et je n'hésite jamais à le faire, je considère qu'il est plus avantageux de pouvoir compter sur Connor et Leon au sein de deux trios différents », a indiqué Knoblauch.

 

« Depuis le temps qu'on joue ensemble on sait exactement comment jouer l'un avec l'autre. C'est aussi vrai pour le reste de nos coéquipiers. Nous formons une très bonne équipe, vous savez. Nous sommes tous en mesure de performer peu importe avec qui on se retrouve sur la patinoire. C'est l'une des forces de notre équipe », a insisté Leon Draisaitl.

 

Le gros joueur de centre allemand a d'ailleurs répété plusieurs fois à quel point lui et ses coéquipiers formaient une très bonne équipe. Et que les 32 arrêts multipliés par Bobrovsky, samedi, ne changent rien à cette réalité.

 

« C'est un excellent gardien. On sait qu'il fera sa part d'arrêts. Et les Panthers forment une excellente équipe. Ce n'est pas pour rien qu'ils sont en finale de la coupe Stanley. Mais nous formons une très bonne équipe nous aussi. Et si nous arrivons à obtenir autant d'occasions de marquer que nous en avons obtenues lors du premier match, je suis très confiant qu'on obtiendra des résultats positifs bien plus souvent que le contraire », a poursuivi Draisaitl.

 

Desharnais de retour?

 

Si les Oilers souhaitent générer le même genre de performance offensive lundi soir, il en va tout autrement de l'aspect défensif.

 

Cody Ceci et Darnell Nurse ont connu une soirée difficile. Sur la patinoire pour les deux premiers buts des Panthers, ils ont été les maillons faibles des Oilers.

 

Après les avoir défendus du bout des lèvres, Kris Knoblauch a admis qu'il pourrait être enclin à chambarder sa brigade défensive.

 

« Nous n'avons pas hésité à faire des tests au cours des séries et l'entrée en scène de Philip Broberg a joué un grand rôle dans le revirement de situation dans la série finale contre les Stars. Nous n'avons rien décidé encore, mais si nous sentons qu'il est nécessaire de faire d'autres essais, nous le ferons », que l'entraîneur-chef des Oilers a souligné.

 

Une telle décision pourrait ouvrir la porte au retour du Québécois Vincent Desharnais qui a été laissé de côté lors des quatre derniers matchs.

 

Les performances de Broderg et le fait qu'il a su s'imposer en jouant sur le flanc droit même s'il était surtout confiné à gauche depuis le début de sa carrière pourraient lui valoir une promotion au sein du deuxième duo avec Darnell Nurse qui semble plus difficile à sortir de la formation que Ceci.

 

Rapide patineur, habile avec la rondelle, capable d'orchestrer de bonnes relances, Broderg pourrait enlever un peu de poids sur les épaules de Darnell Nurse qui joue du hockey bien ordinaire depuis le début de séries et qui, en plus, doit composer avec des malchances qui enveniment les choses.

 

« Quand ça se met à mal aller, on dirait que tu t'enlises au lieu d'arriver à t'en sortir. Ça m'est déjà arrivé au cours de ma carrière alors que tu te dis que tu seras sur la patinoire pour cinq buts dans le match. Il faut s'accrocher et Darnell est un vrai professionnel. Il donne tout ce qu'il a à donner pour aider la cause de l'équipe », a plaidé le défenseur Mattias Ekholm pour venir en aide à son coéquipier.

 

Si Paul Coffey lui confirme son retour au sein de la formation, Vincent Desharnais pourrait ainsi retrouver Brett Kulak qui offre du très bon hockey aux Oilers depuis le début des séries et qui a formé un duo fort efficace avec Desharnais autant en saison régulière qu'au début des séries.

 

La réponse devrait tomber lundi lors des entraînements matinaux.