LACHUTE – Des gros noms échangés, un entraîneur congédié, des rumeurs à son endroit, un classement décevant... Alexis Lafrenière a bien raison de vouloir tourner la page sur la pénible saison des Rangers de New York.
« C'est sûr que ce n'était pas notre meilleure année en tant qu'équipe. Il y a des attentes élevées à New York, mais on n'a pas réussi à jouer comme on aurait dû le faire », a admis le Québécois de 23 ans.
Lafrenière s'est retrouvé au cœur de la tempête qui a frappé les Rangers en 2024-2025. Inutile de faire l'énumération complète des déboires, mais Jacob Trouba, de Chris Kreider et Filip Chytil ont changé d'adresse alors que le pilote Peter Laviolette a écopé pour le rendement insuffisant.
Mentalement, ça en faisait beaucoup à encaisser pour Lafrenière pendant sa cinquième saison dans la LNH.
« C'est certain que c'est dur de ne pas avoir une saison comme on espérait, mais une autre saison s'en vient. On aura un club un peu différent et un nouvel entraîneur aussi, on va essayer d'avoir une meilleure saison et de répondre en faisant les séries », a réagi l'attaquant gaucher alors que les Rangers ont déçu avec une récolte de 85 points.
Entouré d'amis, le Québécois de 23 ans avait le sourire au visage pour le Tournoi de golf Hartley, Lowe, Pagé au Club de Lachute.
Même les nombreuses rumeurs de transactions associées à son nom ne semblent pas trop l'affecter.
« Il va toujours y avoir des rumeurs, ce n'est pas quelque chose qui me joue dans la tête trop, trop. Je suis content de rester à New York, j'aime jouer là-bas, c'est une ville vraiment incroyable pour y jouer », a mentionné le premier choix du repêchage de 2020.
Au niveau personnel, Lafrenière aurait voulu continuer sur sa progression affichée en 2023-2024. Sa production a plutôt reculé de 57 à 45 points la saison dernière.
À l'automne prochain, Lafrenière entamera la première année de son contrat d'envergure lui rapportant 7,45 millions par année.
Même s'il demeure un jeune athlète, il comprend que les attentes suivront la tangente de son augmentation de salaire.
« Ouais, c'est sûr, plus tu fais d'argent, plus il y a des attentes et tu as plus de responsabilités dans l'équipe. Je pense que je suis prêt pour ça, je m'entraîne fort cet été et je vais essayer de jouer comme j'en suis capable », a jugé Lafrenière alors que les fonds amassés, mercredi, étaient dédiés au Centre de pédiatrie sociale en communauté d'Argenteuil.
Quelle influence Sullivan aura sur Lafrenière?
Le gazon était magnifiquement vert sur les allées à Lachute. Lafrenière espère justement que le positif reviendra dans le vestiaire des Rangers à partir du prochain camp d'entraînement.
L'entrée en scène de Mike Sullivan, qui a savouré les grands honneurs avec les Penguins de Pittsburgh, pourrait y contribuer.
« Ouais, c'est un gagnant, il l'a prouvé dans le passé. C'est la direction dans laquelle on s'en va, on a encore une très bonne équipe. C'est quelque chose de faire les séries, mais ça prend de l'expérience pour se rendre plus loin », a réalisé Lafrenière au fil des ans.
En ce qui le concerne plus spécifiquement, Lafrenière n'y voit pas un immense revirement.
« Techniquement, ça ne change pas grand-chose, c'est d'apprendre à le connaître, sa mentalité et apprendre le plus possible de lui », a ajouté Lafrenière qui a reçu un appel de Sullivan.
Avec cinq saisons derrière la cravate, Lafrenière peut désormais refiler ses connaissances à la relève. Le Québécois est représenté par Olivier Fortier, le même agent qui épaule Justin Carbonneau qui a été repêché au 19e rang par les Blues de St. Louis.
Lafrenière ne connaît pas Carbonneau personnellement, mais il pourra sans doute répondre à plusieurs de ses questions pour se développer adéquatement afin de réussir sa transition vers la LNH.





