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RÉSULTATS

Les Kings de Los Angeles malmènent leurs adversaires cette saison

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BROSSARD – « La perfection n'existe pas dans la LNH, on a connu des hauts et des bas », disait l'entraîneur Todd McLellan. Mais les Kings de Los Angeles s'en approchent cette saison avec un différentiel de +32 et la capacité d'effacer un déficit en un tournemain. 

Mardi soir, à Columbus, les Kings ont fait fi d'un retard de 0-3 au dernier tiers pour sortir victorieux d'un 10e duel de suite sur les patinoires adverses. 

Lessivé 4-0 par cette machine il y a une dizaine de jours, le Canadien tentera de se reprendre en la connaissant mieux. Mais McLellan espère que sa troupe sera guérie du toussotement ressenti contre les Blue Jackets. 

« Ce n'était pas représentatif de notre équipe, mais on a été en mesure de chasser ça de notre jeu et on ne veut pas que ça demeure dans notre système », a prononcé l'entraîneur fort intéressant. 

Quelques minutes plus tôt, Phillip Danault parlait de ce départ inhabituel contre les Blue Jackets comme d'une « bonne claque au visage ».

Mais cette remontée des Kings, inspirée par deux buts de Danault et couronnée en prolongation, ne fait qu'exposer la puissance de son club qui trône au sommet de la LNH pour le différentiel des buts. En fait, outre les Canucks de Vancouver (à +31), les Kings sont dans une classe à part. 

« On est encore en train de mieux découvrir l'équipe qu'on forme. La force qu'on peut avoir, il n'y a rien de plus le fun que ça », a réagi Danault. 

« Sentir qu'on est en mesure de faire de cette manière, je n'avais pas vécu ça auparavant », a-t-il admis.

Quand les Kings ont exposé leur vrai visage cette saison, ils ont souvent gagné par des marges de trois, quatre et parfois cinq buts.   

« Oui, certains matchs, on joue moins bien. Mais on sait que, chaque soir, on ne concèdera pas grand-chose défensivement dans notre territoire et la zone neutre. Cette base solide nous permet de rester dans la partie même quand ça clique moins offensivement durant une soirée. On finit par gagner des matchs même quand on joue moins bien grâce à notre structure et nos gardiens », a analysé Pierre-Luc Dubois en vantant l'influence de leur capitaine Anze Kopitar qui ne perd jamais son calme. 

Le Canadien reconnaissait que le système 1-3-1 des Kings avait été difficile à élucider. À ce sujet, Dubois notait que McLellan considère que c'est la première saison que chaque joueur de l'équipe comprend bien son déploiement qui est complexe et très interrelié. 

Alors, même si les Kings ont éprouvé de courtes défaillances récemment, ils n'ont subi qu'une défaite depuis huit matchs dominant leurs adversaires 29-11 au chapitre des buts. 

Le sacrifice de Dubois, l'éclosion de Spence 

Si on a pu mieux saisir l'ampleur de l'influence de Danault chez dans une équipe avec les Kings, Dubois demeure relativement nouveau dans l'organisation qui arbore un casque argent déstabilisant tellement il brille. 

En 22 matchs avec Los Angeles, le Québécois de 25 ans a amassé cinq buts et six aides. Une production plus modeste de sa part et ça ne s'explique pas uniquement par l'ajustement à une nouvelle formation.  

« Il est une pièce très importante de notre groupe, il s'est bien adapté et il a saisi les particularités de notre équipe, comment on veut faire les choses. Il a été un joueur très efficace quand il utilise son gabarit et qu'il attaque », a d'abord lancé McLellan. 

« Ce qui a été difficile pour lui, c'est de sacrifier des choses et je parle ici de minutes de jeu. On a de très bons joueurs de centre et chacun a dû accepter de jouer trois à quatre minutes de moins par match. Anze (Kopitar), Phil (Danault) et Blake (Lizotte) l'ont tous fait. Il a bien géré le tout et le groupe a eu du succès depuis son arrivée », a enchaîné son entraîneur. 

À ses deux dernières saisons à Winnipeg, Dubois avait joué en moyenne 18 :27 et 18 :55 par partie. Une utilisation qui a baissé à 16 :21 dans l'uniforme des Kings et Dubois s'est ajusté à ce contexte. 

« Je me vois comme l'une des pièces de l'équipe, je ne suis pas ici pour rien changer ou prendre la place de personne. Je suis là pour aider l'équipe et ce que l'organisation bâtit depuis des années », a-t-il cerné avec réalisme. 

Si Dubois décrivait Quinton Byfield comme le « petit frère amusant et parfois tannant », il était aussi heureux de parler de l'influence de Kopitar. 

« Je ne veux pas vous faire sentir vieux, mais il était l'un de mes joueurs préférés quand j'étais jeune. À mon repêchage (en 2016), je parlais de lui avec les équipes. Si je pouvais avoir une carrière comme la sienne, ce serait excellent. En l'observant tous les jours, je suis surtout impressionné par sa simplicité. On dirait qu'il ne fait jamais d'erreurs et il n'est jamais stressé non plus. C'est important pour tous les joueurs, mais surtout pour le capitaine », a témoigné le numéro 80. 

À travers les Kopitar, Danault, Dubois, Drew Doughty et compagnie, on perd un peu de vue la contribution essentielle de quelques autres joueurs. 

Le défenseur Jordan Spence, un ancien des Wildcats de Moncton, se classe dans ce groupe. À sa première saison comme régulier dans la LNH, le droitier de cinq pieds dix pouces et 180 livres s'attire des compliments. 

« Ça n'a pas été une surprise, mais il est assurément une très belle addition à notre brigade défensive. Leur duo (avec Andreas Englund) a été très bon pour nous. En fait, on obtient plus d'eux qu'on le croyait. Il est aux commandes de la deuxième vague du jeu de puissance, il joue avec confiance et il le mérite parce qu'il a investi beaucoup de temps. Quand on parlait de patience… », a décrit McLellan. 

Choix de quatrième ronde en 2019, Spence est parvenu à ajuster son jeu défensif contre le calibre de la LNH. Un défi qui n'était pas évident avec sa charpente plus modeste que la plupart de ses coéquipiers.  

« C'est un joueur très important pour nous et aussi une très bonne personne. Il joue de mieux en mieux et je suis super content de le voir bien jouer », a commenté Dubois. 

« Il est vraiment solide pour nous, c'est un autre jeune qui a vraiment élevé son jeu d'un cran. C'est un joueur A1 offensivement, mais il est aussi capable d'être solide défensivement. Il est assez complet malgré son petit gabarit », a conclu Danault sur ce défenseur né en Australie, qui a commencé à jouer au hockey au Japon avant de déménager au Canada, le pays d'origine de son père.