La Ligue professionnelle de hockey féminin n’a pas terminé sa croissance. Un club s’ajoutera à Detroit dès la saison 2026-27 et peut-être un autre, voire deux ou même trois, au cours des prochaines semaines.
Les responsables de la ligue ont confirmé la nouvelle de l’addition de Detroit lors d’une conférence de presse mercredi. Au passage, ils ont précisé que l’équipe jouera ses matchs au Little Caesars Arena, le domicile des Red Wings dans la Ligue nationale de hockey.
Ilitch Sports + Entertainment, la division commerciale des Red Wings, des Tigers de Detroit au Baseball majeur et de la gestion du Little Caesars Arena, a piloté la candidature.
En plus de devenir la neuvième concession dans la LPHF, la ville de Detroit accueillera aussi la cérémonie de remise des trophées de la LPHF, le mardi 16 juin, ainsi que le repêchage de la ligue, le mercredi 17 juin.
Par ailleurs, l’addition de Detroit à la LPHF pourrait être le coup d’envoi d’autres ajouts de concessions qui pourraient permettre à la ligue de porter à 12 son nombre total d’équipes, incluant, possiblement, au moins un cinquième club au Canada et une formation à Denver.
Dans un communiqué de presse, les responsables de la LPHF ont indiqué que des détails concernant une éventuelle expansion supplémentaire, un futur processus de constitution des équipes d’expansion ainsi que l’intégration de Detroit au repêchage 2026 de la LPHF seront annoncés au cours des prochaines semaines.
Des escales réussies
La ville de Detroit n’est pas étrangère à la LPHF. Au fil de ses trois premières saisons d’existence, la ligue y a présenté quatre matchs en site neutre dans le cadre de ce qu’elle a surnommé « La Grande Tournée ».
Le tout premier, entre les formations d’Ottawa et de Boston le 16 mars 2024, avait été présenté devant une foule de 13 736 spectateurs.
Depuis cette première expérience, la Victoire de Montréal y a disputé un match, le 28 mars dernier face aux Sirens de New York devant une foule de 15 938 spectateurs, la meilleure des quatre rencontres présentées au Little Caesars Arena.
Selon les dirigeants du circuit, la décision d’accorder une équipe d’expansion à Detroit s’inscrit dans la vision à long terme de croissance stratégique de la ligue et représente une étape naturelle pour la LPHF.
« Detroit fait partie de l’histoire de la LPHF depuis le tout début », a affirmé Amy Scheer, vice-présidente directrice des opérations commerciales de la LPHF, dans le communiqué officiel de la ligue.
« Grâce à l’appui démontré lors de notre tout premier match sur site neutre au Little Caesars Arena, la ville ainsi que ses partisans et partisanes ont contribué à ouvrir la voie vers l’avenir du hockey professionnel féminin », a-t-elle ajouté.
Detroit se joint donc aux huit équipes existantes qui sont situées à Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver, au Canada, de même qu’à Boston, New York, St. Paul (Minnesota) et Seattle, aux États-Unis.
La présence de Detroit au sein de la LPHF permettra de créer un pont entre les clubs de Toronto et du Minnesota, vers le Midwest américain.
« D’un point de vue géographique, le fait d’avoir une autre ville du Midwest est un atout au moment où nous continuons à développer cette ligue », a souligné Jayna Hefford, vice-présidente exécutive des opérations hockey de la LPHF, en entrevue avec La Presse Canadienne.
Hefford a tenu à rendre hommage à la collaboration du Groupe Illitch dans cette aventure.
« Ils ont été incroyables dès le Jour 1, dès la première fois où nous avons joué ici », a déclaré Hefford.
« Peu importe où vous allez, vous voulez avoir de bons partenaires avec lesquels vous pouvez travailler. Le fait qu’ils contrôlent l’amphithéâtre est excellent, et ça aide encore plus, mais le fait d’avoir les bons partenaires est important. »
Pendant ses deux premières saisons d’existence, la LPHF a opéré avec six clubs, avant d’ajouter des concessions à Vancouver et à Seattle au printemps de 2025, à temps pour le début de la saison 2025-2026.
Les deux nouvelles formations ont connu d’intéressants succès aux guichets.
Les Goldeneyes de Vancouver, seule équipe dans la LPHF à être le locataire principal dans son amphithéâtre — le Pacific Coliseum — ont attiré, en moyenne, 11 235 spectateurs à leurs 13 matchs présentés dans leur domicile.
Les deux autres matchs locaux des Goldeneyes ont été joués au Rogers Place, à Edmonton, et ont attiré une moyenne de 10 529 spectateurs. Le nom de la capitale albertaine circule depuis longtemps parmi les villes candidates à une équipe de l’expansion au Canada, tout comme Québec.
Le Torrent de Seattle a fait encore mieux que les Goldeneyes avec une moyenne de 12 875 spectateurs lors de ses 13 parties au Climate Pledge Arena, le domicile du Kraken dans la LNH.
Le Torrent a aussi joué devant 11 612 spectateurs au Ball Arena, à Denver — le domicile de l’Avalanche dans la LNH — et devant 10 006 spectateurs au Allstate Arena, à Rosemont, en banlieue de Chicago.







