OTTAWA — Caroline Ouellette possède un palmarès riche en triomphes et honneurs de toutes sortes. Parmi les plus importants se trouve, désormais, la conquête de la coupe Walter, emblème de la Ligue professionnelle de hockey féminin, par la Victoire de Montréal, mercredi, contre la Charge d’Ottawa.
L’entraîneuse adjointe de la Victoire a pris quelques secondes avant de donner sa réponse lorsqu’elle s’est fait demander où elle classait ce triomphe.
« Ça va vraiment être haut parce que la coupe Walter c’est la coupe qui va rester pour notre sport. C’est finalement notre ligue professionnelle. Je pense que ça va juste continuer de grandir, de gagner en popularité. Ça, c’est une chose », a-t-elle d’abord mentionné alors qu’elle célébrait le triomphe avec les autres membres de l’équipe sur la glace.
« Mais c’est surtout avec qui j’ai eu la chance de gagner. Danièle Sauvageau, Kim Saint-Pierre, Noémie Marin, qui est ma meilleure amie, Kori Cheverie. On travaille ensemble avec l’équipe canadienne. On est très, très proches. C’était de voir Marie-Philip [Poulin], Erin [Ambrose], Laura [Stacey], Ann-Renée [Desbiens], gagner cette coupe. Je ne l’oublierai jamais », a-t-elle fini par avouer.
Le bonheur que ressentait Ouellette, une membre du Temple de la renommée du hockey et quadruple médaillée d’or aux Jeux olympiques, s’expliquait aussi par les embûches qui se sont présentées sur le parcours de la Victoire tout au long de la saison.
« Je suis tellement fière pour cette équipe-là qui a traversé tellement d’adversité cette année, tellement d’épreuves. On a des joueuses qui ont eu des blessures graves qui sont revenues avec effort, avec ténacité. Avec l’année olympique et les résultats qu’on a eus, ça n’a vraiment pas été facile physiquement, mentalement pour certaines de nos joueuses. Je vais toujours me rappeler de cette saison, de différentes joueuses qui ont élevé leur jeu quand il y en a d’autres qui sont tombées au combat », a-t-elle d’abord souligné.
« Finir premières dans cette ligue, c’est extrêmement difficile. Gagner la coupe quand tu finis premières, c’est encore plus difficile à mon avis. Puis on a réussi à faire ça. Je pense que c’est une preuve de l’unité de l’équipe. On avait un groupe tellement soudé qu’elles jouaient l’une pour l’autre. Il n’y avait pas de gros egos. Puis elles voulaient vraiment gagner par-dessus tout. On l’a vraiment senti », a ajouté Ouellette.
Si l’unité a été un point fort de la Victoire en 2025-2026, la profondeur de l’équipe a également été un élément clé. Selon Ouellette, cette profondeur a été particulièrement importante lors du quatrième match de la finale.
« [À 4-0], c’est sûr que tu es un peu moins stressée. On pouvait utiliser plus de monde parce qu’on avait un bon coussin. Ç’a été la différence pour nous aujourd’hui. Après des longues séries où on a joué à tous les deux jours, c’était d’utiliser tout notre banc. Et on a réussi à vraiment faire ça pendant la grande partie du match, à utiliser tous nos trios. Réduire les séquences sur la glace à moins de 40 secondes, ou autour de 40 secondes. Ça nous a gardé plus d’énergie pour 60 minutes et je trouve que ç’a vraiment été la différence pour nous. Notre profondeur nous a aidées toute la saison et notre profondeur a fait la différence aujourd’hui. »








