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Roque s’assure de garder les réflecteurs sur le 1er trio

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Sirens 0 - Victoire 4

Sirens 0 - Victoire 4

Roque fait tourner les têtes de ses nouveaux partisans

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Partisans, voici Abby Roque et tout son talent!

Partisans, voici Abby Roque et tout son talent!

Poulin se joint à la fête grâce à Stacey

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La Victoire a enfin son 1er but!

La Victoire a enfin son 1er but!

Poulin rate son 1er but de si peu

Poulin rate son 1er but de si peu

Desbiens ferme la porte à Fillier

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Le premier but de la saison de la Victoire est... REFUSÉ!

Le premier but de la saison de la Victoire est... REFUSÉ!

La Victoire lance sa saison en grand

La Victoire lance sa saison en grand

De nombreuses erreurs d’exécution, du jeu parfois excessivement mou et des difficultés à obtenir de véritables chances de marquer, les joueuses de la Victoire de Montréal ont peiné à trouver leur rythme à l’occasion de leur ouverture locale, mais à partir du moment où les meneuses de l’équipe ont pris les choses en main, plus rien ne semblait pouvoir les arrêter.

Portée par une Ann-Renée Desbiens intraitable qui a réussi quelques bijoux à des moments opportuns, une Abby Roque inspirée qui était absolument partout sur la patinoire et la complicité entre Marie-Philip Poulin et Laura Stacey, la Victoire a enregistré son premier triomphe de la saison en blanchissant les Sirens de New York 4-0, mardi soir à la Place Bell.

Battue 2-0 à sa première sortie de la campagne, dimanche à Boston, la Victoire paraissait encore rouillée dans les premiers instants de la rencontre contre les Sirens mardi. Maureen Murphy qui trébuche à la ligne bleue lors d’une descente à deux contre un, Shiann Darkangelo qui lance sans jamais prendre le temps de lever la tête alors qu’une coéquipière était seule devant le filet, les impairs ont été nombreux et auraient pu s’avérer très coûteux.

Mais heureusement pour la Victoire, la gardienne de but Ann-Renée Desbiens a pendant ce temps fermé la porte à chacune des adversaires qui la testaient. Paetyn Levis l’a d’ailleurs expérimenté en voyant la Québécoise réaliser un grand écart pour la priver d’un but certain à mi-chemin en première période. Un jeu qui a visiblement inspiré les joueuses devant elle, en particulier le premier trio composé de la nouvelle venue Roque, Poulin ainsi que Stacey.

Roque, obtenue des Sirens en retour de Kristin O’Neill et d’un choix au repêchage pendant la saison morte, a été la bougie d’allumage de l’attaque. Elle s’est d’abord faite complice du premier but en carrière de Natálie Mlýková – inscrit en supériorité numérique – ainsi que de celui de Poulin – son 50e point en carrière dans la Ligue professionnelle de hockey féminin – avant de marquer elle-même à la suite d’un brillant effort individuel et d’une superbe feinte.

Partisans, voici Abby Roque et tout son talent! Abby Roque a marqué un superbe but en passant la rondelle entre ses jambières.

« C’est le genre de jeu que je n’avais jamais essayé auparavant et je me demande toujours pourquoi je l’ai essayé. C’était vraiment stupide, a lancé Roque en riant après le match. J’ai vraiment été très chanceuse. Ç’a été une rencontre plaisante. Je suis vraiment contente. »

Joueuse énergique, l’Américaine n’a pas lésiné sur les efforts pour récupérer des rondelles libres et effectuer le dur boulot le long des rampes au profit de ses deux compagnes de trio.

« Tu ne peux jamais prévoir comment va tourner un échange. C’est difficile d’anticiper l’impact qu’une joueuse va avoir dans une nouvelle équipe. Ce soir, elle a eu un impact dans absolument toutes les phases du jeu. »

—  L'entraîneuse-chef Kori Cheverie

« En supériorité numérique, en infériorité numérique et à cinq contre cinq... elle a même pris des mises en jeu quand la situation le demandait. Elle a créé de l’espace pour ses coéquipiers. Elle a été très cérébrale. Elle a vraiment tiré notre équipe vers le haut ce soir. »

« Nous savions toutes qu’elle allait amener quelque chose de spécial et elle l’a montré ce soir, a ajouté Poulin. C’est une compétitrice qui joue physique et qui est extrêmement difficile à affronter. C’est le genre de joueuse que nous voulions voir arriver dans l’équipe. »

« Je ne pouvais que rêver de jouer avec des joueuses comme elles (Poulin et Stacey, NDLR). Tout est tellement plus facile avec elles, a répliqué Roque. Ç’avait été un peu plus difficile au premier match, mais ç’a vraiment bien été ce soir. La vitesse de Stacey est incroyable. »

Mlýková, autre nouvelle venue – elle a été choisie en deuxième ronde au dernier repêchage – a aussi réussi à se démarquer lorsqu’elle était utilisée sur la première vague en supériorité numérique. Elle a sans cesse cherché à alimenter ses partenaires près de la cage ennemie.

« Je l’ai beaucoup vue jouer à l’international et dans les rangs universitaires américains, donc je ne suis pas surprise de la voir avoir autant d’impact, a expliqué Cheverie. Elle est vraiment très mature dans son approche. C’est une personne qui étudie tous les détails. »

« Je lui ai dit pendant le match que j’avais remarqué à quel point elle avait adapté son jeu par rapport à notre premier match, a continué Poulin. C’est une fille qui travaille fort, qui veut apprendre et faire des sacrifices. Elle veut gagner, mais elle veut aussi s’améliorer. »

Cela dit, la Victoire devra trouver un moyen afin que l’attaque ne repose pas sur les épaules des mêmes quatre ou cinq joueuses si elle souhaite connaître du succès cette saison. Elle aura d’ailleurs le temps de retourner à la table à dessin, puisque l’équipe ne disputera son prochain match que le 7 décembre contre les Spectres de Toronto, encore à la Place Bell.

« Ç’aurait été plaisant de construire sur le “momentum” que nous avons obtenu ce soir, mais je sens que nous avons encore du travail à réaliser l’entraînement », a conclu Cheverie.