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Marie-Philip Poulin permet d’entretenir des espoirs à l’entraînement

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Vous pourrez suivre le match entre le Frost et la Victoire dimanche dès 13 h avec RDS et le RDS.ca.

Lors d’une séance d’entraînement de la Victoire de Montréal, un chandail rouge écarlate laisse habituellement présager une absence lors du match à venir pour l’athlète qui le porte. Mais quand l’athlète en question se nomme Marie-Philip Poulin, tout devient possible.

Poulin, qui s’était blessée à la jambe droite lors du tournoi olympique, s’est entraînée avec ses coéquipières tôt samedi matin au Complexe sportif CN à Brossard.

Parce qu’elle arborait ledit chandail rouge, réservé aux joueuses qui doivent éviter les contacts, Poulin représente encore un cas incertain en vue du match de dimanche contre le Frost du Minnesota, à la Place Bell.

Toutefois, à voir l’aisance et la vigueur avec lesquelles Poulin se déplaçait sur la patinoire samedi matin, un retour au jeu semble imminent. Après le Frost, la Victoire rendra visite aux Sceptres de Toronto mardi soir.

Mais pour l’instant, comme l’a mentionné l’entraîneuse-cheffe Kori Cheverie après la séance d’entraînement, on en est encore à une réévaluation quotidienne.

« J’ai trouvé qu’elle bougeait bien, ses touchers de rondelle étaient bons. Elle a décoché de bons tirs. Elle avait du plaisir. Je pense qu’elle aime être de retour dans l’équipe », a mentionné Cheverie, en souriant, lorsqu’elle a été invitée à décrire la séance d’entraînement que venait de connaître sa chef de file.

« On verra bien. Je ne peux pas vous donner de pronostic, c’est encore au jour le jour », a ajouté Cheverie.

Lorsqu’un journaliste s’est aventuré à lui demander s’il y avait une chance que Poulin soit du match de dimanche, Cheverie a répondu que c’était possible.

« Et il est possible qu’elle ne soit pas de retour. Donc, c’est l’un ou l’autre, et il n’y a pas de pourcentage! », a-t-elle ensuite lancé en riant.

Blessée au bas du corps, Poulin n’a pas participé au match de jeudi que la formation montréalaise a gagné 4-1 face aux Sirens de New York au Prudential Center, au New Jersey.

La Victoire était aussi privée de l’expérimentée défenseuse Erin Ambrose, elle aussi blessée au bas du corps, et dont l’absence sera plus longue puisque son nom a été placé sur la liste des blessées à long terme jeudi.

« C’est sûr que perdre Marie-Philip, c’est une grosse perte. On était tristes pour elle. Mais je pense que le message et l’intention du groupe sont toujours pareils, soit de gagner des matchs de hockey et de performer du mieux qu’on peut », a mentionné l’attaquante Jade Downie-Landry, auteure de son premier but de la saison, et de l’éventuel filet victorieux, jeudi.

Selon Cheverie, il était important d’aborder le match de jeudi en respectant le processus habituel.

« Nous sommes un groupe qui veut gagner chaque match en équipe, peu importe qui est dans l’alignement, et nous voulons que tout le monde contribue. Donc, je pensais que c’était important pour nous de continuer comme d’habitude, de nous concentrer sur le plan de match, de nous concentrer sur nous-mêmes et de faire tout ce que nous pouvions pour récolter les trois points », a expliqué Cheverie.

Le filet de Downie-Landry contre son ancienne équipe a contribué à une explosion de trois buts en un peu plus de cinq minutes qui a permis à la Victoire de se bâtir une avance de 3-0 après 20 minutes. Ce qui ne veut pas dire que la formation montréalaise a joué une première période parfaite.

« Nous avons eu des occasions de très bonne qualité et nos joueuses les ont concrétisées », a analysé Cheverie, avant d’ajouter que la structure défensive de son club n’avait pas été à point en première période.

« Je suis convaincue que l’attaque découle de la défense. Nous savons que New York est une équipe jeune et rapide, et je ne pense pas que nous ayons réussi à les ralentir comme nous l’aurions souhaité. Quand on n’y arrive pas, on se fait souvent dépasser au niveau des tirs. »

Éloges envers Ryan

Moins de deux semaines après la finale du tournoi olympique de hockey féminin, Équipe Canada continue d’attirer l’attention. Au cours des derniers jours, Troy Ryan, l’entraîneur-chef de la formation féminine canadienne, a dit croire qu’il est temps pour lui de laisser sa place à quelqu’un d’autre.

Dans une entrevue avec l’Associated Press vendredi, Ryan n’a pas entièrement fermé la porte à un retour, mais il a aussi indiqué qu’il était très « improbable » qu’il soit l’entraîneur-chef d’Équipe Canada lors du Championnat du monde en novembre.

Ryan a été nommé à ce poste en 2021 et toutes ces années, il a pu compter sur la contribution de Cheverie dans le rôle d’adjointe. D’ailleurs, dans l’article de l’Associated Press, le nom de Cheverie a été mentionné comme remplaçante possible, tout comme celui de Caroline Ouellette.

Samedi matin après la séance d’entraînement de la Victoire, Cheverie s’est montrée élogieuse et reconnaissante envers Ryan.

« J’ai beaucoup appris de Troy. Il m’a donné des opportunités alors qu’il n’y en aurait peut-être pas eu autrement. Son style, c’est que dès que j’ai rejoint l’équipe nationale, j’ai eu des responsabilités. Il ne m’a pas ménagée. Je pense que j’ai été plongée directement dans le grand bain. Et je pense que cela m’a aidée tout au long de mon parcours. Troy a été un excellent mentor pour moi », a affirmé Cheverie.

«Il a pris ce programme en main et l’a vraiment transformé, a ajouté Cheverie. Alors que nous n’avions pas remporté de championnat du monde depuis 2012, nous en avons gagné un à Calgary (août 2021), puis d’autres après cela. Je n’ai donc que des choses positives à dire sur ce que Troy a fait pour le programme et pour moi-même. Je pense qu’il est aussi un homme de hockey très intelligent qui souhaite se lancer dans différents projets. Il ne m’a rien dit, personnellement, mais c’est peut-être le moment pour lui de se diversifier et de se lancer dans une nouvelle aventure. »