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Dubois héroïne de Montréal et du plus long match de l'histoire

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Charge 2 - Victoire 3 (4e prolongation) Faits saillants du deuxième match de la série entre la Charge d'Ottawa et la Victoire de Montréal.

SOMMAIRE

LAVAL – La Victoire de Montréal a exorcisé ses démons.

Un but de Catherine Dubois à la fin de la quatrième période de prolongation lui a permis de créer l'égalité dans sa série contre la Charge d'Ottawa grâce à une victoire de 3-2, dimanche.

Cette victoire, la première de la formation montréalaise en séries, survient un an jour pour jour après sa défaite contre Boston dans ce qui était encore ce matin le plus long match de l'histoire de la LPHF. Ce record est maintenant chose du passé, tout comme la guigne qui semblait s'acharner sur l'équipe de Kori Cheverie.

« J'ai seulement été mise au courant de cette information en marchant jusqu'ici! », a affirmé en souriant Cheverie, qui a maintes fois répété au cours de la dernière semaine à quel point les malheurs passés de son équipe étaient impertinents à ses yeux.

À pareille date l'an dernier, Montréal s'était retrouvée du mauvais côté de l'histoire après 51 minutes 44 secondes de temps supplémentaire. Cette année, la Victoire a triomphé après plus de 75 minutes d'angoisse et d'agonie.

« On a fait de notre mieux pour se concentrer sur ce qu'on avait à faire, a poursuivi l'entraîneuse. On savait qu'on pouvait utiliser autant de joueuses qu'on le souhaitait, qu'on pouvait trouver une manière d'aller chercher ce match au pic et à la pelle. On a tenté de limiter la quantité d'information qu'on donnait aux joueuses entre les périodes et de se concentrer sur les choses qu'on faisait très bien. Heureusement pour nous, ça s'est conclu en notre faveur. »

Dubois, qui avait marqué dans chacun des trois derniers matchs de la saison régulière, a profité d'un revirement provoqué par sa partenaire de jeu Kristin O'Neill à la ligne bleue adverse. Son tir, le 56e de son équipe, a sifflé près de la tête de la gardienne sans lui laisser le temps de réagir.

« C'est sûr que c'est un but très important, a commenté Dubois. Pour être très honnête, je pense que j'ai black out. Je ne me souviens pas vraiment de ce qui est arrivé. J'ai juste vu les filles s'en venir. J'étais vraiment contente qu'on remporte ce match-là. On avait vécu l'opposé l'année passée et je suis contente qu'on soit sorties avec la victoire. »

Le soulagement sera énorme pour les Montréalaises, qui avaient bousillé une avance de 2-0 en pliant deux fois dans les cinq dernières minutes de la troisième période.

Kristin O'Neill et Laura Stacey ont marqué les autres buts de la Victoire. Ann-Renée Desbiens a tenu l'équipe à bout de bras avec une performance de 63 arrêts.

« C'est vraiment juste d'arrêter le prochain lancer, a dit Desbien, qui en a reçu 34 après le temps réglementaire. En prolongation, chaque jeu compte encore plus et tu veux vraiment donner une chance à ton équipe d'avoir un bond spécial. »

La série 3-de-5 se transporte maintenant à Ottawa pour les deux prochains matchs qui auront lieu mardi et vendredi.

 

 

 

 

 

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Après l'écroulement, la reconstruction

Avec le poids du monde sur ses épaules, la Victoire a connu le début de match idéal pour chasser les papillons et gagner en confiance. Il n'y avait pas trois minutes d'écoulées quand O'Neill a fait baisser la pression ambiante au terme d'une course folle vers le filet adverse.

Ciblée par une tentative de sortie de zone de Kaitlin Willoughby, O'Neill est passée en deuxième vitesse pendant que la passe qui lui avait échappé prenait un bond parfait sur la rampe pour revenir dans l'axe. La petite grenade montréalaise a dépassé les défenseuses Jocelyne Larocque et Ashton Bell et a poussé en premier contrôle la rondelle retrouvée entre les jambières de Philips.

Il s'agissait d'un premier but depuis le 30 décembre pour « KO », qui n'a fait mouche qu'une fois en saison régulière.

Inconsolable après le premier match de la série, Stacey a répondu comme le font les grands leaders. En début de deuxième, la numéro 7 a frappé le dernier clou d'une superbe construction offensive collective, déjouant Philips d'un tir vif sous la mitaine.

La Charge croyait avoir offert une riposte instantanée dès la reprise du jeu. Pendant une mêlée dans le demi-cercle d'Ann-Renée Desbiens, la rondelle a glissé derrière la ligne rouge. Les officiels ont toutefois refusé le but, prétextant que les visiteuses avaient gêné le travail de la gardienne.

Ottawa a toutefois continué de travailler en vue d'une remontée. Kateřina Mrázová a frappé le poteau, puis Emily Clark a menacé. L'assaut s'est poursuivi en troisième période, alors que Desbiens a fait face à une succession de 14 lancers.

Le barrage tenait jusqu'à ce qu'un tir anodin d'Aneta Tejralová en provenance de la ligne bleue glisse entre ses jambières. Il restait alors 4 :34 à écouler au cadran.

L'entraîneuse Carla MacLeod a ramené sa gardienne au banc avec un peu moins de deux minutes à faire. Exactement une minute plus tard, Brianne Jenner ravivait le choc post-traumatique des Montréalaises en enfonçant son deuxième de la série.

« Je n'aime pas le fait qu'on ait accordé ces deux buts, mais j'aime comment nos joueuses ont continué d'y croire tout au long de la prolongation, soulignait Cheverie. D'habitude, ce genre de scenario finit toujours par favoriser l'équipe qui a remonté la pente. Ce que j'ai particulièrement adoré de mon équipe ce soir, c'est sa résilience dans ces circonstances. »

Les deux équipes ont eu une chance inespérée de fermes les livres dans la quatrième période. La Victoire a été punie deux fois dans un intervalle de 1:36 dans la première moitié de l'engagement, mais son unité de désavantage numérique a tenu le coup. Elle a ensuite joué à 5 contre 3 pendant 1:34 sans pouvoir se soulager.

La Victoire semblait déterminée à franchir le fil d'arrivée du marathon à la sixième période. Le diable au corps, Stacey a obtenu de multiples chances de faire pleuvoir les confettis, mais chaque fois Philips l'a frustrée avec flegme.

Alexandra Labelle a frappé le poteau au début de la quatrième période de prolongation. Une malédiction semblait vraiment s'acharner sur la Victoire, jusqu'à ce que Dubois vienne la délivrer quelques minutes plus tard.

 

 

 

 

 

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