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La Victoire à la porte de la finale de la LPHF

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Victoire 2 - Frost 1

Victoire 2 - Frost 1

Scamurra et la Victoire en ajoutent 24 secondes plus tard

Scamurra et la Victoire en ajoutent 24 secondes plus tard

Effort en solo de Flaherty qui crée l'égalité

Effort en solo de Flaherty qui crée l'égalité

Le Frost prend rapidement les commandes

Le Frost prend rapidement les commandes

La Victoire à la recherche de solutions en attaque

La Victoire à la recherche de solutions en attaque

Plusieurs observateurs de la Ligue professionnelle de hockey féminin étaient d’avis que la Victoire de Montréal risquait gros en choisissant le Frost du Minnesota comme adversaire en demi-finale. Peut-être, après tout, que Danièle Sauvageau, Kori Cheverie et leurs collègues savaient ce qu’ils faisaient.

Dans le château-fort des doubles championnes en titre de la Coupe Walter, la formation montréalaise s’est approchée à une victoire d’une première qualification à la finale de la LPHF après un gain de 2-1 jeudi soir.

Maggie Flaherty (1er) et Hayley Scamurra (1er) ont trompé la vigilance de Maddie Rooney dans un intervalle de 24 secondes au début de la deuxième période. Scamurra a aussi obtenu une aide sur le but de Flaherty.

Les filets de Flaherty et de Scamurra représentent un record des séries éliminatoires de la LPHF pour les deux buts les plus rapides par une même équipe.

La défenseuse Sidney Morin (2e) a déjoué Ann-Renée Desbiens tôt au premier vingt.

La Victoire mène la série au meilleur de cinq matchs avec deux victoires contre une. Elle pourra éliminer le Frost dès vendredi soir, à St. Paul.

Pour la Victoire, il s’agit du premier gain de son histoire en temps réglementaire ainsi qu’à l’étranger en matchs éliminatoires. Et surtout, c’est la première fois que la Victoire prend l’avance dans une série.

La Victoire a réalisé ces tours de force malgré sept désavantages numériques, face à la meilleure attaque de la ligue, avec sa moyenne supérieure à trois buts par partie, et qui a dominé en saison en avantage numérique avec un taux de réussite de 23 %.

Il faut dire, cependant, que la Victoire a mené la LPHF avec un taux d’efficacité de 91,8 % en infériorité numérique et a affiché le meilleur rendement défensif du circuit, avec 41 buts alloués en 30 parties,

« Je pense qu’on peut être vraiment fières de ce qu’on a accompli cette année et de ce qu’on a développé pour empêcher la rondelle d’entrer dans notre filet », a déclaré Cheverie, au sujet du jeu défensif de son équipe.

« Ce soir, on a certainement dû jouer avec un sentiment d’urgence. On sait que le Minnesota est une équipe très offensive, et pour la neutraliser, tout le monde doit être sur la même longueur d’onde. Et évidemment, ça implique aussi quelques blocs de tirs désespérés », a ajouté Cheverie. 

Le dernier désavantage numérique du match est survenu avec 18,2 secondes au cadran quand Flaherty a été punie pour avoir retardé le match. Le Frost bourdonnait en territoire montréalais et avait déjà retiré Rooney au profit d’une sixième patineuse avec deux minutes à écouler au temps réglementaire.

« Tu ne veux jamais envoyer la rondelle hors de la patinoire ni écoper une punition qui place ton équipe à six contre quatre, mais notre défensive a été très solide dans cette série et toute la saison », a déclaré Flaherty.

« J’avais confiance en mes coéquipières pour tenir le coup pendant les 18 ou 19 dernières secondes. Et elles l’ont fait. C’était un peu stressant, mais j’avais pleinement confiance en mes coéquipières. »

Ce tour de force, la Victoire l’a aussi réussi malgré une récolte de seulement 19 tirs et une contribution limitée de Marie-Philip Poulin, qui ne joue visiblement pas à 100 % de ses capacités.

Avec un temps de glace total de 13 minutes 12 secondes, la capitaine de la Victoire a été la sixième attaquante la moins utilisée de son club. En guise de comparaison, Laura Stacey et Abby Roque, ses deux coéquipières de trio, ont joué, respectivement, pendant 16 minutes 28 secondes et 19 minutes.

Par ailleurs, la Victoire semble avoir retrouvé la Ann-Renée Desbiens que rien ne perturbe.

Desbiens, qui a reçu 28 tirs, dont 11 en troisième période, semble avoir complètement chassé de son esprit le premier match de la série, lors duquel elle a concédé cinq buts pour la première fois de sa carrière dans la LPHF dans un revers de 5-4 en prolongation.

Depuis ce match, Desbiens affiche une moyenne de buts alloués de 0,37 et un taux d’efficacité de ,985.

Si un cinquième match est nécessaire, il aura lieu lundi soir à la Place Bell.

Le Frost frappe rapidement

Les joueuses du Frost ont été blanchies pendant plus de 104 minutes mardi soir à la Place Bell. Jeudi, il leur a fallu moins de quatre minutes pour trouver une brèche dans la muraille de Desbiens.

Morin a marqué à 3:22 du premier vingt à l’aide d’un tir des poignets d’une trentaine de pieds, qui est resté à ras la glace et qui est passé entre les jambières de la gardienne de la Victoire.

Après une fin de première période encourageante, la Victoire a amorcé le deuxième vingt avec assurance et le temps de le dire, elle a transformé un déficit d’un but en une avance d’un but.

Contre son ancienne équipe, Flaherty a créé l’égalité à 4:36 grâce à un but tourniquet, après que Rooney eut bloqué son premier tir, venu du cercle gauche de mise en jeu.

Puis, Scamurra a brisé cette égalité à l’aide d’un vif tir des poignets du cercle droit de mise en jeu qui a passé par-dessus l’épaule gauche de Rooney.

La formation montréalaise allait réussir à protéger cette avance malgré cinq punitions mineures à compter du milieu de la deuxième période, et même si elle a été limitée à un seul tir en troisième période.

« J’ai adoré notre résilience. J’ai aimé à quel point nous avons travaillé fort. Évidemment, notre avantage numérique a de grandes attentes envers lui-même, et je sais que les joueuses étaient déçues et un peu frustrées de ne pas avoir pu capitaliser, mais on sait que ce sera une série serrée », a mentionné l’entraîneur-chef du Frost, Ken Klee.