Mondial Junior

Desnoyers est plus motivé que jamais pour l’édition 2027

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Caleb Desnoyers (Getty)

ST. PAUL – Dès que la défaite d’Équipe Canada junior a été confirmée en demi-finale, Caleb Desnoyers pensait déjà à la prochaine édition du Championnat mondial junior.

Pour le seul Québécois sélectionné par Hockey Canada, la médaille de bronze obtenue, lundi, contre la Finlande n’était pas très significative outre de sauver l’honneur du Canada.

« On voulait protéger le fait que ce n’était jamais arrivé pour le Canada de ne pas avoir une médaille pendant trois ans de suite », a admis Desnoyers.

Auparavant, l’attaquant de 18 ans détenait un palmarès impeccable sur la scène internationale. Il avait remporté l’or au Défi mondial M17, au Championnat mondial M18 et à la coupe Hlinka-Gretzky.

Il n’a pas caché que ce fut exigeant de retrouver le bon état d’esprit pour disputer le match de la médaille de bronze.

« Je m’étais préparé mentalement, mais c’était encore plus difficile. La défaite avait été émotive. On avait tellement de grandes attentes avec notre groupe, notre standard était de mériter l’or », a admis Desnoyers.

« C’était une claque dans la face de perdre », a-t-il décrit.

Au niveau personnel, Desnoyers était parmi les plus jeunes du groupe, employé comme 13e attaquant au début du tournoi. Mais, durant le premier match, le capitaine des Wildcats de Moncton a plutôt convaincu les entraîneurs de lui confier un rôle sur le troisième trio.

Il a reconnu que cette expérience sera très formatrice.

« À 100%. J’en tire du positif dans le sens que c’était un rôle qu’on me confiait pour la première fois. Je n’étais utilisé sur les unités spéciales et j’obtenais des minutes limitées. Mais j’ai quand même tiré mon épingle du jeu avec quelques points (6 pts) et en procurant de l’énergie. Je n’ai pas joué à la hauteur de ce que je voulais faire, mais j’ai bien fait dans les circonstances », a analysé le sympathique Québécois.

« Je vais mieux comprendre mes coéquipiers à Moncton qui obtiennent moins de glace », a-t-il ajouté au passage.

Des commentaires parfois « intenses »

À travers tous les bons coups effectués, Desnoyers s’est fait piéger sur le but qui a procuré une avance de 4-3 à la Tchéquie. Le talentueux Vojtech Cihar est parvenu à le contourner pour enfiler l’aiguille.

« Les gens se mettent à réagir avec leur téléphone. Mais ça ne démontre pas que j’étais le premier en échec-avant et le premier à revenir. J’ai mal paru et j’assume le blâme à 100 %. Je me suis tellement excusé aux gars, ce jeu va me hanter un peu. C’était un beau jeu de sa part et je vais juste devenir meilleur », a témoigné Desnoyers.

Le côté, toujours regrettable, de l’histoire demeure les messages reçus.

« C’était intense ce que j’ai reçu. Tu réalises que tu as atteint un haut niveau », a-t-il dit.

« La triste réalité, c’est que ça impose plus de pression sur les joueurs. J’ai un bon entourage, mais pour ceux que ce n’est pas le cas, ça peut devenir difficile », a admis Desnoyers.

Malgré ce moment, Desnoyers a « adoré l’expérience ». Sa nature compétitive lui permet d’être convaincu que le résultat de 2027 sera la médaille d’or.

« Au dernier sifflet, j’étais déjà là dans ma tête. Je voulais donner le ton pour la prochaine année. Je vais vouloir revenir pour gagner mon quatrième tournoi international (ce qui serait une première). Mais surtout pour gagner l’or avec le groupe, je ne veux plus revivre ça », a conclu Desnoyers qui devrait jouer un rôle nettement plus important à moins de convaincre le Mammoth de l’Utah de le garder dans la LNH.