Mondial Junior

« On met aussi notre ego de côté pour le bien de l’équipe » - Caleb Desnoyers

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Caleb Desnoyers

Le match entre le ÉCJ et la Finlande sera présenté mercredi sur RDS et le RDS.ca à compter de 20 h 30.

MINNEAPOLIS – « On continue d’apprendre et on met aussi notre ego de côté pour le bien de l’équipe. On a eu de bonnes réunions et la mentalité du groupe a changé, on joue encore plus pour le logo sur notre chandail. »

Cette citation très mature, elle provient de Caleb Desnoyers à la sortie d’un entraînement facultatif au lendemain du gain sans équivoque de 9-1 contre le Danemark.

« On s’en va dans la bonne direction », a ajouté Desnoyers qui, à 18 ans, est déjà un habitué des compétitions internationales avec le Canada.

Dans le cas de Michael Hage, c’est la première fois qu’il représente son pays dans un tournoi d’envergure, mais il n’a pas tardé à donner le ton. Son jeu inspiré a été essentiel dans les trois victoires du Canada en autant de sorties.

Hage a également constaté du progrès.

« Ça va mieux à chaque partie, on essaie tous de contribuer pour aider l’équipe à gagner. On forme un bon groupe », a répondu Hage.

« On doit encore améliorer certains aspects, mais ce sera bien de croiser le fer avec une bonne équipe comme la Finlande », a-t-il ajouté.

Justement, on y arrivait. Pour son rendez-vous annuel du 31 décembre, Équipe Canada junior sera opposé à la Finlande qui constitue son rival le plus imposant de son groupe.

« C’est une équipe très organisée avec beaucoup d’habiletés. La Finlande joue avec du rythme, elle a une défense très mobile et elle défend bien. On aura beaucoup de pain sur la planche », a cerné l’entraîneur adjoint Misha Donskov.

« J’ai grandi en regardant ces matchs le 31 décembre. On jouera pour le premier rang de notre groupe. La Finlande est une équipe très structurée et talentueuse, il faudra bien accomplir les détails sur la patinoire », a ciblé Gavin McKenna qui domine la compétition au chapitre des points avec sept.

Aux yeux de McKenna, qui a vécu la décevante cinquième place l’an dernier, la confiance du club sera déterminante.

« On aime jouer avec une attitude confiante, on sait que c’est difficile de nous battre quand on joue de la bonne manière », a-t-il évoqué.

Dans un monde idéal, le Canada aurait affronté un adversaire plus coriace à son match précédent afin de mieux évaluer sa progression.

Tout de même, Donskov est convaincu que la troupe canadienne a utilisé ce match à bon escient.

« Le plus important, pour nous, était de continuer à bâtir notre jeu et on a vu plusieurs choses positives surtout dans la structure. On sent qu’on progresse, on savait que ça prendrait une période d’adaptation avec les joueurs qui arrivent de différentes équipes », a-t-il mentionné. ¸

On aura une meilleure idée quand le contexte se corsera pour le Canada. De notre œil extérieur, on semble constater qu’ÉCJ est moins crispée que lors des deux dernières éditions.

À titre d’exemple, Desnoyers a ressenti peu de nervosité dans le premier match qui a été chaudement disputé contre la Tchéquie.

« L’expérience reste la seule chose que tu ne peux pas acheter dans le sport. Malgré mon jeune âge, j’ai la chance d’en avoir beaucoup. Bien sûr, quand tu arrives en demi-finale ou en finale, c’est la nature humaine d’être un peu nerveux ou plus excité, mais je me sens très bien », a expliqué Desnoyers.