LAVAL — Le Rocket de Laval a terminé le dernier week-end avec le moral dans les talons, mais les nuits semblent avoir porté conseil.
Le club-école du Canadien de Montréal a plané sur un nuage lorsqu’il a conclu l’année 2025 avec trois victoires de suite pour retrouver le sommet de la section Nord. Le passage des Comets d’Utica, la pire formation de la Ligue américaine, l’a toutefois fait revenir sur terre en 2026.
Les hommes de Pascal Vincent ont obtenu deux points sur quatre, ce qu’on ne pourrait pas tout à fait qualifier de déception, mais après la défaite de 4-3, samedi, les mines étaient plutôt basses. Les défenseurs Tobie Bisson et Marc Del Gaizo ont même sous-entendu que l’équipe n’avait pas connu un bon week-end.
Malgré tout, le soleil s’est levé et la terre a continué à tourner. Et après une analyse à tête reposée des deux performances contre les Comets, les choses n’étaient finalement pas aussi sombres.
« Je pense que tu n’es jamais aussi mauvais que tu le crois, a expliqué Vincent, mercredi, après un entraînement à la Place Bell. Nous nous sommes mis dans une position pour gagner, mais nous ne l’avons pas fait. Les statistiques avancées nous disent que nous avons dominé le deuxième match dans plusieurs facettes et habituellement, quand c’est le cas, tu gagnes. Nous étions déçus, mais nous avons eu des chances de revenir. Ça fait partie d’une saison. »
Ce qui a fait mal au Rocket lors du deuxième affrontement – et qui aurait pu également le couler lors du premier – est sa défensive contre les transitions rapides des Comets ainsi qu’un lent départ.
La troupe d’Utica a dominé ses adversaires 19-12 et 13-4 au chapitre des tirs lors du premier engagement des deux matchs ce week-end. Et samedi, elle a profité de deux contre-attaques immédiates pour inscrire deux buts en 56 secondes en troisième période et se sauver avec la victoire.
« Je pense qu’il faut faire attention à ce que nous faisons avec la rondelle en zone neutre pour ne pas laisser du temps pour effectuer une transition rapide. De notre côté, nous avons peut-être été un peu trop lents sur nos transitions, a analysé le défenseur William Trudeau. Aussi, nous ne sous-estimons pas les équipes, mais c’est vrai que notre première période est un peu plus difficile quand nous jouons contre des clubs comme les Comets. Ça ne devrait pas arriver. »
Même s’il n’était pas satisfait du résultat, Vincent n’en a pas fait un énorme cas. Ses joueurs disputaient un troisième match en quatre jours et il est conscient qu’une saison de hockey n’est jamais synonyme de long fleuve tranquille.
« Il y a différentes phases dans une saison. Il y a le camp d’entraînement et ça c’est excitant. Ensuite, tu as le début de saison et tu regardes où tu te situes par rapport aux autres. Après, il y a le mois de décembre et la pause de Noël qui s’en vient. Là, nous entrons dans la deuxième phase. Il fait plus noir dehors, il fait froid, il neige. C’est difficile de trouver de la motivation. Ce n’est pas seulement notre cas. C’est simplement le fait de comprendre ces phases-là. Après la pause du match des étoiles, ça devient un sprint jusqu’aux séries. Il faut trouver des façons de continuer à progresser et d’amener du plaisir dans nos entraînements », a-t-il soutenu.
Roy sur la touche
La formation lavalloise s’est stabilisée récemment, avec le retour de certains blessés, dont Josh Jacobs et Vincent Arseneau, ainsi que celui de Jared Davidson, qui a été cédé dans la Ligue américaine par le Tricolore. Elle devra toutefois se passer de l’attaquant Joshua Roy pour les prochaines semaines.
Roy s’est blessé à la main gauche en bloquant un tir d’Ethan Edwards tôt en première période, vendredi. Il est resté dans le match et il a même joué plus de 20 minutes lors de la partie de samedi, mais la douleur l’a visiblement rattrapé.
Le Rocket a officiellement indiqué qu’il allait rater quatre à six semaines de jeu.
« Je lui lève mon chapeau d’avoir disputé le deuxième match, a mentionné Vincent. Mais quand nous avons vu les résultats avec les docteurs, c’était mieux qu’il ne revienne pas. »
Roy a récolté huit buts et 18 points en 22 matchs cette saison dans la Ligue américaine. Il a aussi joué trois parties avec le Canadien.
Il y a quelques semaines, avant la pause de Noël, le Rocket avait dû composer avec plusieurs absences, dont celle de Roy, qui avait été suspendu pour trois matchs, et les résultats n’avaient pas été positifs. Vincent avait même affirmé que des joueurs avaient raté leur audition.
L’un d’entre eux pourrait donc obtenir une deuxième chance d’avoir un rôle de premier plan sur un trio offensif, en compagnie de Florian Xhekaj et Jared Davidson – en considérant que l’entraîneur-chef ne modifie pas ses trios.
« Ce sera à un joueur placé plus bas dans la formation de prendre son rôle et de tenter d’élever son jeu d’un cran, a exprimé Laurent Dauphin. Les autres trios devront en donner un peu plus aussi parce que c’est difficile de le remplacer (Roy). C’est une belle occasion pour quelqu’un. »
Les Lavallois tenteront l’expérience ce week-end, alors qu’ils seront à l’étranger pour disputer deux matchs contre des rivaux de section. Ils croiseront d’abord le fer avec les Americans de Rochester, vendredi soir, avant de se mesurer au Crunch de Syracuse, le lendemain.





