Le Rocket de Laval profitera d’un peu de renfort dans sa série face aux Marlies de Toronto, alors que les Canadiens ont cédé Adam Engström au club-école lundi matin.
Le défenseur sera accueilli à bras ouverts, alors que le Rocket tire de l’arrière 2-1 dans cette série 3-de-5 et qu’il tentera d’échapper à élimination hâtive mardi soir à Toronto. Ce match vous sera présenté dès 19 h à RDS et sur le RDS.ca.
« C’est sûr que d’avoir Adam de retour, ça va nous aider, notait l’entraîneur-chef Pascakl Vincent, lundi. Sa mobilité, ce qu’il a fait l’an passé en séries, son expérience en ce moment avec le Canadien. Il va amener de l’énergie, c’est un gros morceau pour nous. »
Les derniers matchs d’Engström remontent au 14 avril avec le Tricolore et au 28 mars avec le Rocket. Malgré tout, son retour à la ligne bleue de Laval représente tout un cadeau alors que l’équipe jouera pour sa survie.
« Il va falloir qu’il montre de la maturité, dans le sens où il ne pourra pas jouer de la même façon que s’il avait joué 30 minutes lors du dernier match. Il va falloir que, graduellement, il retrouve ses repères. Il faut qu’il garde ça simple au début pour continuer à établir cette confiance-là », observait Vincent au lendemain du revers de 6-2 qui place son club dans les câbles.
Beck réaliste, mais efficace
Depuis le début de la série, le trio piloté par Owen Beck offre de belles performances au Rocket. L’attaquant a marqué dans le troisième match, mais il poursuit surtout sa progression comme un joueur complet sur les plans physique et défensif. Ses 15 matchs disputés avec le grand club cette saison l’ont aidé à comprendre sur quoi il doit miser pour faire sa place dans l’organisation.
« Je ne suis pas le gars sur qui on compte à Montréal pour produire offensivement. C’est ce que je dois apprendre; être efficace chaque soir et contribuer au succès de l’équipe peu importe la façon. C’est ce que je veux ramener ici tout en poursuivant mon apprentissage. »
« Une des choses les plus difficiles à accomplir, c’est de s’autoévaluer de la bonne façon », signale Vincent au sujet de son jeune attaquant, qui maîtrise de mieux en mieux cette facette de son développement.
« Il s’autoévalue pour les bonnes raisons. Dans le passé, c’était un jeune joueur très offensif. Il s’autoévaluait sur ces points-là et ça lui disait s’il avait joué ou non un bon match. Là, il a la maturité de s’évaluer sur plus que ça; son jeu défensif, la façon dont il bouge ses pieds, son échec-avant, comment il attaque la défensive… Dans sa progression, on a finalement mis le doigt sur “Voici qui tu dois être”. Ça, il l’a acheté, il l’exécute et on le voit par ses performances. »
L’adversité que vit présentement le Rocket sera bénéfique au parcours de Beck et de ses coéquipiers. Ils auront besoin de toutes leurs ressources, et d’une discipline exemplaire, pour créer l’égalité dans la série.





