Rocket
Rocket de LavalOpens in new window
Jacob FowlerOpens in new window
Canadiens de MontréalOpens in new window
nhlOpens in new window
ahlOpens in new window
hockeyOpens in new window

No 1 ou pas à Laval, Jacob Fowler est prêt

Publié le 

LAVAL – La carrière professionnelle de Jacob Fowler ne fait peut-être que commencer, mais il ne tombera pas dans le piège.

Interrogé par le collège Stéphane Leroux à savoir s’il était prêt à être le gardien no 1 du Rocket de Laval cette saison, l’Américain a détourné la question avec l’aisance et la diplomatie d’un vétéran.

« Ce n’est que le Jour 1 du camp d’entraînement, rappelait-il mardi. Tout ce que je veux, c’est continuer là où j’ai laissé l’an dernier avec le même engagement à m’améliorer. »

Bien essayé, Steph…

S’il ne va donc pas jusqu’à affirmer que le filet de la Place Bell lui appartient, Fowler peut-être assuré d’une chose. De la rondelle, il risque d’en voir cette année, peu importe qui se pointera à Laval pour compléter le duo de portiers du club-école des Canadiens.

Qu’il s’agisse de Kaapo Kähkönen ou de Jakub Dobes, la charge de travail exacte qui attend Fowler à sa première saison complète chez les pros n’a toutefois pas encore été déterminée, laisse entendre l’entraîneur-chef Pascal Vincent.

« Ce n’est pas décidé encore. Tout dépendra des décisions qu’ils vont prendre en haut, j’imagine. C’est sûr que je vais m’asseoir avec la direction du Canadien pour passer à travers la liste des joueurs et voir c’est quoi le plan. On va en venir à des décisions sur les rôles, le temps de glace et le nombre de matchs. »

En 2023-2024, le Rocket n’avait pas hésité à faire de Dobes, une recrue, son homme de confiance. Sans vétéran d’expérience pour l’épauler, il avait ainsi été utilisé dans 51 rencontres, un sommet dans la Ligue américaine.

« Je n’ai pas vraiment pensé au nombre matchs ou de départs que je pourrais obtenir, a répété Fowler. Il faut mériter chaque départ et ça commence par connaître un bon camp d’entraînement. »

S’il poursuit sur sa lancée du camp d’entraînement du Tricolore, Fowler n’aura pas à s’inquiéter pour son utilisation. Calme et visiblement imperturbable, le choix de 3e tour du CH en 2023 (69e) n’a pas alloué de but à sa première sortie du calendrier préparatoire, repoussant les 13 tirs des Penguins de Pittsburgh en près de 35 minutes de jeu.

Fowler a ensuite eu peu à se reprocher malgré deux buts concédés sur huit tirs dans un match à oublier pour tous ses coéquipiers et lui face aux Maple Leafs de Toronto.

« Je me sens bien, je me sens confiant », a-t-il analysé de sa prestation au camp du grand club avant son retranchement le week-end dernier.

« Juste d’être assis au banc et de voir ces gars-là de près (les joueurs de la LNH, NDLR), on réalise ce qui fait d’eux d’excellents joueurs. Ils ne font pas beaucoup d’erreurs et c’est ce à quoi j’aspire. Rendre mon jeu aussi simple et dépourvu d’erreurs que possible. »

Et c’est dans la LAH, pour l’instant, qu’il s’attellera à la tâche en attendant de les rejoindre.

« Ce sont les meilleurs au monde, ils ne font pas beaucoup d’erreurs et tu as très peu de temps pour te positionner et réagir. C’est pourquoi les gardiens de la LNH sont payés aussi cher pour garder la rondelle à l’extérieur du filet. »

Kähkönen l’allié

Advenant que Kähkönen soit le portier retranché par les Canadiens pour aller supporter la recrue à Laval, Fowler renouera avec un gardien qu’il a appris à connaître au fil des derniers mois.

En plus de l’avoir côtoyé au camp des Montréalais, Kähkönen est le gardien auquel il a été opposé en finale de l’Est face aux Checkers de Charlotte le printemps dernier.

« C’est un excellent gardien, et c’est une des raisons pour laquelle Charlotte s’est rendu aussi loin l’an dernier en séries. Il a eu son gros mot à dire [dans leur parcours jusqu’en finale de la Coupe Calder]. Si j’ai l’opportunité de passer du temps avec lui, je vais définitivement être une éponge pour en apprendre le plus possible parce que c’est un excellent pro et un bon gardien. »

Fowler pourra de plus bâtir sur sa saucette du printemps dernier chez le Rocket. À sa sortie des rangs universitaires, l’ancien des Eagles de Boston College n’a pas tardé à être jeté dans le feu de l’action. D’abord dans trois matchs du calendrier régulier, puis dans huit rencontres éliminatoires, subtilisant alors les fonctions de no 1 à Cayden Primeau.

« J’ai déjà quelques premières derrière moi : ma première victoire, ma première victoire en séries. C’est bien, j’ai déjà la confiance que je peux jouer à ce niveau. […] Ça va me permettre d’avoir un départ en douceur plutôt que de faire un saut abrupt.

« J’y ai goûté, il s’agit maintenant de retrouver ce niveau de jeu. »

Fowler aura l’occasion de faire un pas de plus en cette direction au cours de la fin de semaine, alors que le Rocket jouera ses deux seuls matchs préparatoires à Belleville vendredi et samedi, contre les Senators et les Marlies de Toronto.