LAVAL – Le Rocket de Laval se prépare à composer avec le même jeu physique qui anime la série du Canadien. Cette fois, le club-école semble mieux outillé pour ce défi à commencer avec la présence de Samuel Blais.
Parlant de Blais, au lendemain du premier revers du CH contre le Lightning, son nom circulait encore pour un rappel. On y reviendra sous peu.
Au printemps 2025, l’inspiré parcours éliminatoire du Rocket s’est arrêté en demi-finale face à un adversaire plus aguerri physiquement, les Checkers de Charlotte.
L’entraîneur-chef Pascal Vincent et les dirigeants de l’organisation ont tenu à ajuster le tir et personne n’a attendu le lancement des séries.
« Toute la saison, on a parlé d’attaquer le centre de la zone offensive et de protéger le nôtre. On en discute et on le pratique. Contre Charlotte, on a eu de la difficulté à s’y rendre et créer des deuxièmes chances. Eux, ils ont été capables physiquement, ils étaient plus forts que nous. Cette année, on a beaucoup travaillé là-dessus. Il reste à voir comment ça va se traduire en séries », a commenté Vincent.
Quelques minutes plus tôt, le défenseur William Trudeau avait visé au même endroit, preuve que le mot d’ordre des entraîneurs a été capté.
« L’an passé, ce qui nous a fait mal en demi-finale, c’est de protéger le devant de notre filet et d’attaquer celui de l’adversaire. On met l’accent là-dessus. »
Blais est taillé sur mesure pour attaquer l’enclave et s’y promener sans trop se faire bousculer ou repousser. Des séquences comme le deuxième but inscrit par Josh Anderson contre le Lightning de Tampa Bay, Blais peut les reproduire.
« On espère qu’il va nous amener son jeu physique, sa capacité à envoyer des rondelles au filet et récupérer des retours. Il est capable de générer de l’offensive en protégeant la rondelle. Quand il joue du gros hockey, c’est ça qu’il fait, c’est sûr qu’on s’attend à ça », a cerné Vincent.
« Son expérience va jouer en notre faveur, il a gagné la coupe Stanley et la coupe Calder. De la manière dont il joue, c’est le fun de le voir aller. Il est imposant sur la glace avec son côté physique », a noté Trudeau.
Le style robuste de Blais a été efficace au point que son nom est revenu régulièrement dans les discussions pour un rappel à Montréal en vue des séries. Plusieurs partisans et observateurs jugeaient que sa présence serait pertinente dans la formation du Tricolore.
« Ce sont des rumeurs alors je me concentre sur mon boulot avec le Rocket. L’an passé, j’ai été chanceux de gagner la coupe Calder et cette année je suis avec le Rocket. Ce que je veux faire, c’est ramener une coupe ici », a réagi Blais qui ne pouvait qu’apprécier cette confiance à son égard.
Pour le moment, Blais et ses coéquipiers du Rocket se préparent en attendant de connaître l’identité de leur adversaire. En ayant hérité d’un laissez-passer au premier tour, le Rocket affrontera le gagnant de la série deux de trois entre les Marlies de Toronto et les Americans de Rochester.
Peu importe l’opposant, Blais voudra s’imposer parmi les meneurs de sa troupe.
« Les séries, c’est un autre niveau et j’ai amplement d’expérience. Je vais être là pour mes coéquipiers, je vais essayer de leur montrer la voie et jouer mon style. L’an passé, le Rocket a connu un bon parcours l’an passé et des joueurs ont acquis de l’expérience. D’autres vivront les séries professionnelles pour la première fois. On sera là pour les guider », a exprimé l’attaquant de 29 ans.
Accompagné des Florian Xhekaj, Lucas Condotta, Jared Davidson, Tyler Thorpe, Luke Tuch et compagnie, Blais partagera les responsabilités physiques.
« Notre équipe est bien bâtie pour ça, on a des gars qui peuvent jouer physique sur les quatre trios. C’est un point important en séries, mais on l’a fait durant toute la saison. C’est un peu notre identité, quand on envoie des rondelles profondément en zone offensive, c’est difficile de nous enlever la rondelle », a cerné Blais.
Cette saison, le Rocket a été la deuxième équipe la plus punie dans la Ligue américaine avec 1208 minutes de punition en 72 parties.
« En séries, c’est souvent le jeu physique qui va prendre le dessus. Pour être bien honnête, on est très confiants, on peut jouer tous les styles. On est bien équipés, on a des gros bonhommes, mais ils peuvent jouer au hockey également. C’est un atout qui est quand même très intéressant pour notre équipe », a indiqué Alex Belzile qui, à 34 ans, a toujours autant de plaisir à effectuer du temps supplémentaire après l’entraînement.
À défaut d’être le plus imposant, il ne faudrait pas oublier Vinzenz Rohrer qui a rejoint le Rocket pour le dernier match de la saison après trois saisons professionnelles en Suisse.
« Il ne demande pas la permission pour finir ses mises en échec. Il pourchasse la rondelle, il a de la rapidité et un bon lancer. Il peut jouer au centre et à l’aile ainsi qu’en désavantage numérique », a conclu Vincent qui le voit aider les siens en séries.








