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Une saison « pas facile mentalement » pour Samuel Blais

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« Cette année, ça a été une saison difficile mentalement »

« Cette année, ça a été une saison difficile mentalement »

Un bilan plus tôt qu'anticipé à Laval

Un bilan plus tôt qu'anticipé à Laval

Déjà l'heure du bilan chez le Rocket

Déjà l'heure du bilan chez le Rocket

LAVAL – Au bilan de fin de saison du Rocket, un décor minimaliste : une table, une chaise, un micro et, appuyé juste à l’écart de la lentille des caméras, un tableau sur lequel sont inscrits les noms des joueurs qui se succéderont pour venir partager leurs états d’âme.

Avant que l’exercice commence, les journalistes sont toutefois prévenus que certains des joueurs annoncés ne se pointeront pas puisqu’ils poursuivront leur saison dans le groupe de réserve du Canadien.

Alors quand Samuel Blais s’est présenté sur l’estrade, tout le monde a fait 1+1. Pour le robuste ailier, c’était bel et bien la fin, une conclusion cohérente avec une année qui aura été riche en déception et en confusion.

Blais a signé un contrat avec le Canadien dès l’ouverture du marché des joueurs autonomes le 1er juillet. À la fin du camp d’entraînement, son nom a été placé au ballottage. Il a été réclamé par les Maple Leafs de Toronto, qui l’ont habillé dans seulement neuf parties avant de le rendre de nouveau disponible au reste de la Ligue nationale à la fin novembre.

Le Canadien a sauté sur l’occasion, mais le séjour de Blais à Montréal n’a pas été beaucoup plus long. Douze matchs, après quoi il a de nouveau dû passer par le ballottage avant de joindre les rangs du club-école, d’où il n’a plus bougé.

À Laval, le natif de Montmagny a été utilisé à outrance et a pour la première fois de sa carrière au hockey professionnel maintenu un rythme supérieur à un point par match. Son année au Québec, « ça a été vraiment une belle expérience et j’ai juste des bons mots à dire sur l’organisation », précise-t-il.

Ça ne veut pas dire qu’elle n’a pas été traversée dans une certaine lourdeur.

« C’est sûr que ça n’a pas été facile mentalement tout au long de la saison. Quand je me suis fait prendre par Toronto, je m’en allais là-bas en pensant que j’allais jouer et avoir plus de chances que j’ai eu. Ça a pris comme un mois avant que j’aie ma première game. Quand tu pars une saison de même, le synchronisme et tout le reste quand tu reviens, ce n’est pas facile. Il faut que tu te remettes dedans. »

—  Samuel Blais

Blais a produit offensivement avec le Rocket, mais il a aussi démontré un penchant pour le banc de punition. Il y a passé 62 minutes, le cinquième plus haut total de l’équipe même s’il a disputé au moins une trentaine de matchs de moins que les joueurs qui l’ont précédé dans cette colonne statistique.

En séries, Blais a été au cœur des problèmes d’indiscipline du Rocket. Il a écopé de 14 minutes de pénalité dans un match numéro 2 catastrophique pour son équipe qui, il l’admet lui-même, a « changé le rythme » de la confrontation contre les Marlies de Toronto.

Lui disant l’avoir senti « frustré dans son jeu » en fin de saison, la collègue Andrée-Anne Barbeau lui a demandé si ça faisait simplement parti des émotions des séries ou si c’était « le trop-plein des derniers mois qui ressortait. »

« Je pense que c’est peut-être un peu des deux, a-t-il répondu en toute transparence. Les émotions en séries, si vous vous souvenez des matchs l’année passée, ça ressemblait un peu à ça aussi. Je pense que des fois dans les séries, il faut que tu essaies de contenir tes émotions un peu plus. Peut-être que des fois, ça a dépassé les bornes, mais je pense que quand je suis dans ma game, c’est de même que je joue. C’est sûr que des fois je dépasse la limite, mais en même temps quand je suis comme ça, c’est là que je suis à mon meilleur. »

« Je peux encore jouer dans la Ligue nationale »

Considérant les différentes décisions qui ont été prises à son sujet depuis l’automne, il serait surprenant que Blais reçoive une autre offre de contrat du Canadien, du moins à volet unique, cet été. Rien dans ses propos lors du bilan ne laissait croire qu’il s’attendait à revenir. « Ça n’a quand même pas été une année facile, mais ce n’est pas une excuse. C’était à moi d’être meilleur et d’aider mon équipe à gagner à la fin, et ce n’est pas ce que j’ai fait. »

Mais l’ancien champion de la Coupe Stanley, qui aura 30 ans en juin, n’a pas mis une croix pour autant sur la Ligue nationale, où il a maintenant joué un total de 278 matchs avec les Blues de St. Louis, les Rangers de New York, le CH et les Leafs.

« Je pense que j’ai joué des bons matchs ici. J’ai prouvé que quand je suis dans ma game et que je joue ma game, je suis un bon joueur. Je pense que je peux encore jouer dans la Ligue nationale, mais ça, ce n’est pas moi qui vais décider dans le fond. »

Déjà l'heure du bilan chez le Rocket Intervention d'Andrée-Anne Barbeau au sujet du bilan de saison du Rocket, qui a été éliminé en demi-finale de divisions par les Marlies.

« Les matchs que j’ai joués dans la Ligue nationale, ça a bien été, ajoute celui qui a amassé huit points et affiché un ratio défensif de +2 en 21 rencontres. Quand je joue dans la Ligue nationale, mon rôle est un peu différent que quand je suis dans la Ligue américaine. J’ai un peu moins de situations offensives, je connais mon rôle et je pense que je le fais bien. J’ai démontré que je suis encore capable de bien le faire. »

Après avoir passé une partie de l’année dans ses valises, Blais aimerait idéalement trouver un peu de stabilité, mais il sait qu’il n’est pas dans une situation où il pourra dicter ses conditions.

« Ce qui m’est arrivé cette année pourrait arriver l’année prochaine, fait que tu n’as pas vraiment de contrôle là-dessus. C’est sûr que j’aimerais ça être à une place et rester là, mais comme j’ai dit, si c’est ici ça va être ici, mais si c’est une autre place, ça sera une autre place. »