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RÉSULTATS

Rocket : la fin de la séquence de 7 revers?

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LAVAL – Vaincu à ses sept dernières sorties, dont six sur les patinoires adverses, le Rocket de Laval renoue avec ses partisans. Mais le club-école du Canadien a surtout retrouvé les services de Gabriel Bourque et Emil Heineman. 

Cette semaine, à la Place Bell, le Rocket (5-11-4) accueillera les Senators de Belleville, mercredi, pour enchaîner avec deux confrontations, vendredi et samedi, contre le Wolf Pack de Hartford d'un certain Alex Belzile. 

« Ça va faire du bien de revenir devant nos partisans. Ça n'a pas été facile avec les défaites subies. À Abbotsford, je pensais qu'on méritait un meilleur sort dans le deuxième match et on a encaissé plusieurs défaites (trois) en bris d'égalité aussi. L'ambiance demeure bonne malgré ce qui se passe dans la colonne des victoires et on a eu de bonnes réunions », a commenté Jean-François Houle. 

L'entraîneur du Rocket avait prévu que le début de saison de sa troupe serait rock and roll avec le virage jeunesse et les nombreux changements. La version actuelle de cette chanson s'étire quelque peu, mais Bourque et Heineman veulent y remédier. 

« On joue notre meilleur hockey de l'année, mais il faut jouer 60 minutes parce que ça nous coûte des buts », a ciblé Bourque. 

« On s'attend toujours à bien se débrouiller et gagner des matchs. On se retrouve dans une situation difficile présentement. Mais on a connu un bon match samedi et on aurait dû l'emporter, c'est le début d'une semaine importante », a noté Heineman. 

À l'écart du jeu depuis le deuxième match de la saison, Bourque et Heineman ont chacun raté les 16 rencontres suivantes. Leur attente s'est conclue, la semaine dernière, en se mesurant à Abbotsford. 

« C'était long, surtout avec notre début de saison, j'aurais aimé être là pour pouvoir aider mes coéquipiers. Ça fait mal, tu te sens un peu à part de l'équipe, surtout en tant que capitaine », a reconnu Bourque. 

« C'est juste bon d'être de retour. Ce fut de longues semaines d'attente et j'ai de la rouille à chasser, mais c'est amusant de jouer », a indiqué Heineman qui trouve que le processus de remise en forme de sa commotion cérébrale a été bien géré. 

Franc comme à son habitude, le Suédois de 22 ans ne vise pas trop loin même s'il sait que les attaquants du Canadien peinent à produire offensivement. 

« Je ne pense qu'à bien jouer, aider mon équipe et retrouver tout mon aplomb sur la glace », a précisé le gaucher. 

De son propre aveu, sa première période a été ardue, vendredi, dans l'Ouest canadien. Mais il a chassé un peu de rouille et il a enchaîné avec un but et une aide dès le lendemain.  

« Je me suis nettement mieux senti au deuxième match. C'était agréable de voir la confiance revenir », a ajouté le tireur.  

Avec Heineman, le Rocket espère revigorer son jeu de puissance. Dans toute la Ligue américaine, la troupe lavalloise arrive au deuxième rang pour le nombre de déploiements (95) de l'avantage numérique, mais au 26e rang (sur 32) pour l'efficacité à 14,7%.

« Heineman peut aider offensivement, il a un très bon lancer et il est dangereux en avantage numérique. Cette facette doit être meilleure. On se classe parmi les équipes avec le plus de buts à cinq contre cinq donc il faut surtout s'ajuster au côté défensif », a convenu Houle. 

Mais comme le disait Houle en lien avec la rétrogradation d'Arber Xhekaj, le Rocket hérite souvent de défenseurs à caractère plus offensif comme Logan Mailloux, Justin Barron, William Trudeau, Mattias Norlinder, Nicolas Beaudin...

« Ils ont tous été offensifs partout où ils ont joué. Quand ils arrivent dans la Ligue américaine, on leur demande plus de s'ajuster défensivement. Le seul différent avec un volet déjà défensif, c'est Jayden Struble et on est contents qu'il ait monté avec le CH. »

Bien sûr, il faudra aussi que le niveau de jeu des gardiens emprunte une tangente plus positive. 

« Dobeš a eu beaucoup de hauts et bas, mais plus de bas récemment. Ça fait partie de l'apprentissage d'un jeune gardien. Parfois, les gardiens qui arrivent à ce niveau n'ont jamais vécu d'adversité aussi intense que maintenant. Il doit apprendre à composer avec ça », a témoigné Houle à propos du gardien de 22 ans. 

Cette adversité s'est aussi pointée dans le rendement de Joshua Roy qui a été blanchi depuis six matchs. 

« Je ne pense pas que ça lui soit arrivé dans ses deux dernières années dans la LHJMQ. Ce sont des expériences de vie. Il aurait pu marquer deux ou trois fois au dernier match, mais il jouait un peu plus à l'extérieur dans les matchs précédents », a conclu Houle qui avait raison. 

En fait, Roy n'a jamais été blanchi plus de deux matchs d'affilée en 2021-2022 et 2022-2023 avec le Phoenix de Sherbrooke. 

À titre de conclusion, le retour de Belzile à la Place Bell s'annonce fertile en émotions. 

« Ça va être le fun. Ce sera agréable de le revoir, mais on sait qu'il va être tannant sur la glace », a lancé Bourque avec un grand sourire.