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Égalité des sexes : les JO les plus équilibrés de l’histoire

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OTTAWA — Les Jeux de Milan-Cortina seront les Jeux olympiques d’hiver les plus équilibrés de l’histoire en matière de parité hommes-femmes, un exploit salué par les organisations sportives et les athlètes olympiques canadiens.

Les femmes devraient représenter 47 % des athlètes dans le cadre d’un programme qui comprend 50 épreuves féminines, 2 nouvelles marques pour des Jeux olympiques d’hiver.

L’équipe canadienne de 206 membres en Italie comprend 107 athlètes féminines.

Un porte-parole du Comité international olympique a déclaré dans un courriel que 12 des 16 disciplines au programme présenteront une parité totale entre les sexes, une autre première olympique.

«Cela montre l’engagement continu du Comité international olympique pour l’égalité des sexes dans le sport», a déclaré le porte-parole, ajoutant que la répartition exacte entre les sexes ne sera disponible qu’après la fin des Jeux.

Les Jeux proposeront quatre nouvelles épreuves féminines. Il s’agit du ski acrobatique en bosses par paires, de la luge en double, du saut à ski individuel sur grand tremplin et du sprint en ski-alpinisme.

Les femmes et les hommes se propulseront également pour la première fois sur les mêmes distances en ski de fond.

Lauren Gale, détentrice du record canadien du 200 mètres en salle, a salué la progression en ce qui a trait à l’égalité des sexes aux Jeux.

«Savoir que nous avons la chance de concourir et que le monde apprécie les deux performances de manière égale est un sentiment incroyable», a affirmé Gale à La Presse Canadienne.

Gale, qui a participé aux Jeux olympiques d’été de Paris en 2024, les premiers Jeux olympiques de l’histoire à atteindre la parité numérique entre les sexes, a déclaré que c’était «un honneur» de faire partie de l’histoire.

«C’est très spécial de faire partie d’une équipe dont la composition a été rendue possible par le travail acharné de tant d’athlètes avant nous, a-t-elle souligné. Cela va au-delà du sport; cela établit une norme pour ce à quoi devrait ressembler l’avenir dans tous les domaines.»

Postes de direction

Adam van Koeverden, kayakiste de sprint, médaillé d’or olympique et secrétaire d’État canadien au sport, a noté que pendant la majeure partie de son passage dans l’équipe nationale, seuls les hommes pratiquaient le canoë aux Jeux olympiques.

Les épreuves féminines de canoë ont fait leur apparition aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, 84 ans après que les hommes eurent commencé à concourir dans ce sport aux Jeux olympiques.

«Lorsqu’on leur offre une chance, les gens se montrent à la hauteur, et les femmes obtiennent de meilleurs résultats que jamais sur la scène mondiale et dans les compétitions internationales, a-t-il déclaré. C’est extrêmement important, et je sais que le Comité olympique et paralympique canadien a défendu cette cause avec beaucoup de force, je les en remercie.»

Van Koeverden a souligné que certaines disciplines n’avaient pas encore atteint la parité entre les sexes aux Jeux olympiques, citant notamment le monobob, qui est une discipline féminine, et le combiné nordique et le bobsleigh à quatre, qui sont des disciplines réservées aux hommes.

Il a déclaré que l’équilibre en ce qui a trait au nombre «doit être trouvé quelque part», mais qu’il espère voir des opportunités pour tout le monde.

«Je me soucie moins du programme olympique que de l’accès et des opportunités, ainsi que des taux de participation à travers le pays, a déclaré van Koeverden. Je sais que nous devons instaurer l’égalité aux Jeux olympiques et dans ces programmes afin d’offrir ces opportunités, mais dans la communauté, nous voulons voir davantage de femmes entraîneuses, davantage de femmes à des postes administratifs et de direction dans le sport.»

Des progrès, et non la perfection

Allison Sandmeyer-Graces, directrice générale de Femmes et sport au Canada, a souligné que le Comité international olympique s’était sincèrement engagé à corriger des décennies d’inégalité et «cela mérite d’être salué».

«Lorsque nous parlons d’équité entre les sexes, il s’agit davantage de progrès que de perfection; il y a toujours plus à faire, a-t-elle affirmé. Ces Jeux olympiques ont beaucoup à célébrer.»

Elle a rappelé qu’il y a un peu plus de 100 ans, seuls 5 % des athlètes participant aux Jeux olympiques étaient des femmes.

«Il y a évidemment eu beaucoup de progrès, mais cela a pris beaucoup de temps, a-t-elle noté. Célébrons ce moment, mais continuons à aller de l’avant.»

Elle a fait valoir que l’amélioration de l’égalité des sexes aux Jeux olympiques peut avoir des répercussions positives sur l’ensemble de l’«écosystème sportif», en renforçant le respect, le financement et la visibilité des sports féminins.

Catherine Morrison, La Presse Canadienne