Jeux olympiques

Les JO de 2030 perdent leur président

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ARCHIVES – Edgar Grospiron, responsable du projet des Jeux olympiques d'hiver de 2030, prononce un discours lors d'une conférence de presse à Décines, en France, le 18 février 2025. (Photo AP/Laurent Cipriani, archives) (Laurent Cipriani)

L’ancien champion olympique de bosses, Edgar Grospiron, a quitté la présidence du comité organisateur des Jeux olympiques d’hiver de 2030, ont annoncé jeudi les organisateurs français.

La décision de Grospiron de démissionner constitue le dernier revers en date pour les organisateurs des Jeux olympiques des Alpes françaises. Aucun remplaçant n’a été désigné dans l’immédiat.

Grospiron n’avait été nommé que l’année dernière, après que l’étoile française du biathlon, Martin Fourcade, eut retiré sa candidature, alors qu’il était considéré comme le favori pour le poste.

L’instabilité a persisté sous la direction de Grospiron à la tête d’un projet d’accueil olympique qui avait pris du retard dès sa conception, en 2023.

Lorsque les Alpes françaises ont été officiellement choisies à la veille des Jeux d’été de Paris en 2024, le calendrier était déjà le plus serré de tous les hôtes des Jeux olympiques modernes, les autorisations gouvernementales essentielles étant toujours en suspens et accordées sur la base de la confiance.

« Sa décision de quitter la présidence s’inscrit dans le cadre d’une transition délibérée, organisée et pleinement assumée, dans l’intérêt du projet et de sa gouvernance », a déclaré le comité organisateur.

Avant le départ de Grospiron, les Jeux olympiques de 2030 dans les Alpes françaises avaient déjà perdu leur directeur général, à la suite de plusieurs semaines de turbulences internes, en février.

Cyril Linette était en désaccord avec Grospiron lorsqu’il a quitté ses fonctions, dans un climat de tensions croissantes et sur fond de plusieurs démissions, ce qui a abouti à un conflit ouvert entre les deux hommes.

Depuis la passation de pouvoir officielle par le Comité international olympique en février à Milan, les prochains Jeux d’hiver ont également perdu Nice comme ville hôtesse principale, suite à un différend concernant le site, après l’élection d’un maire d’extrême droite.

La confirmation d’une toute nouvelle ville hôtesse — à l’instar de Lyon, plus tôt cette année, par la commission exécutive du CIO — à moins de quatre ans de la cérémonie d’ouverture est également sans précédent.

Les organisateurs français ont indiqué qu’une assemblée générale extraordinaire, prévue le 14 septembre, permettra d’organiser la période de transition en attendant la nomination d’un nouveau président.

« Nous remercions M. Grospiron pour le travail crucial qu’il a accompli afin de jeter les bases du succès des Jeux de 2030 dans les Alpes, a déclaré le CIO par voie de communiqué. Sous sa direction, l’organisation a élaboré une vision pour des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver stimulants et passionnants. »

Le CIO a réaffirmé du même souffle sa confiance dans les Jeux de 2030.

« Les fondements économiques du projet sont solides, avec un premier commanditaire déjà engagé et d’autres dont l’arrivée est attendue prochainement. Le projet bénéficie également de l’élaboration d’un plan directeur robuste pour les sites», a indiqué le CIO, ajoutant qu’il «continuera de travailler en étroite collaboration avec le comité organisateur ».