Jeux olympiques

L’Inde et le Qatar candidats aux JO de 2036

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La présidente du Comité international olympique, Kirsty Coventry (deuxième en partant de la gauche), traverse le centre de presse lors des Jeux asiatiques à Nagoya, au Japon, le samedi 19 septembre 2026. (Photo AP/Dita Alangkara) (Dita Alangkara)

Les ambitions de l’Inde et du Qatar d’accueillir les Jeux olympiques d’été de 2036 ont été confirmées mardi par le Comité international olympique, puisque ces deux pays font partie des sept en lice.

L’Inde et le Qatar sont depuis longtemps considérés comme les favoris dans cette course, sur laquelle le CIO compte se prononcer en 2029 à l’issue d’un vote réunissant au-delà de 100 membres. Parmi ceux-ci figurent Nita Ambani, issue de la famille la plus riche d’Inde, et l’émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad Al Thani.

Le CIO a indiqué que l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, l’Allemagne, la Hongrie et la Turquie étaient également en pourparlers concernant une éventuelle candidature, avec en ligne de mire l’édition de 2040, voire celle de 2044.

« Mais, quel que soit le lieu où se dérouleront les Jeux, une chose ne doit jamais changer: les athlètes doivent être au cœur de tout ce que nous faisons », a déclaré la présidente du CIO, Kirsty Coventry, double médaillée d’or en natation.

Le CIO a établi au 31 octobre la date limite pour que d’autres comités olympiques nationaux se portent candidats à l’organisation des Jeux de 2036. Il a également publié mardi un document de 30 pages destiné à guider les candidats.

Les principales villes candidates

Le projet de candidature de l’Inde s’articule autour de la ville d’Ahmedabad, qui accueillera les Jeux du Commonwealth, une compétition multisports, en 2030, et qui possède le plus grand stade de cricket au monde, portant le nom du premier ministre Narendra Modi.

Le Qatar a déjà accueilli des Championnats du monde dans la plupart des sports olympiques majeurs, notamment la Coupe du monde de soccer de 2022. Sa candidature pourrait encore s’étendre au-delà de Doha, pour confier certaines épreuves à des pays voisins du Golfe.

Si le Qatar était retenu, les Jeux olympiques d’été devraient être déplacés de la période de juillet-août qu’ils occupent depuis chaque édition, de 2004, à Athènes, jusqu’en 2032, à Brisbane.

Une candidature sud-coréenne serait centrée sur Séoul, qui a accueilli les Jeux d’été de 1988, et s’étendrait à l’ensemble du pays.

Le mois dernier, les responsables olympiques allemands ont choisi Munich, qui avait déjà accueilli les Jeux en 1972.

La candidature sud-africaine s’annonce comme une candidature nationale centrée sur Le Cap et ferait de l’Afrique le premier pays à accueillir les Jeux d’été depuis la création des Jeux olympiques modernes, en 1896.

La Hongrie et la Turquie proposent respectivement Budapest et Istanbul.

La date clé se situera en mars, a indiqué le CIO, lorsque le comité exécutif présidé par Coventry approuvera une liste restreinte de candidats chargés d’élaborer des projets détaillés.

Une campagne de deux ans et demi pour désigner le pays hôte de 2036

La cible de 2029 pour un vote concurrentiel marque un retour au calendrier et au processus traditionnels du CIO pour la sélection des villes hôtesses des Jeux d’été.

Cette date est également plus tardive que ce qui semblait probable l’année dernière, lorsque Coventry a été élue, alors que l’Inde et le Qatar semblaient tous deux prêts à faire pression pour une décision rapide. Ces pays, ainsi que d’autres comités olympiques nationaux, avaient présenté leurs dossiers de candidature à Paris pendant les Jeux olympiques de 2024.

La première grande décision prise de Coventry lors de son entrée en fonction en juin 2025 a été de suspendre la procédure accélérée – et plus opaque – qui avait permis à Brisbane d’être choisie comme ville hôtesse des Jeux de 2032, avec pas moins de 11 ans d’avance et sans opposition.

Les membres du CIO veulent pouvoir choisir parmi plusieurs candidats

Les membres du CIO ont insisté auprès de Coventry sur le fait qu’ils souhaitaient être davantage impliqués dans le choix qu’ils ne l’étaient sous son prédécesseur, Thomas Bach, et disposer de multiples choix lors du scrutin, au lieu de se contenter de confirmer le choix privilégié par la commission exécutive.

Le cercle très fermé des membres du CIO comprend des responsables sportifs, des athlètes en activité ou à la retraite, des membres de familles royales, des personnalités politiques, notamment d’anciens chefs d’État, des chefs d’entreprise ainsi que l’actrice oscarisée Michelle Yeoh.