Le planchiste canadien Mark McMorris s’est retiré de l’épreuve du grand saut en surf des neiges aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, jeudi.
Le Comité olympique canadien a confirmé la nouvelle en fin d’après-midi, un peu moins de trois heures avant le début des qualifications prévues à 19h30, heure de l’Europe centrale (13h30, heure de l’Est).
« Le triple olympien Mark McMorris ratera les qualifications de l’épreuve masculine de grand saut en surf des neiges ce soir à la suite d’un accident subi à l’entraînement (mercredi), a indiqué le COC par voie de communiqué. Travaillant conjointement avec les équipes médicales de Canada Snowboard et du Comité olympique canadien, la décision a été prise par mesure préventive que Mark ne participe pas à l’épreuve de grand saut afin de concentrer ses efforts à se remettre en pleine forme pour l’épreuve de slopestyle. »
McMorris avait précédemment lui-même annoncé la nouvelle dans une publication Instagram.
« Je me suis cogné la tête, alors je ne serai pas en mesure de participer au grand saut ce soir. Mais ça regarde bien pour le slopestyle », a-t-il laissé entendre, remerciant par ailleurs le personnel médical et ses fans pour « l’amour et le support. »
Just in — Mark McMorris is OUT of the Snowboard Big Air qualifier today and won't be able to compete in the final.
— Ben Steiner (@BenSteiner00) February 5, 2026
He fell hard yesterday in training after catching an edge in the moments after landing a jump.
He addressed it on his Instagram.https://t.co/Mi17CBUVIJ pic.twitter.com/vRkeCIMpNc
Le planchiste âgé de 32 ans a été victime d’une violente chute à l’entraînement, mercredi. Sorti de l’aire d’atterrissage sur une civière, comme le veut le protocole au grand saut en pareilles situations, McMorris a passé une partie de la nuit en observation dans un hôpital du secteur.
Il a obtenu son congé aux petites heures du matin, pouvant regagner le Village olympique de Livigno, mais, jeudi matin, au moment où des dirigeants de Snowboard Canada ont rencontré les membres des médias au Parc à neige de Livigno, il n’avait pas encore obtenu le feu vert de l’équipe médicale pour participer aux qualifications, prévues en soirée.
Ce feu vert n’est jamais venu.
McMorris, qui a été touché à la tête lors de sa spectaculaire chute mercredi, a donc préféré se concentrer sur le slopestyle, où il est un triple médaillé de bronze aux JO. Il restera maintenant à voir s’il pourra obtenir le feu vert d’ici au 16 février, date des qualifications en slopestyle.
Pas de blessure sérieuse
Dans sa malchance, McMorris n’a pas subi de blessure sérieuse, comme l’a expliqué en matinée Brendan Matthews, vice-président au développement commercial et partenariat de Canada Snowboard.
Matthews a expliqué que McMorris a chuté après avoir atterri une figure à l’entraînement. C’est un amas de neige en bas de piste qui a causé sa chute.
« On appelle ça un ‘serpent de neige’ dans notre jargon, un truc qui sort de nulle part pour vous faire dérailler, a imagé Matthews. Dans notre sport, ça fait partie du protocole que d’être sorti de l’aire d’atterrissage en civière, par simple précaution. On a donc tout fait selon les règles.
« Ç’a été une longue soirée pour Mark: la chute est survenue presque à la fin de l’entraînement, vers 22h30 », a noté Matthews.
Après avoir subi de nouveaux examens en journée, il a été convenu qu’il était préférable qu’il fasse l’impasse sur la compétition.
« Ce sont de bonnes nouvelles, dans l’ensemble. C’est toujours troublant quand on voit une chute aussi sévère, avait ajouté Matthews. Mark tient à remercier les gens qui lui ont témoigné leur appui dans les dernières heures. »
« Heureusement, la situation semble bonne pour le slopestyle, alors je reste positif et je vais tourner mon regard vers cette épreuve », a indiqué McMorris dans le communiqué du COC.
Les slalomeurs ont hâte d’en découdre
Rencontrés quelques minutes plus tôt, les slalomeurs en surf des neiges avaient hâte d’en découdre sur le magnifique parcours de Livigno.
C’est que les athlètes n’ont pas encore obtenu le feu vert afin de le tester. Ils n’ont pu que glisser à ses côtés, question de faire un repérage préliminaire.
« Ça semble vraiment beau, a commenté Aurélie Moisan, qui participe, à 21 ans, à ses premiers JO. Il ne semble pas trop à pic ni trop plat. Il y a quatre buttes, ça va être le ‘fun’. C’est un parcours un peu plus long que ce à quoi nous sommes habitués en Coupe du monde. Je pense que ça va rendre les choses encore plus intéressantes et excitantes. »
Moisan, Kaylie Buck et Ben Heldman ont rencontré les médias tout près de la zone mixte du Parc à neige de Livigno, un site extrêmement bien pensé avec son centre de presse et sa zone mixte tout au centre des sites de grand saut, de slalom géant parallèle, de demi-lune, de slopestyle et de snowboardcross. Arnaud Gaudet, l’autre membre de l’équipe, a décidé de s’entraîner plus longuement et devait être rendu disponible plus tard en après-midi.
La planchiste de Baie-d’Urfé croit que ce parcours olympique lui sied bien.
« À 100 %. C’est vraiment le genre de piste que j’aime, juste assez à pic et pas trop plate. J’ai bien hâte de pouvoir ‘rider’ dessus. Mais ça n’ira peut-être pas avant dimanche », a expliqué Moisan.
C’est souvent la norme en Coupe du monde de ne pas avoir accès rapidement au parcours, et Moisan ne croit pas que ça l’empêchera de performer.
Elle vise d’ailleurs un top-8 lors de ces JO, voire un podium.
« Je viens pour l’expérience lors des premières journées, mais, à compter de samedi, ce sera plus sérieux, a-t-elle souligné. Je vais davantage essayer d’entrer dans ma bulle. Je sais qu’avec la saison que j’ai eue en Coupe du monde, je peux aller chercher un bon résultat. Je me donne le droit d’apprécier l’ambiance dans ces premières journées d’entraînement, mais, à compter de samedi, ce sera plus sérieux.
« Je ne veux pas me mettre trop d’attentes, mais c’est sûr qu’un top-8 me rendrait plus qu’heureuse. Une médaille, c’est tellement inimaginable, mais ce serait le meilleur des scénarios. Ça me prendrait six bonnes descentes. Je sais que je suis capable de les faire. Ce n’est pas impossible. J’ai vraiment hâte de courser », a dit Moisan.
Le slalom géant parallèle sera présenté le dimanche 8 février.






