COLORADO SPRINGS - Les dirigeants de la LNH et les propriétaires de ses 32 équipes sont toujours préoccupés par la qualité de la patinoire sur laquelle leurs joueurs disputeront le tournoi olympique de hockey en février prochain à l’aréna Santagiula à Milan.
Mais ils demeurent optimistes.
« Pour l’instant, je suis plus positif que négatif », a d’ailleurs affirmé le commissaire adjoint Bill Daly qui s’est livré à une mêlée de presse consacrée exclusivement aux nombreux problèmes et retards associés à la construction de l’amphithéâtre et la conception de la patinoire.
Limitée à un rôle de soutien, pour ne pas dire à un rôle d’observateur malgré le fait que ses joueurs seront les fers de lance du tournoi, la Ligue est prête à mettre l’épaule à la roue.
Elle le fera d’ailleurs d’ici quelques jours alors que Dan Craig, leur grand spécialiste des patinoires, et les membres de son équipe mettront le cap sur Milan.
« Selon les informations qui nous ont été acheminées, l’amphithéâtre sera prêt le 2 février. D’ici là, nous avons offert d’aider les gens en place en leur permettant de profiter de l’expérience de nos équipes. Ils iront en Italie bientôt. Je ne sais pas si Dan et son équipe seront en tout temps à Milan d’ici à ce que la qualité de la patinoire soit conforme aux exigences de tout le monde, mais ils y passeront le temps nécessaire pour s’assurer que la patinoire résistera aux contrecoups de trois matchs par jour » que Daly a expliqué en assurant que les préoccupations de la LNH se limitaient à la qualité de la surface de jeu et non à sa dimension.
« Nous avons joué des matchs sur une patinoire de cette taille plus tôt cette saison lors des matchs réguliers disputés en Suède. La dimension de la patinoire n’est donc pas une source de conflit. »
La LNH a-t-elle fixé une date butoir?
« Pas vraiment. S’il est impossible de jouer sur cette patinoire, ce sera impossible de le faire », a simplement convenu le commissaire adjoint en haussant les épaules.
La LNH pourrait-elle alors annuler le tournoi? « Cette décision reviendrait à la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) et non à nous », a répliqué Daly.
On veut bien. Mais la Ligue pourrait-elle décider de ne pas permettre à ses joueurs d’y prendre part, d’annuler la pause prévue au calendrier et remodeler son calendrier?
« Nous avons prouvé par le passé que nous sommes en mesure de réagir rapidement et de trouver des solutions efficaces lorsque c’est nécessaire. Mais je répète encore une fois que nous avons de bonnes raisons d’être optimistes », a indiqué Bill Daly en faisant référence, sans toutefois la nommer, à la pandémie mondiale associée à la Covid-19.
Molson confiant et satisfait
Bien qu’il ait, comme les 31 autres gouverneurs, plusieurs questions à poser, Geoff Molson tient à ce que le tournoi olympique se déroule comme prévu et que les joueurs de la LNH y retournent pour la première fois depuis 2014 dans le cadre des Jeux de Sotchi. Car plusieurs joueurs de son équipe pourraient y prendre part et y gagner en matière d’expérience ce qui aiderait la cause du Canadien à court, moyen et long terme.
« J’insiste depuis des années sur le fait que je veux revoir des joueurs de la LNH aux Jeux olympiques. Et je n’ai pas changé d’idée malgré les questions importantes qui sont soulevées. Ce serait fantastique d’avoir un gars comme Nick Suzuki au sein d’Équipe Canada. Ce serait très bon pour lui et pour notre organisation. Mais d’autres joueurs y seront – Juraj Slafkovsky (Slovaquie), Alexandre Texier (France) – et d’autres sont encore des candidats pour défendre les couleurs de leurs pays ou le feront lors de prochains Jeux », a ajouté M. Molson en faisant référence aux Cole Caufield, Lane Hutson, Oliver Kapanen et Jakub Dobes, sans oublier Ivan Demidov lorsque la Russie pourra réintégrer les Jeux.
Très satisfait du renversement de situation que son équipe a connu depuis la réunion des gouverneurs de l’an dernier, Geoff Molson affiche une confiance prudente quant à la place en séries du Canadien qui est pour l’instant assurée par son troisième rang dans la section atlantique.
« Martin St-Louis et nos joueurs ont changé le cours de la saison avec un excellent mois de décembre l’an dernier et la poussée qu’ils ont connue en fin de saison. Ces performances et notre place en séries le printemps dernier ont servi de tremplin aux succès que nous connaissons depuis le début de l’année. Mais nous devons tous rester prudents, car avec un classement aussi serré, il y a beaucoup de fluctuations au fil des semaines. Mais je suis très heureux des progrès réalisés depuis 12 mois », a mentionné le propriétaire du Canadien.
Hockeyville et repêchage
Bien qu’il soit presque déjà acquis que le Canadien sera l’une des deux formations qui prendront part au match du concours Hockeyville que la municipalité de Saint-Boniface en Mauricie a remporté, on ne connaît toujours pas l’identité de son adversaire.
Geoff Molson a aussi indiqué qu’il n’avait pas entendu parler de la possibilité que la LNH revienne bientôt à Montréal pour y tenir son repêchage.
« Je serais bien d’accord et très heureux de tenir à nouveau le repêchage, je vous l’assure. Surtout que le dernier avait été très spécial », a convenu le propriétaire du Canadien en faisant référence à la sélection de Juraj Slafkovsky avec la toute première sélection de la cuvée 2022.
Aussi enjoué soit-il face à l’éventualité d’un retour du repêchage au Centre Bell, Geoff Molson et le Canadien aimeraient sans l’ombre d’un doute ne pas avoir à sélectionner au premier rang à titre de l’une des pires formations de la Ligue, mais bien à repêcher au tout dernier, conséquence d’une conquête de la coupe Stanley.
On verra...






