Jeux olympiques

Qui représentera les États-Unis aux JO?

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Le meilleur d'Auston Matthews en 2024-2025 Les meilleurs moments d'Auston Matthews lors de la dernière saison.

Jamais en 92 ans les États-Unis n'avaient remporté le Championnat du monde de hockey avant 2025.

Après un revers crève-coeur à la Confrontation des 4 nations, les États-Unis ont sauvé leur année internationale en mettant la main sur le Championnat du monde, pour mettre fin à une disette insoutenable.

En février 2026, lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina, les Américains tenteront de profiter du retour des meilleurs joueurs au monde pour mettre fin à une autre séquence insultante : plus de 45 ans sans médaille d'or en hockey masculin aux Olympiques.

La dernière conquête de l'or par les États-Unis a été aux Jeux olympiques de Lake Placid en 1980. Depuis, ils ont perdu à leurs deux autres présences en finale (2002 & 2010), contre le Canada à chaque occasion.

Le directeur général Bill Guerin ne manquera certainement pas de talent pour construire son équipe, mais le succès des Américains devrait fortement reposer sur les décisions des dirigeants.

Non, Guerin ne va pas construire une équipe étoile. Il va prendre les joueurs qui lui donneront les meilleures chances de gagner.

« Ce n'est pas seulement à propos des points. Il faut aussi prendre en considération le rôle et ce genre de trucs. Mais c'est difficile », avait dit Guerin.

Parmi les 14 places disponibles à l'attaque, quatre sont déjà prises pour Auston Matthews, Jack Eichel, Brady et Matthew Tkachuk. Et pour les huit places à la ligne bleue, deux appartiennent déjà à Quinn Hughes et Charlie McAvoy.

Les Américains ont invité 44 joueurs à leur camp d'orientation les 26 et 27 août. Cole Caufield a été le seul joueur des Canadiens de Montréal à être invité, alors que Lane Hutson a été ignoré.

Caufield va-t-il se tailler une place avec les Américains?

D'ici là, le RDS.ca s'est lancé le défi de prédire la formation américaine en vue des Jeux olympiques de 2026 (14 attaquants, 8 défenseurs et 3 gardiens), avec en boni, les derniers joueurs retranchés.

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ATTAQUANTS

Auston Matthews (C) – Maple Leafs de Toronto

Matthews est sans doute le joueur le plus talentueux du côté américain. Le capitaine des Maple Leafs de Toronto aura 28 ans en février prochain et il ne fait aucun doute qu'il est dans la fleur de l'âge. À sa première participation aux Jeux olympiques, Matthews comptera déjà sur trois trophées Maurice-Richard et sur six saisons d'au moins 40 buts, dont deux campagnes de 60 et de 69 buts. Avec un tir aussi foudroyant et précis que le sien, Matthews devra être l'élément central des Américains offensivement et sa forme sera certainement au coeur des succès de l'avantage numérique. Il a été ennuyé par des blessures l'an dernier, mais un Matthews en santé sera terrorisant pendant les Jeux olympiques de 2026. Pourra-t-il profiter de cette vitrine mondiale pour déconstruire les critiques quant à son efficacité dans les moments d'envergure?

Jack Eichel (C) – Golden Knights de Vegas

Eichel essuyait des critiques semblables à Matthews il y a quelques années. Une fois hors de Buffalo, Eichel a dévoilé un nouveau visage et le changement a été drastique. Non seulement vient-il de connaître la meilleure saison offensive de sa carrière avec 94 points, mais il présente un différentiel de +62 depuis son arrivée avec les Golden Knights. Et quand ça compte, Eichel se lève. Il a été un morceau clé de la conquête des Golden Knights en 2023 avec 26 points en 22 matchs. Lors de la Confrontation des 4 nations, Eichel avait conclu le tournoi à égalité au deuxième rang des pointeurs des Américains avec quatre points en autant de matchs. En plus de ses succès offensifs, Eichel a excellé défensivement et il a terminé au 5e rang des votes pour le trophée Selke la saison dernière, remis à l'attaquant ayant démontré le plus de compétences défensives.

Matthew Tkachuk (AG) – Panthers de la Floride

Physique, dérangeant, mais aussi extrêmement talentueux. Matthew Tkachuk a tous les outils pour changer un match en l'espace d'un claquement de doigts. Il peut faire sa loi grâce à son jeu physique (rappelons-nous la Confrontation des 4 nations), mais il peut aussi produire offensivement, comme en témoignent ses deux saisons de plus de 40 buts et 100 points dans la LNH. Sa dernière campagne a été marquée par les blessures, mais il a montré depuis le début de sa carrière qu'il était un vrai gagnant. Tkachuk a amassé plus de 20 points à chacune de ses trois dernières présences en séries et il a aidé les Panthers à gagner deux coupes Stanley de suite. Qu'avez-vous besoin de plus pour être comblé? Maintenant, il doit être en santé. Il a été opéré et il pourrait s'absenter jusqu'en janvier.

Brady Tkachuk (AG) – Sénateurs d'Ottawa

Ce qui s'applique à Matthew s'applique aussi à Brady. Son potentiel offensif est peut-être un peu plus mince, mais ça ne l'empêche pas de déranger l'adversaire et de pouvoir s'imposer, comme avec ses trois buts à la Confrontation des 4 nations. Si les Sénateurs l'ont nommé capitaine, c'est assurément parce qu'ils ont confiance en ses capacités de leader pour une équipe aspirante au succès. La dernière campagne a été plus difficile offensivement pour Brady Tkachuk avec seulement 55 points, mais il a obtenu 83 et 74 points lors des deux saisons précédentes.

Matthew Boldy (AG) – Wild du Minnesota

Les performances de Boldy à la Confrontation des 4 nations (1 but et 2 aides en 4 matchs) ainsi que lors des dernières séries (5 buts et 2 aides en 7 matchs) ont probablement prouvé aux dirigeants américains qu'il était un homme qui méritait sa place parmi les 14 attaquants des États-Unis. Boldy ne sera pas le joueur qui va amener le plus de vitesse aux Américains, mais sa créativité, sa capacité à créer des jeux et l'aspect physique de son jeu seront certainement bénéfiques aux Américains. Il compte déjà deux participations au Championnat du monde de hockey avec les États-Unis et il incarne la constance année après année chez le Wild.

Kyle Connor (AG) – Jets de Winnipeg

Un total de 41 buts et 97 points en une saison, ça devrait être suffisant pour avoir un poste avec les Américains, pas vrai? Les talents de marqueur de Kyle Connor ne sont plus à prouver et il a maintenant sept saisons de plus de 30 buts derrière la cravate. Connor s'est aussi levé en séries avec 17 points en 13 matchs, un autre argument qu'il pourra utiliser en sa faveur. Il ne faudrait toutefois pas oublier que Connor ne semblait pas dans les bonnes grâces de l'entraîneur Mike Sullivan, qui l'avait laissé de côté pour la finale de la Confrontation des 4 nations, après un tournoi difficile. Malgré tout, les Américains ne peuvent se priver de l'attaquant des Jets, qui voudra certainement mettre de côté cette présence dans les gradins.

Jake Guentzel (AG) – Lightning de Tampa Bay

Guentzel a marqué trois des 12 buts des États-Unis lors de la Confrontation des 4 nations, une démonstration évidente que les États-Unis doivent lui faire une place. Champion de la Coupe Stanley en 2017, Guentzel a joué sous les ordres de Mike Sullivan pendant huit saisons à Pittsburgh. Si quelqu'un connaît la capacité de Guentzel de jouer du hockey inspiré dans les matchs importants, c'est donc Sullivan. Guentzel a l'habitude d'augmenter sa production offensive en séries (41 buts en 73 matchs) et on peut s'attendre au même rendement lors des Jeux olympiques. Guentzel est à son meilleur quand l'enjeu est grand : difficile d'avoir un enjeu plus important qu'une médaille d'or olympique.

Clayton Keller (AD) – Mammoth de l'Utah

Keller entre dans la fleur de l'âge et sa production offensive en témoigne. Keller a amassé au moins 30 buts pour la troisième saison de suite et ses 90 points sont un sommet personnel au cours de sa carrière. Keller n'a pas été sélectionné pour la Confrontation des 4 nations, mais l'histoire devrait être différente avec les Olympiques. Keller a été un élément clé pour trois conquêtes d'une médaille d'or américaine au cours de sa carrière (Moins de 18 ans, Mondial junior et Championnat du monde), ce qui devrait ajouter à sa candidature. Il était d'ailleurs le capitaine de l'équipe gagnante de l'or au Championnat du monde au printemps. Les États-Unis ne peuvent pas passer par-dessus un leader de la trempe de Keller. Son entraîneur avec l'Utah, André Tourigny, a confié que le style de jeu de Keller n'avait jamais été aussi complet qu'en ce moment.

Matthew Knies (AG) – Maple Leafs de Toronto

Knies a un ensemble de qualités qui font de lui un joueur particulièrement attrayant pour Bill Guerin. À 23 ans en février prochain, Knies serait certainement un des plus jeunes joueurs de la formation américaine. Il serait toutefois le seul attaquant des Américains à avoir déjà participé aux Jeux olympiques puisqu'il y était en 2022, alors qu'il jouait encore dans la NCAA. À 6 pieds 3 pouces et 227 livres, l'attaquant des Maple Leafs a un physique imposant et il a déjà prouvé qu'il n'avait pas peur de distribuer des coups d'épaule. Sa chimie avec son coéquipier Auston Matthews devrait également jouer en sa faveur puisque les Américains voudront certainement placer Matthews dans les meilleures conditions de réussite. Knies n'a pas le meilleur potentiel offensif parmi les joueurs américains, mais sa capacité à jouer sur le désavantage numérique fera de lui un joueur de rôle idéal.

Dylan Larkin (C) – Red Wings de Detroit

Personne n'incarne aussi bien la polyvalence dans cette équipe américaine que Dylan Larkin. À la Confrontation des 4 nations, Larkin a obtenu du temps de jeu autant en avantage numérique qu'en infériorité numérique et il a aussi été utilisé sur le top-6 de l'équipe. Larkin a montré beaucoup de constance lors des quatre dernières saisons, en amassant au moins 30 buts et en voyant son total de points osciller entre 69 et 79 points. Au cercle des mises au jeu, Larkin peut aussi être une option intéressante grâce à son pourcentage de mises au jeu gagnées de 54,5 % la saison dernière. Au total, Larkin a défendu les couleurs des États-Unis dans neuf compétitions différentes depuis le Défi mondial des moins de 17 ans en 2013. Larkin a sa place sur un des trios des Américains.

Tage Thompson (C) – Sabres de Buffalo

Les Américains ont craché sur lui pour la Confrontation des 4 nations, mais ils ne pourront pas passer par-dessus lui à nouveau. Thompson a connu la deuxième saison de sa carrière d'au moins 40 buts et il a touché la cible à un rythme de 18,6 % de ses tirs décochés, un rendement bien meilleur que son pourcentage de réussite de 11,8 % la saison précédente. Les Américains ont quelques bons fabricants de jeu, mais un tireur aussi élite que Thompson sera une grande arme de choix. Thompson pourra inscrire des buts pour les Américains et il serait l'unique droitier en compagnie de Vincent Trocheck, parmi les 14 attaquants. Oh, et Thompson s'est certainement fait quelques amis avec ses six buts en dix matchs, dont son but gagnant en prolongation au dernier Championnat du monde...

J.T. Miller (C) – Rangers de New York

Miller est un joueur qui peut être détestable, mais ô combien important pour une équipe. Son apport physique a certainement de quoi intéresser les dirigeants des États-Unis. Sa production offensive a chuté la saison dernière à Vancouver, mais il s'est repris de belle manière avec 35 points en 32 matchs après l'échange qui l'a envoyé à New York. Miller n'avait pas mérité sa place sur l'avantage numérique des Américains en février dernier, mais il est un joueur d'énergie qui peut être une carte intéressante pour tout entraîneur. Joueur relativement complet, Miller est le candidat parfait pour être greffé à une quatrième ligne.

Vincent Trocheck (C) – Rangers de New York

Trocheck était présent à la Confrontation des 4 nations et son utilité comme joueur de rôle sera encore une fois importante pour les Américains. Trocheck pourra être utilisé sur le désavantage numérique des États-Unis. Parmi les joueurs qui ont joué au moins 40 matchs la saison dernière, Trocheck pointe au deuxième rang pour le pourcentage de mises au jeu gagnées dans la LNH, avec une efficacité de 59,3 %, étant uniquement devancé par Jean-Gabriel Pageau. Trocheck est donc le genre de joueur qui pourra être ciblé pour les mises au jeu importantes ou les missions défensives des Américains. Il est un droitier et c'est certainement un autre argument qui joue en sa faveur puisque les Américains n'ont que très peu d'attaquants droitiers. Trocheck n'est pas un nom aussi sexy que celui de Matthews, mais il sera tout aussi important pour le succès des États-Unis.

Jack Hughes (C) – Devils du New Jersey

Jack Hughes a un talent inné offensivement et il y a bien peu de joueurs qui peuvent contrôler le jeu comme il peut le faire. Le jeu moins physique des compétitions internationales devrait être un facteur qui va contribuer positivement au jeu de Hughes lors des Jeux olympiques de Milan Cortina. En plus de pouvoir diriger son trio, Hughes devrait avoir un impact important sur l'avantage numérique des Américains. Lui et son frère Quinn devraient être les chefs d'orchestre de l'attaque à cinq afin de permettre à Auston Matthews de trouver le fond du filet. La seule chose qui pourrait priver Hughes d'une participation aux Olympiques semble être son état de santé. Il a raté une vingtaine de matchs lors de chacune des deux dernières saisons en raison d'opérations à l'épaule.

Les derniers attaquants retranchés

Jason Robertson (AG) – Stars de Dallas

Pauvre Jason Robertson... il serait écarté des États-Unis pour une deuxième fois en l'espace d'un an. Robertson n'a rien fait pour ne pas se mériter une place sur l'équipe américaine, mais il n'a rien fait non plus pour être un incontournable. Robertson a été très discret lors du dernier parcours éliminatoire des Stars avec seulement six points, et même s'il revenait d'une blessure, ce rendement ne l'aidera pas à se tailler un poste. Robertson aurait probablement un apport offensif bien plus important que certains joueurs de la formation américaine, mais la qualité du jeu défensif ou physique de certains joueurs sera priorisée pour jouer sur les deux derniers trios.

Cole Caufield (AG/AD) – Canadiens de Montréal

La décision d'écarter Caufield de la formation américaine est possiblement une des plus difficiles. Pas parce qu'il est un joueur des Canadiens, mais parce que Caufield a plusieurs atouts qui peuvent le rendre très utile sur une patinoire. Les Américains pourraient d'abord être tentés de profiter de son tir précis pour ajouter une arme de plus sur une des deux vagues d'avantage numérique. Comme c'est aussi le cas pour Trocheck, Caufield est un droitier et cette facette permettrait de varier les menaces pour les États-Unis. Le problème pour Caufield, c'est que le talent est probablement trop grand devant lui pour qu'il puisse se tailler un poste sur le top-6. Pour un poste d'ailier de troisième ou de quatrième trio, Guerin pourrait préférer des joueurs moins unidimensionnels que Caufield.

Chris Kreider (AG) – Ducks d'Anaheim

La dernière saison a été très difficile pour Chris Kreider, que ce soit dans la LNH ou à la Confrontation des 4 nations – où il s'est fracturé une main. À 34 ans, Kreider n'est plus le même joueur qui a déjà marqué 50 buts en une saison. Kreider n'a pas été en uniforme lors des deux premiers matchs de la Confrontation l'hiver dernier et avec la grande qualité des attaquants américains, il devra céder sa place pour les Jeux olympiques. À moins d'une renaissance la saison prochaine avec les Ducks, Kreider devrait être écarté.

Brock Nelson (C) Avalanche du Colorado

Un autre vétéran laissé à l'écart. Dans la quête de marquer plus de buts que lors de la Confrontation des 4 nations, les États-Unis vont préférer un autre joueur plus offensif à Nelson, dont le jeu global est très complet. La ligne de centre des États-Unis est déjà bien garnie et Nelson n'en fera pas partie, même si la présence d'un vétéran de presque 1000 matchs dans la LNH aurait été bien accueillie au sein d'une jeune formation.

DÉFENSEURS

Quinn Hughes (DG)  – Canucks de Vancouver

S'il y a une certitude dans le camp américain, c'est que Quinn Hughes sera le général de l'avantage numérique des États-Unis. Sa place est déjà confirmée pour le tournoi olympique et il est possiblement une des raisons qui expliquent l'absence de Lane Hutson parmi les invités au camp d'orientation. Hughes a un talent offensif comme bien peu de joueurs peuvent se vanter d'avoir et il est certainement un des seuls défenseurs à pouvoir lutter avec Cale Makar offensivement. Lors des trois dernières saisons, Hughes a totalisé 76, 90 et 76 points avec les Canucks. La fluidité sur patins de Hughes et sa vitesse seront des atouts importants pour les Américains. La saison dernière, il est d'ailleurs le défenseur à avoir atteint la vitesse de pointe la plus rapide de toute la LNH, à 24,56 mph.

Charlie McAvoy (DD)  – Bruins de Boston

McAvoy s'est blessé en milieu de tournoi à la Confrontation des 4 nations, mais il sera le défenseur le plus important en compagnie de Quinn Hughes. McAvoy peut affronter à peu près tout le monde physiquement et il a une intelligence du jeu considérée élite. McAvoy est en mesure de contribuer offensivement, mais son implication va encore plus loin que son jeu offensif puisqu'il est un défenseur fiable défensivement qui pourra se faire confier de grosses missions. McAvoy sera certainement un des défenseurs les plus utilisés par les Américains à Milan-Cortina.

Adam Fox (DD)  – Rangers de New York

Fox n'a pas joué à la hauteur des attentes à la Confrontation des 4 nations et pour la première fois en quatre saisons, il n'a pas été en mesure d'atteindre le plateau des 70 points avec les Rangers. Son intelligence devrait logiquement l'aider à dynamiser les Américains offensivement, même s'il ne sera pas le quart-arrière sur le premier avantage numérique. Fox peut jouer dans toutes les situations et avec Sullivan comme nouvel entraîneur à New York, il aura suffisamment de temps pour travailler sur certains aspects qui lui permettront d'être sélectionné.

Jaccob Slavin (DG)  – Hurricanes de la Caroline

Slavin est le rêve de tout entraîneur tellement son jeu défensif est irréprochable. Si la LNH décernait un trophée pour le meilleur défenseur défensif, Slavin serait certainement en nomination année après année. Slavin est un joueur qui peut bloquer beaucoup de tirs (136 en 2024-2025) et il aura certainement sa place sur le premier désavantage numérique des Américains. La saison dernière, Slavin a terminé au premier rang de la LNH pour les rondelles soutirées à un adversaire (65 takeaways). Slavin pourra être utilisé contre les meilleurs éléments adverses afin de contrer les opportunités des adversaires. À la Confrontation des 4 nations, Slavin n'a pas été sur la patinoire pour un seul but du Canada en deux matchs.

Zach Werenski (DG)  – Blue Jackets de Columbus

À 28 ans, Werenski sort de sa saison la plus productive de sa carrière dans la LNH avec 23 buts, 82 points et une nomination pour le trophée Norris. Werenski n'aura pas le même rôle offensif avec les Américains puisqu'il ne jouera pas sur le premier avantage numérique, mais il pourrait bien se retrouver sur la deuxième vague. C'est le rôle qu'il avait lors de la Confrontation des 4 nations et il avait conclu le tournoi comme meilleur pointeur de la compétition, avec six points en quatre matchs. Au printemps, il a ensuite été nommé Meilleur défenseur du Championnat du monde, remporté par les États-Unis. En plus d'être capable de produire offensivement, Werenski a un jeu défensif fiable qui lui permet aussi d'évoluer en désavantage numérique.

Brock Faber (DD)  – Wild du Minnesota

Faber était le plus jeune défenseur des États-Unis lors de la Confrontation des 4 nations, mais il a montré qu'il pouvait se mesurer aux meilleurs joueurs de la planète. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'il a été le joueur le plus utilisé par les États-Unis, avec un temps de jeu moyen de 23 minutes et 20 secondes. Doté d'un grand dynamisme offensif, Faber a évolué aux côtés de Slavin l'hiver dernier et c'est une paire qui pourrait bien être de retour chez les États-Unis en 2026. La vitesse de Faber et son instinct offensif lui permettent d'être efficace d'un côté de la patinoire, tout en étant un défenseur qui peut évoluer à court d'un homme et qui se veut fiable défensivement. Avec tout le talent offensif à la ligne bleue des Américains, Faber pourra se démarquer dans une chaise plus défensive.

Jake Sanderson (DG) – Sénateurs d'Ottawa

Connaissez-vous beaucoup de joueurs dans la LNH avec au moins 150 tirs bloqués et au moins 50 points la saison dernière? Il n'y en a qu'un seul : Jake Sanderson et il a bloqué 163 tirs. L'arrière de 23 ans a continué de devenir un pilier de la brigade défensive des Sénateurs avec sa récolte de 57 points et il est considéré comme une étoile montante de la LNH. Participant aux Jeux olympiques de 2022 avec les États-Unis, Sanderson a tout d'un défenseur polyvalent puisque son jeu défensif sera un autre atout pour les États-Unis, lui qui peut aussi évoluer sur le désavantage numérique.

Seth Jones (DD) – Panthers de la Floride

Les dernières séries de Seth Jones ont tout pour convaincre les dirigeants des Américains que le défenseur est un joueur qui se présente quand ça compte. En plus de contribuer offensivement, Jones s'est impliqué avec 31 tirs bloqués et 48 mises en échec. Jones ne fera probablement pas partie des six défenseurs qui vont voir le plus de temps de jeu, mais il serait une belle police d'assurance du côté droit de la brigade. Pour un défenseur de sa taille, Jones a une belle mobilité que sera nécessaire sur une glace olympique.

Les derniers défenseurs retranchés

Noah Hanifin (DG) Golden Knights de Vegas

Écarter Hanifin est une décision difficile à la ligne bleue. Dans un contexte olympique, avoir un défenseur polyvalent qui fait tout bien est une denrée importante. Mais avec la venue de Quinn Hughes du côté gauche, c'est Hanifin qui doit écoper.

Neal Pionk (DD) Jets de Winnipeg

Pionk est la définition même d'un défenseur constant depuis plusieurs saisons. Son expérience et son jeu défensif risquent d'attirer les regards et son nom sera considéré. Il n'a toutefois pas sa place dans le top-6 et d'autres défenseurs ont plus de valeur que lui pour des postes de 7e ou de 8e défenseur.

Luke Hughes (DG) – Devils du New Jersey

Le désir de réunir les trois frères Hughes est probablement immense, mais il faudra attendre à 2030 pour voir cette réalisation. Hughes est un habile patineur qui est dynamique offensivement et qui peut créer de l'espace pour ses coéquipiers. Voir le trio de frères Hughes sur la patinoire en même temps serait délectable, mais d'autres défenseurs pourront être plus efficaces que Luke Hughes dans son rôle pour les Olympiques en février prochain. Rendez-vous en 2030, Luke.

GARDIENS

Connor Hellebuyck – Jets de Winnipeg

Il ne devrait pas y avoir de grand débat sur la présence de Connor Hellebuyck aux Jeux olympiques avec les Américains. Hellebuyck a prouvé lors des dernières saisons qu'il pouvait jouer un haut volume de matchs, avec plus de 60 matchs par saison depuis quatre ans. Hellebuyck vient tout juste de connaître la meilleure saison de sa carrière avec une moyenne de buts alloués de 2,00 et un taux d'efficacité de ,925 afin de gagner le troisième Vézina de sa carrière, et un deuxième de suite. La place de Hellebuyck parmi les trois gardiens des États-Unis est assurée. Celle de partant? Elle est loin de revenir assurément à Hellebuyck. Le plus gros défaut du gardien des Jets de Winnipeg, c'est son manque de constance : Hellebuyck semble incapable de performer dans les grands moments. Dans les trois derniers parcours éliminatoires des Jets, l'efficacité de Hellebuyck a chuté sous ,900 et sa moyenne de buts alloués a été supérieure à 3,00. Le filet lui appartient-il?

Jake Oettinger – Stars de Dallas

Jake Oettinger est sans doute la plus grande compétition à Connor Hellebuyck pour le poste de gardien de but partant. Il a aidé les Stars de Dallas à atteindre la finale de l'Ouest trois saisons de suite et ses statistiques ont été plus que raisonnables dans les deux derniers parcours éliminatoires des Stars. Oettinger n'a pas été l'élu pour le poste de partant à la Confrontation des 4 nations, mais un fort début de saison pourrait bien lui permettre de doubler Hellebuyck dans la lutte pour le poste de partant. Même s'il est plus jeune que Hellebuyck de presque six ans, Oettinger possède plus d'expérience en séries avec 65 matchs, contre 58 duels pour le cerbère des Jets. Il n'a jamais connu une saison avec une MBA supérieure à 3,00 ou une efficacité inférieure à ,905. Il est peut-être temps pour Oettinger d'écrire le chapitre du hockey international.

Jeremy Swayman Bruins de Boston

La saison 2024-2025 de Jeremy Swayman s'est amorcée du mauvais pied, avec une dispute contractuelle qui s'est finalement réglée tout juste avant le début de la saison, en octobre, avec 66 M$. Et celui en qui les Bruins ont vu un énorme potentiel a connu la pire saison de sa carrière. Après quatre campagnes de suite avec une efficacité d'au moins ,914 et une MBA de 2,53 ou moins, Swayman a eu une saison à l'image de celle des Bruins. Il a remis une moyenne de buts alloués de 3,11 et une efficacité de ,892 en 58 matchs. Mais Swayman n'a pas eu beaucoup d'aide de ses coéquipiers l'an dernier et il demeure un gardien de grande qualité. Il sait exceller dans les grands moments, comme lors des séries en 2024 avec sa moyenne de buts alloués de 2,15 et son efficacité de ,933. Et le plus important, c'est qu'il est celui qui a mené les États-Unis à une première médaille d'or en 92 ans au Championnat du monde de hockey au printemps. Est-ce assez pour avoir convaincu les dirigeants américains?

Les derniers gardiens retranchés

Thatcher Demko – Canucks de Vancouver

Où serait Demko dans la hiérarchie si ce n'était pas des blessures? Un an après avoir terminé au deuxième rang des votes pour le Vézina, Demko a été limité à 23 matchs la saison dernière en raison de diverses blessures, dont une plus importante au genou qui lui a fait rater le début de la saison. Demko n'a donc pas connu une grande saison l'an dernier, mais il avait remis une moyenne de buts alloués de 2,45 et une efficacité de ,918 en 51 sorties la saison précédente. Un bon début de saison pour prouver la forme et la santé de Demko pourrait lui permettre d'obtenir un des billets. D'ici là, Demko n'a toujours pas mérité sa place.

Dustin Wolf Flames de Calgary

Si les Flames ont lutté jusqu'à la toute fin pour une place en séries, c'est en grande partie grâce à Dustin Wolf. À sa première saison complète dans la LNH, Wolf a présenté un dossier impeccable de 29-16-8 avec une moyenne de buts alloués de 2,64 et une efficacité de ,910 en 53 matchs – ce qui lui a valu une nomination au trophée Calder. Wolf fera partie de l'élite de la LNH avant longtemps et c'est peut-être son âge (24 ans) et son manque d'expérience qui jouent contre lui dans cette course pour faire partie des États-Unis.

Joey Daccord Kraken de Seattle

À première vue, l'invitation de Joey Daccord au camp d'orientation peut sembler plus banale, en raison de la grande qualité des gardiens. Mais en réalité, Daccord a tout à gagner. Il est loin d'être un favori pour décrocher une place avec les Américains, mais un bon début de saison pourrait l'aider à s'inviter dans la course pour le poste de troisième gardien. Après des voyagements entre la LAH et la LNH au début de sa carrière, Daccord a fait sa niche avec le Kraken de Seattle depuis deux saisons, avec un total de 107 matchs.

John Gibson – Red Wings de Detroit

Puisqu'il a fait partie d'une formation en longue reconstruction, Gibson a souvent été un gardien trop peu apprécié au cours de sa carrière dans la LNH. Entre 2019-2020 et 2023-2024, Gibson n'a jamais eu un taux d'efficacité supérieur à ,905 et il a été sous ,900 à deux occasions. À 32 ans, Gibson a tout de même montré la saison dernière qu'il faisait partie de l'élite avec une fiche de 11-11-2, une moyenne de buts alloués de 2,73 et une efficacité de ,912 malgré le dossier sous la barre des ,500 des Ducks. Avec les Red Wings la saison prochaine, Gibson pourrait bien en profiter pour redorer son image.

FORMATION PROPOSÉE EN DATE DU 30 AOÛT 2025

M. Tkachuk - Eichel - B. Tkachuk

Knies - Matthews - Guentzel

Boldy - J. Hughes - Connor

Larkin - Trocheck - Miller

Thompson - Keller

Hughes - McAvoy

Slavin - Faber

Werenski - Fox

Sanderson - Jones

Oettinger

Hellebuyck

Swayman