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Qui représentera le Canada aux JO?

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Un départ du tonnerre sera nécessaire À Sports 30, Luc Gélinas discute du camp de préparation d'Équipe Canada et des choses à faire pour les représentants des Canadiens pour se tailler une place.

Les amateurs de hockey ont attendu près de 10 ans avant de voir une compétition internationale regroupant les meilleurs joueurs au monde.

Plus de neuf ans après la Coupe du monde de hockey de 2016, les meilleurs athlètes du Canada, des États-Unis, de la Suède et de la Finlande se sont rassemblés dans le cadre de la Confrontation des 4 nations, un tournoi qui a vu l'Unifolié vaincre ses rivaux américains en finale.

Un an plus tard, ce seront les partisans de 12 pays qui auront la chance de voir leurs favoris sur la patinoire, alors que les joueurs de la LNH effectueront leur grand retour aux Jeux olympiques de Milan-Cortina (5 au 22 février 2026).

Pour la première fois depuis les JO de Sotchi en 2014, la crème de la crème du hockey sera en action au même moment en Italie dans une compétition qui s'annonce relevée.

Champion olympique lors de la dernière édition ayant accueilli les joueurs du circuit Bettman, le Canada débarquera sur le Vieux Continent comme l'un des favoris pour mettre la main sur la médaille d'or.

Le 16 juin dernier, Hockey Canada a annoncé les six joueurs qui formeront le noyau du Canada en Italie. Connor McDavid, Sidney Crosby, Nathan MacKinnon, Brayden Point, Sam Reinhart ainsi que Cale Makar seront assurément de l'équipe olympique s'ils sont en santé en février prochain.

Ce sont le directeur général Doug Armstrong, les directeurs généraux adjoints Julien BriseBois, Jim Nill et Don Sweeney, le directeur du personnel des joueurs Kyle Dubas et l'entraîneur-chef Jon Cooper qui auront comme mission de compléter cette formation de 14 attaquants, huit défenseurs et trois gardiens de but.

Du 26 au 28 août, Hockey Canada a invité 42 joueurs de la LNH à un camp d'orientation en vue des JO. Les joueurs des Canadiens de Montréal Nick Suzuki, Noah Dobson et Samuel Montembeault étaient parmi les invités. Lors de cet événement hors glace, des présentations, des activités de consolidation d'équipe, des réunions et des rencontres avec les médias ont eu lieu pour préparer la saison à venir. Cela a aussi permis à certains joueurs de donner une bonne impression aux dirigeants.

Hockey Canada aura d'importantes décisions à prendre pour la composition de son effectif. Après avoir vu les Américains jouer de façon très robuste en février dernier, est-ce que le Canada souhaitera ajouter des joueurs plus physiques à sa formation? Qui seront les deux autres gardiens derrière Jordan Binnington? Le gardien des Blues possède une longueur d'avance sur les autres après sa performance en finale lors de la Confrontation des 4 nations. La présence de son directeur général avec les Blues à la tête de l'équipe l'avantage aussi quelque peu.

D'ici là, le RDS.ca s'est lancé le défi de prédire la formation canadienne en vue des Jeux olympiques de 2026 (14 attaquants, 8 défenseurs et 3 gardiens), avec en boni, les derniers joueurs retranchés. Même s'ils ne font pas partie de la formation au moins d'août, ces athlètes pourraient très bien défendre l'honneur de leur pays en février.

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ATTAQUANTS

Sidney Crosby (C) – Penguins de Pittsburgh

À 38 ans, Crosby en sera vraisemblablement à son dernier tour de piste aux Jeux olympiques. Capitaine du Canada lors de sa dernière présence aux JO en 2014, le natif de Cole Harbour arborera assurément le « C » s'il est dans l'avion pour l'Italie en février 2026. Son coup de patin n'est plus le même qu'il y a 12 ans, mais Crosby a prouvé qu'il est encore en mesure de contribuer sur les plus grandes scènes en terminant à égalité au deuxième rang des pointeurs à la Confrontation des 4 nations avec cinq points en quatre matchs. Détenteur de deux médailles d'or acquises en 2010 et 2014, le 87 tentera de terminer son aventure olympique sur la plus haute marche du podium.

Connor McDavid (C) – Oilers d'Edmonton

Meilleur joueur au monde depuis plusieurs saisons, McDavid aura 29 ans en février prochain lorsqu'il participera à ses premiers Jeux olympiques. McDavid s'amènera en Italie avec cinq trophées Art-Ross, quatre trophées Ted-Lindsay, trois trophées Hart, un trophée Maurice-Richard et un trophée Conn-Smythe dans son armoire à trophées à Edmonton et l'or olympique doit déjà avoir sa place désignée sur une étagère. Auteur du but gagnant en prolongation contre les États-Unis à la Confrontation des 4 nations, McDavid peut changer l'issu d'un match à tout moment avec sa vitesse, son intelligence sur la patinoire et ses talents de buteurs, qui lui ont permis d'inscrire 64 buts en 2022-23. Après avoir perdu en finale de la Coupe Stanley lors des deux dernières saisons, parions que « McJesus » sera plus motivé que jamais de ramener l'or au pays.

Nathan MacKinnon (C) – Avalanche du Colorado



Le joueur vedette de l'Avalanche est celui qui s'approche le plus du trône de McDavid depuis quelques saisons. On peut même dire sans se tromper que MacKinnon a porté la couronne de McDavid à quelques reprises lors des dernières années. MacKinnon a remporté le Hart en 2023-24 après une saison de 140 points et a remporté la Coupe Stanley en 2021-22. MacKinnon devrait amorcer le tournoi olympique aux côtés de son grand ami Crosby. Lui aussi natif de la Nouvelle-Écosse, MacKinnon a le talent pour prendre contrôle d'un match à lui seul. Ses statistiques en séries éliminatoires démontrent qu'il répond présent lors grandes occasions ; ses 125 points en 95 matchs sont bons pour le quatrième rang dans la LNH depuis 2014.

Brayden Point (C/AG/AD) – Lightning de Tampa Bay

Point est capable de marquer des buts et il le prouve saison après saison. Depuis le début de la saison 2022-23, ses 139 buts le placent au quatrième rang dans la LNH derrière David Pastrnak (151), Draisaitl (145) et Auston Matthews (142). Point est un attaquant polyvalent qui peut jouer sur un deuxième trio ou une troisième unité avec l'équipe canadienne. Utilisé en moyenne plus de 19 minutes par rencontre par Cooper à Tampa, il peut être utilisé tant au centre qu'à l'aile. Point est également un poison près du filet. L'an dernier, il a marqué 28 de ses 42 buts alors qu'il se trouvait dans l'enclave ou encore plus près du filet.

Sam Reinhart (AD) – Panthers de la Floride


Cinquième et dernier attaquant nommé sur la liste préliminaire de six joueurs de Hockey Canada, Reinhart a vu sa carrière prendre son envol avec les Panthers en 2021-22. Deuxième choix au total de l'encan de 2014 devant un certain Leon Draisaitl, Reinhart a amassé 324 points en 321 rencontres depuis son départ de Buffalo. Les statistiques individuelles sont bien, mais ce sont surtout ses deux bagues de la Coupe Stanley qui prouvent que son arrivée à Sunrise a changé sa carrière. Reinhart est un joueur efficace dans les deux sens de la patinoire et a reçu des votes pour le trophée Selke lors des quatre dernières saisons, terminant au deuxième rang du scrutin l'an dernier. Le Vancouverois sera utilisé à toutes les sauces par Jon Cooper.

Mitch Marner (AD) – Golden Knights de Vegas

C'est sous de nouvelles couleurs dans la LNH que Marner se taillera une place avec l'équipe canadienne. Marner est maintenant un membre des Golden Knights après neuf saisons avec les Maple Leafs de Toronto. Marner avait flirté avec le plateau des 100 points à trois reprises avant de finalement l'atteindre pour la première fois l'an dernier (102 en 81 matchs). Ses talents de fabricant de jeu ne font aucun doute et Marner devrait amorcer le tournoi sur le top-6. Ses performances en séries (63 points en 70 parties) à Toronto ont déçu les amateurs des Leafs, mais Marner aura sans aucun doute une chance de se faire valoir offensivement. L'Ontarien de 28 ans est également très responsable défensivement et a même terminé au troisième rang dans l'obtention du trophée Selke en 2022-23.

Brandon Hagel (AG/AD) – Lightning de Tampa Bay

Le couteau suisse de l'équipe canadienne et de Cooper à Tampa Bay, Hagel a gagné de nombreux admirateurs en février dernier en jetant les gants devant Matthew Tkachuk pour amorcer le match de la ronde préliminaire contre les États-Unis. Même s'il apporte du chien à l'équipe canadienne, Hagel n'est pas reconnu pour ses talents de pugiliste ; il a marqué 35 filets et amassé 90 points en 2024-25. Cette superbe saison a été réussie même s'il n'a pas inscrit un seul de ses buts sur l'attaque massive. Il a trouvé le fond du filet à 32 reprises à forces égales et à trois reprises en désavantage numérique. Avec un temps de jeu moyen de 20:45, il a été le troisième joueur le plus utilisé par Cooper avec le Lightning derrière Victor Hedman (23:05) et Nikita Kucherov (21:11).

Sam Bennett (C/AG) – Panthers de la Floride

Gagnant du trophée Conn-Smythe en 2025 après la victoire des Panthers de la Floride, Bennett aurait été parmi les six premiers élus de l'équipe canadienne et personne n'aurait levé un sourcil. En bon français, l'attaquant des Panthers est un gamer dans l'âme. Sa production en saison régulière ne lui ferait pas une place au sein de cette formation, mais Bennett élève son jeu d'un cran dans les moments importants. Il a marqué 15 buts en 23 rencontres éliminatoires le printemps dernier et s'est signalé avec le Canada à la Confrontation des 4 nations. L'attaquant de 29 ans peut jouer autant au centre qu'à aile et son imposante présence en échec avant donnera du fil à retordre à toutes les brigades défensives du tournoi.

Nick Suzuki (C) – Canadiens de Montréal

Après une superbe saison de 89 points en 82 matchs, Suzuki mériterait de se tailler un poste avec le Canada. Le capitaine des Canadiens a connu une brillante deuxième moitié de campagne pour aider le CH à se qualifier pour les séries éliminatoires alors que personne ne voyait son équipe participer au bal printanier. Pour la première fois de sa carrière, Suzuki a terminé une saison avec un différentiel positif (+19), démontrant l'étoffe d'un véritable centre numéro un qui peut être employé dans toutes les situations de jeu. Le numéro 14 du Tricolore est le premier joueur de cette formation à ne pas avoir participer à la Confrontation des 4 nations. Suzuki devra toutefois maintenir la cadence et connaître un bon début de saison 2025-26, parce que la compétition s'annonce féroce au sein des deux derniers trios de l'équipe canadienne.

Brad Marchand (AG) – Panthers de la Floride


Tout comme Crosby, Marchand en serait assurément à son dernier tour de piste avec l'équipe canadienne aux Jeux olympiques, même si le vétéran de 37 ans a signé un contrat de six ans (!!) avec les Panthers pendant la saison morte. Pour Marchand, ce serait sa toute première présence aux JO. En 2014, il avait été invité au camp estival de l'équipe, mais n'a pas été retenu sur l'équipe finale. Marchand a prouvé lors des séries éliminatoires qu'il avait encore beaucoup d'essence dans le réservoir avec 10 buts et 20 points en 23 matchs. Il a inscrit six de ses buts lors de la finale contre les Oilers, en route vers sa deuxième bague de la Coupe Stanley. Sur un quatrième trio et avec un temps de jeu réduit, ses qualités de meneur seront les bienvenues avec le Canada.

Mark Scheifele (C/AD) – Jets de Winnipeg

Âgé de 32 ans, Scheifele serait le troisième attaquant le plus âgé de cette formation canadienne après Crosby et Marchand. Vétéran de 879 matchs dans la LNH avec les Jets, Scheifele mérite d'avoir l'occasion de représenter son pays sur la plus grande scène du hockey après avoir été laissé de côté à la Confrontation des 4 nations. Il ne s'agit pas d'un choix pour récompenser la carrière de Scheifele ; l'Ontarien vient de connaître la meilleure saison de sa carrière avec 87 points. Scheifele est un joueur très intelligent sur la patinoire et il pourrait très bien s'adapter à un rôle plus effacé au sein des deux derniers trios. Scheifele peut autant marquer (sommet personnel de 42 buts en 2023) que distribuer la rondelle (quatre saisons d'au moins 45 mentions d'aide).

Anthony Cirelli (C) – Lightning de Tampa Bay

Le centre de 28 ans est l'un des joueurs favoris de Cooper à Tampa Bay est s'est ainsi mérité sa place avec le Canada lors de la Confrontation des 4 Nations. Il vient de connaître sa meilleure saison offensive dans la LNH avec 27 buts et 58 points en 80 rencontres et a remporté deux championnats avec le Lightning. Il possède le C.V. parfait pour évoluer en désavantage numérique et au sein d'un quatrième trio. Son efficacité dans le cercle des mises en jeu (49,4% en carrière) pourrait jouer contre lui, mais Cirelli pourrait être le choix « bonbon » de Cooper en vue des Olympiques.

Robert Thomas (C/AD) – Blues de St. Louis

Premier centre des Blues depuis sa saison de 77 points en 72 rencontres en 2021-22, Thomas n'est pas reconnu à sa juste valeur par beaucoup d'amateurs de hockey. Parmi les centres de la LNH, il vient au neuvième rang des meilleurs pointeurs lors des deux dernières campagnes avec 167 points en 152 matchs, un point devant Suzuki. Thomas se débrouille assez bien dans le cercle des mises en jeu avec un pourcentage de succès de 54,8 % l'an dernier. Thomas est âgé de 26 ans et vient de connaître sa meilleure saison au niveau des points par match avec 81 points en seulement 70 rencontres. Sa bague de la Coupe Stanley remportée en 2019 ne peut certainement pas lui nuire.

Macklin Celebrini (C/AG) – Sharks de San Jose

Celebrini serait le dernier joueur sélectionné au sein de cette équipe et il est de loin le plus jeune de cette mouture canadienne ; le natif de Vancouver a eu 19 ans le 13 juin dernier. Celebrini ne verrait pas beaucoup d'action dans cette formation, mais l'expérience acquise pourrait lui être bénéfique pour le reste de sa carrière, tant dans la LNH que sur la scène internationale. Le premier choix au total en 2024 sera assurément l'un des meneurs de l'Unifolié en 2030, 2034 et 2038 si les joueurs de la LNH poursuivent l'expérience olympique. En 2006 à Turin, Hockey Canada avait décidé de laisser au pays un certain joueur de 19 ans nommé Sidney Crosby... et le Canada a terminé en septième position. Celebrini n'est pas le même joueur que Crosby à 19 ans, mais ses jeunes jambes pourraient amener toute une étincelle au Canada dans ce genre de tournoi.

Les derniers attaquants retranchés

Mark Stone (AD) – Golden Knights de Vegas

Seth Jarvis (C/AD) – Hurricanes de la Caroline

Travis Konecny (AD) – Flyers de Philadelphie 

Ces trois joueurs ont tous représenté le Canada à la Confrontation des 4 nations et n'auraient pas de place au sein de notre formation préliminaire.

Vétéran de 33 ans, Stone est toujours un excellent joueur de hockey et son Q.I. hockey est plus élevé que la moyenne encore aujourd'hui. Son coup de patin n'a jamais été sa force et à certains moments, ça allait très vite pour le capitaine des Knights en février dernier et c'est pourquoi il cède sa place.

Exclure Jarvis n'a pas été une décision facile. L'attaquant des Canes vient de connaître une deuxième saison consécutive de 67 points et amènerait beaucoup de versatilité au sein de l'alignement du Canada. Âgé de tout juste 23 ans, Jarvis sera un candidat de choix pour les prochains Jeux olympiques.

Konecny excelle dans plusieurs facettes du jeu avec les Flyers, alors qu'il est employé autant en désavantage numérique que sur l'attaque à cinq. Il n'a également pas peur de se salir le nez dans les coins de patinoire et s'inspire de Marchand dans son style de jeu. Konecny a toutefois été laissé de côté lors de trois des cinq matchs du Canada à la Confrontation des 4 nations. Avec la présence de Bennett et Marchand, le Canada choisira d'autres options pour les postes de 13e et 14e attaquants.

Connor Bedard (C/AD) – Blackhawks de Chicago

Le discours qui s'applique à Celebrini pourrait être le même pour Bedard. À tout juste 20 ans, Bedard aura amplement d'occasions de défendre les couleurs de son pays dans le futur. Même si Celebrini n'est pas extraordinaire au cercle de mises en jeu (48,2%), il est de loin meilleur que Bedard à ce niveau (38,6 % en deux saisons). Le coup de patin de Celebrini serait d'ailleurs beaucoup plus intéressant que celui de Bedard au sein des deux derniers trios. Bedard est à son meilleur sur l'attaque massive et sur le top-6. Le premier choix au total en 2023 aura sa chance, mais pas en 2026.

Wyatt Johnston (C) – Stars de Dallas

Johnston a eu 22 ans au mois de mai et ne fait qu'augmenter sa production depuis son arrivée dans la LNH (41 points en 2022-23, 65 en 2023-24 et 71 l'an dernier). On est prêt à gager un vieux 2$ en papier que Johnston aura sa place au sein du top-9 en février 2030.

Tom Wilson (AD) – Capitals de Washington

Wilson pourrait fort bien être sélectionné par les dirigeants de Hockey Canada. Un véritable attaquant de puissance, Wilson a marqué 33 buts et récolté 65 points en 81 matchs l'an dernier. Il a écopé de 100 minutes de pénalité et a distribué 233 coups d'épaule. Il apporterait une dimension unique à l'équipe, mais peut parfois faire preuve d'indiscipline. Les règles du hockey international sont beaucoup plus sévères que celles de la LNH, ce qui jouera contre lui.

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DÉFENSEURS

Cale Makar (DD) – Avalanche du Colorado


Makar sera le général de la défense canadienne en Italie. À 26 ans, le natif de Calgary vient de connaitre la meilleure campagne de sa carrière avec une récolte de 92 points en 80 matchs. Il est également devenu le premier arrière depuis Mike Green en 2008-09 à marquer 30 buts en une saison. Makar sera le quart-arrière de l'attaque massive et devrait jouer tout près de 25 minutes pas match. Gagnant de deux trophées Norris, d'une Coupe Stanley, d'un trophée Conn-Smythe et du trophée Calder, l'or olympique est le prochain objectif sur son tableau de chasse.

Devon Toews (DG) – Avalanche du Colorado



Partenaire de Makar avec l'Avalanche, Toews n'est pas sur cette équipe uniquement en raison de sa chimie avec Makar. Responsable des deux côtés de la patinoire, Toews excelle avec son bâton et possède un très bon coup de matin qui lui permet d'être efficace en relance. L'ancien des Islanders de New York sera l'un des hommes de confiance de Cooper en désavantage numérique et il est aussi capable de tirer son épingle du jeu offensivement. En cinq saisons à Denver, le défenseur de 31 ans a amassé au moins 50 points à trois reprises.

Evan Bouchard (DD) – Oilers d'Edmonton

Probablement le choix le plus controversé au sein de cette brigade défensive. Le quart-arrière des Oilers n'est pas à l'abri de la crampe au cerveau et ses revirements peuvent parfois être couteux, mais son talent est indéniable. Bouchard a amassé 67 points l'an dernier après une récolte de 82 la saison précédente. Le défenseur de 25 ans a également prouvé qu'il peut performer quand ça compte alors qu'il compte 81 points en 75 matchs en carrière en séries. Dans un tournoi où marquer des buts peut parfois être difficile, le Canada ne pourra pas se passer d'un talent de la sorte.

Josh Morrissey (DG) – Jets de Winnipeg

L'épanouissement du jeu offensif de Morrissey est fascinant depuis trois saisons. En 2021-22, le premier choix des Jets en 2013 (13e) a établi un sommet personnel avec 12 buts et 37 points en 79 matchs. La saison suivante, il a explosé avec 76 points, dont 16 buts, en 78 rencontres. Morrissey a ensuite prouvé que cette saison n'était pas une anomalie et a enchaîné avec des campagnes de 69 et 62 points. Avant cette grande éclosion, Morrissey était reconnu comme l'un des meilleurs patineurs de la LNH et cela n'a pas changé. Il excelle des deux côtés de la patinoire et serait une partie intégrante du désavantage numérique de Jon Cooper. Si jamais on décide d'utiliser un défenseur gaucher sur la deuxième unité d'attaque massive, Morrissey serait le candidat numéro 1.

Colton Parayko (DD) – Blues de St. Louis

Défenseur format géant de 6 pieds et 6 pouces, Parayko a beaucoup impressionné à la Confrontation des 4 nations par son jeu physique et sa capacité à dégager le devant du filet en zone défensive. Malgré son gros gabarit, Parayko possède aussi un bon coup de matin et est en mesure de jouer contre les meilleurs éléments des équipes adverses. Avec 16 buts en seulement 64 parties avec les Blues l'an dernier, l'Albertain a démontré qu'il est capable de tirer son épingle du jeu en zone offensive grâce à un bon lancer frappé. Parayko est l'un des favoris de son directeur général Doug Armstrong, qui devrait encore une fois sélectionner son défenseur avec le Canada. Parayko aurait un rôle très important en désavantage numérique.

Shea Theodore (DG) – Golden Knights de Vegas

Depuis qu'il s'est joint aux Golden Knights en 2017-2018, Theodore a connu une progression constante, qui a atteint un sommet l'an dernier avec 57 points en 67 matchs. Son sens du jeu et ses capacités offensives sont ses plus grandes forces. Sélectionné par les dirigeants de Hockey Canada à la Confrontation des 4 nations, Theodore s'est toutefois blessé lors du premier match de l'équipe. Il n'est pas nécessairement le meilleur dans son territoire, mais en évoluant aux côtés de Parayko, il pourrait davantage se porter à l'attaque. Le natif d'Aldergrove en Colombie-Britannique est très dangereux en relance offensive et possède une bonne première passe, ce qui lui permet de sauver ses propres revirements. Il est également très bon pour atteindre la cible avec ses lancers, ce qui créé beaucoup de chances de marquer pour ses coéquipiers.

Drew Doughty (DD) – Kings de Los Angeles

À sa première présence aux Jeux olympiques en 2010, Doughty était le plus jeune défenseur de l'équipe à 21 ans. Il avait tellement impressionné les entraîneurs canadiens qu'il a évolué aux côtés du capitaine de l'équipe Scott Niedermayer, de 16 ans son aîné, au cours du tournoi. En 2014 à Sotchi, un Doughty au sommet de son art a mené tous les joueurs du Canada avec quatre buts dans le tournoi olympique. Maintenant âgé de 35 ans (36 au moment du tournoi), Doughty serait le doyen de cette brigade défensive canadienne et il a encore beaucoup d'essence dans le réservoir. Après avoir subi une grave blessure à une cheville lors du calendrier préparatoire, le gagnant de deux trophées Norris, deux Coupes Stanley et deux médailles d'or olympique a mené les Kings avec un temps de jeu moyen de 24:03. Dans un rôle plus effacé, il a également disputé les quatre matchs du Canada à la Confrontation des 4 nations. Ses qualités de meneur et son expérience seraient des atouts de taille pour la formation canadienne.

Thomas Harley (DG) – Stars de Dallas

Harley vient tout juste d'avoir 24 ans et serait le plus jeune défenseur de cette équipe canadienne. Depuis sa première saison complète en 2023-24, Harley s'affirme comme l'un des meilleurs jeunes défenseurs du circuit Bettman. Harley est excellent dans les trois zones et adore coupé des jeux en zone neutre. Il est aussi l'un des meilleurs marqueurs chez les défenseurs avec 31 buts lors des deux dernières campagnes, un total qui le place au huitième rang dans la LNH. Harley a gagné énormément de points auprès des dirigeants canadiens quand il a mis fin à ses vacances pour rejoindre le Canada à la Confrontation des 4 nations. Il a finalement disputé deux matchs en raison des absences de Makar (un match) et Morrissey (un match) et a offert de belles performances. Lors de sex deux matchs, il a été utilisé pendant 20:07 et a amassé une aide. Ses 14 points lors des dernières séries ont également montré qu'il répond présent lors des grands moments.

Les derniers défenseurs retranchés

Noah Dobson (DD) – Canadiens de Montréal

Après des saisons de 51, 49 et 70 points, la présence de Dobson au sein de l'équipe canadienne en vue de la Confrontation des 4 nations ne semblait qu'une formalité. Dobson a toutefois connu un début de saison difficile avec les Islanders de New York et n'a pas été retenu pour la compétition. Maintenant le joueur le mieux payé du CH, Dobson aura les projecteurs braqués sur lui l'automne prochain. S'il connaît un bon début de saison à Montréal et qu'il améliore son jeu défensif, l'arrière de 25 ans pourrait bien déloger Bouchard dans cette équipe canadienne. À 6 pieds 4 pouces, Dobson a un coup de patin impressionnant et relance très bien l'attaque. Il a inscrit au moins 10 buts lors des quatre dernières saisons.

MacKenzie Weegar (DD) – Flames de Calgary

Weegar demeure un défenseur sous-estimé à travers la LNH. À 6 pieds et 206 livres, il n'est pas nécessairement le plus imposant, mais il joue gros dans les deux zones et possède un excellent tir qui lui a permis de marquer 20 buts en 2023-24. Natif de la capitale canadienne, Weegar est un rare défenseur droitier capable de bien jouer du côté gauche, ce qui n'est pas un aspect à négliger. Weegar joue beaucoup de minutes (24:10) et pourrait très bien s'adapter à un rôle plus effacé en tant que septième ou huitième défenseur. Le vétéran de 31 ans aura assurément sa chance, mais ne devrait pas être en mesure de se tailler une place pour les JO.

Travis Sanheim (DG) – Flyers de Philadelphie

Sanheim est le seul arrière choisi à la Confrontation des 4 nations à ne pas se tailler une place avec l'Unifolié dans cette formation préliminaire. Sanheim a le gabarit (6 pieds 4 pouces et 222 livres) dont raffolent les dirigeants de Hockey Canada, mais sa production offensive a chuté de 44 points en 2023-24 à 30 points la saison dernière. Même s'il n'occupait pas un rôle offensif avec cette équipe, Sanheim aura de la difficulté à supplanter Harley, Morrissey, Theodore ou Toews du côté gauche de cette défense. Sanheim avait d'ailleurs été laissé de côté lors du premier match du Canada à la Confrontation des 4 nations. Avec un temps de jeu moyen de 17:22, il a été le défenseur le moins utilisé par Jon Cooper (excluant Theodore, qui s'est blessé après seulement 6:59).

Alex Pietrangelo (DD) – Golden Knights de Vegas

Malheureusement pour Pietrangelo, son exclusion est uniquement liée à son état de santé. Le défenseur de 35 ans a déjà annoncé qu'il ne jouerait pas cette saison et que sa carrière pourrait être terminée. C'est bien dommage pour Pietrangelo, qui est l'un des meilleurs défenseurs de sa génération. Il avait été sélectionné au sein de l'équipe canadienne en vue de la Confrontation des 4 nations, mais avait déclaré forfait en raison d'une blessure. Pietrangelo a remporté l'or avec les Canada aux Jeux olympiques de 2014.

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GARDIENS

Jordan Binnington – Blues de St. Louis

Depuis ses performances en 2018-19, où il a sauvé la saison des Blues pour les sortir des bas-fonds du classement vers une victoire en finale de la Coupe Stanley, Binnington surfait sur une réputation de gardien d'« élite ». Pourtant, le cerbère a présenté une moyenne de buts alloués de 2,87 et un taux d'efficacité de ,905 depuis 2019-20, bien en deçà des performances des meilleurs gardiens du circuit. Le Canada n'a plus le luxe de compter sur des Carey Price, Roberto Luongo ou Martin Brodeur pour défendre son filet aux Jeux olympiques. Binnington a mérité sa place de numéro un après sa performance à la Confrontation des 4 nations. Malgré un début de tournoi chancelant, Binnington a répondu présent en finale et a gardé ses meilleurs moments pour la troisième période et la prolongation. Binnington devrait amorcer le tournoi dans le filet du partant, mais gardera-t-il ce poste?

MacKenzie Blackwood – Avalanche du Colorado

La décision de ne pas inviter Blackwood au camp d'orientation de l'équipe nationale est étrange. Parmi les gardiens de but canadiens, Blackwood est l'un de ceux qui possèdent le plus de potentiel en vue de la prochaine saison. Il s'agira de sa première campagne complète au Colorado et Blackwood a démontré qu'il était un bon gardien derrière une bonne brigade défensive, ce qui serait le cas avec le Canada. Évolué avec Makar et Toews au Colorado pourrait grandement aider Blackwood dans sa quête vers les Olympiques. Cette prédiction est un peu plus audacieuse que les autres et se concrétisera seulement si Blackwood connait un début de saison à couper le souffle, puisque les dirigeants canadiens semblent grandement croire en Samuel Montembeault et Adin Hill.

Darcy Kuemper – Kings de Los Angeles

Tout comme Blackwood, Kuemper n'a pas reçu l'invitation des dirigeants de Hockey Canada pour le camp d'orientation. Le vétéran de 35 ans vient tout juste de connaître la meilleure saison de sa carrière avec une moyenne de buts alloués de 2,02 et un taux d'efficacité de ,921. Ses performances lui ont d'ailleurs permis de terminer au troisième rang du scrutin dans l'obtention du trophée Vézina. Dans cette formation, Kuemper aurait un peu le même rôle que celui de Mike Smith en 2014 à Sotchi. Il serait présent seulement pour épauler ses confrères lors des entraînements, mais il ne devrait pas jouer si tout se passe comme prévu.

Les derniers gardiens retranchés

Samuel Montembeault – Canadiens de Montréal

Adin Hill – Golden Knights de Vegas

Montembeault et Hill ont tous les deux été membres de l'équipe canadienne lors de la Confrontation des 4 Nations et ont été les deux autres gardiens invités au camp d'orientation avec Binnington. Hockey Canada les tient en grande estime et ils pourraient très bien seconder Binnington en Italie. « Monty » a démontré qu'il était un véritable gardien numéro un dans la LNH et a grandement aidé le CH a participé aux séries l'an dernier. Tout se jouera toutefois avec son début de saison 2025-26. Avec 62 départs l'an dernier, le Québécois a été le troisième gardien le plus occupé dans la LNH derrière Andrei Vasilevskiy et Connor Hellebuyck (63). Il a joué beaucoup de hockey la saison dernière et ne pourra pas se permettre d'être chancelant pour conserver sa place, surtout avec Blackwood et Kuemper qui lui soufflent dans le cou. Si Montembeault réussit à maintenir la cadence en première moitié de saison, il s'envolera assurément vers Milan.

Hill a remporté la Coupe Stanley en 2023 avec les Knights et semblait destiné pour la gloire après son printemps en or avec Vegas. Hill a présenté un dossier de 51-25-7 avec une moyenne de buts alloués de 2,57 et un taux d'efficacité de ,908 depuis sa victoire en finale. Ces statistiques ne sont pas mauvaises, mais ne sont pas incroyables non plus. Les Knights semblent avoir confiance au gardien de 29 ans et lui ont octroyé une prolongation de contrat de six ans et 37,5 M$ en mars dernier. Tout comme Montembeault, tout dépendra de son début de saison. Hill doit demeurer en santé et être plus constant devant le filet des Knights. S'il parvient à le faire, lui aussi conservera sa place au sein de la formation canadienne.

Logan Thompson - Capitals de Washington

Thompson a partagé le filet avec Hill lors de deux saisons à Vegas et a remporté la Coupe Stanley à ses côtés en 2023. Échangé aux Capitals avant le début de la saison 2024-25, Thompson a connu la meilleure saison de sa carrière avec une fiche de 31-6-6 avec les Caps. Thompson ne semble pas être dans les bonnes grâces de ses anciens entraîneur-chefs Bruce Cassidy et Peter DeBoer, qui agissent comme adjoints à Cooper aux JO. Si Thompson peut reproduire le même début de saison l'an prochain, les chicanes du passé pourraient devoir être oubliées pour le bien de l'équipe.

FORMATION PROPOSÉE EN DATE DU 29 AOÛT

Crosby - MacKinnon - Reinhart

Point - McDavid - Marner

Bennett - Suzuki - Hagel

Marchand - Cirelli - Scheifele

Celebrini - Thomas

Toews - Makar

Morrissey - Bouchard

Theodore - Parayko

Harley - Doughty

Binnington

Blackwood

Kuemper