La finale de la Coupe du monde de rugby féminin entre le Canada et l’Angleterre sera présentée, samedi le 27 septembre à 10 h 30, sur RDS2 et RDS.ca.
Le parcours du Canada jusqu’en finale de la Coupe du monde de rugby féminin ne représente pas une surprise aux yeux du directeur général de Rugby Canada, Nathan Bombrys.
Les performances du Canada dans ce tournoi ont été à l’origine de manchettes telles que « Le Canada poursuit son conte de fées avec une victoire éclatante contre la Nouvelle-Zélande » sur le site web du réseau BBC, ou bien « L’équipe canadienne sociofinancée surprend les championnes néo-zélandaises » du côté de CNN.
« Je suis surpris que ça surprenne tout le monde, a dit Bombrys lors d’une entrevue. Je suppose que je suis dans le rugby depuis assez longtemps pour (savoir) que les gens s’attendent à ce que l’“establishment” l’emporte. On sait depuis un moment à quel point cette équipe est spéciale. Mais tant qu’elles ne le prouveront pas samedi, les gens continueront d’être surpris. »
Il croit que les Canadiennes, classées deuxièmes, convaincront bien des gens, samedi contre l’Angleterre, classée première, devant une foule à guichets fermés de 82 000 personnes au stade Allianz de Twickenham.
Et même s’il respecte les Anglaises, qui ont remporté 32 matchs de suite depuis qu’elles ont perdu contre la Nouvelle-Zélande en finale de la Coupe du monde, en 2022, Bombrys appuie ses joueuses.
« Notre équipe est ici pour gagner, a-t-il dit. Peut-être que personne d’autre n’y croit, mais elles sont ici pour gagner. Et elles vont le montrer samedi. »
Bombrys espère également corriger l’idée erronée selon laquelle les Canadiennes ont participé au tournoi uniquement après avoir atteint environ 95 % de l’objectif de 1 million $ lors de sa campagne de financement intitulée «Mission: Gagner la Coupe du monde 2025».
« Ce n’est pas vrai du tout », a lancé Bombrys.
Bombrys a rencontré l’entraîneur du Canada, Kevin Rouet, lors du tournoi WXV de l’automne dernier, pour discuter de la préparation à la Coupe du monde.
« Il a élaboré un plan, compte tenu de notre situation, pour déterminer ce qu’il faudrait pour envoyer l’équipe bien préparée, a déclaré Bombrys. Et nous avons ensuite évalué le coût. En tant qu’organisation, nous avons investi 2,6 millions $ dans l’équipe – probablement la somme la plus importante jamais investie par Rugby Canada –, mais nous avons identifié un manque à gagner de 1 million $, alors nous nous sommes dit: “OK, essayons de réunir cet argent.”
« Les gens se moquaient de moi quand je disais: “Nous allons récolter 1 million $” », a-t-il ajouté.
Bombrys a déclaré avoir rencontré les dirigeants de l’équipe pour leur demander leurs priorités.
« Ils m’ont donné des instructions très claires: financer ces camps d’entraînement et leur préparation. C’est sur cela qu’ils voulaient que l’organisation se concentre. C’est ce que nous avons fait. Le public canadien nous a soutenus, ce qui est formidable », a déclaré Bombrys.
La plupart des Canadiennes jouent avec des clubs anglais ou français et gagnent peu d’argent.
Bombrys espère que leur succès attirera des commanditaires.
« Nous représentons un bon investissement, a-t-il déclaré. Ce sport est en pleine croissance… Et je pense que ses valeurs sont bonnes et en phase avec celles du Canada. C’est une expression que Sophie (de Goede, attaquante vedette) utilise et je suis d’accord avec elle. »





