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RÉSULTATS

Entrée en scène convaincante du Canada

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La route s'annonce longue et ardue, mais l'équipe nationale féminine de rugby à XV est fin prête à aller jusqu'au bout de la Coupe du monde qui sera disputée en Nouvelle-Zélande au cours des cinq prochaines semaines. Pour preuve, elle a relevé son premier test avec brio, dimanche.

La formation canadienne n'a fait qu'une bouchée du Japon, l'emportant au compte de 41-5 pour commencer la compétition du bon pied. « C'est une des rares équipes que nous n'avions pas affrontées dans les derniers mois, mais nous avions étudié leur style de jeu et nous avions confiance d'offrir une bonne performance », commente Karen Paquin au sujet de ce premier rendez-vous bon pour cinq points au classement.

La vétérane de 35 ans sera d'ailleurs accompagnée de plusieurs compatriotes de la Belle Province au cours des prochaines semaines, alors que 12 des 32 membres de l'unifolié proviennent du Québec.

Du lot, Elissa Alarie, Alexandra Tessier, Justine Pelletier, Anaïs Holly, Fabiola Forteza, Brianna Miller, Ngalula Fuamba et Paquin ont foulé le terrain d'entrée de jeu, tandis que Pamphinette Buisa, Sarah-Maude Lachance, Sabrina Poulin et Laetitia Royer sont demeurées sur les lignes de côté.

Auteure de deux essais et d'une transformation dimanche, Miller, de Pointe-Claire, a été l'un des éléments clés du Canada, qui pourra compter sur un mélange de jeunesse et d'expérience au cours de cette Coupe du monde.

« On a une équipe très balancée et la chimie est excellente. On a un bon noyau qui a déjà vécu ce genre de compétition, mais aussi plusieurs nouvelles joueuses qui arrivent et qui apportent un petit quelque chose de plus », croit Paquin, ajoutant au passage qu'il s'agira certes d'un avantage pendant le tournoi.

« Une Coupe du monde, c'est quasiment une saison complète et on a 32 filles assez  différentes, ce qui nous permet de pouvoir exécuter plusieurs plans de jeu, alors c'est cool! On peut jouer un style excitant, ou encore être très conservatrices ou très physiques. On peut vraiment s'adapter à toutes nos adversaires. »

Cet aspect sera donc primordial pour les Canadiennes, troisièmes au classement mondial, qui seront confrontées à des défis de taille pour leurs deux prochaines rencontres du groupe B prévues les 16 et 23 octobre.

Elles se mesureront d'abord aux Italiennes (1-0), cinquièmes favorites, avant de disputer la victoire à leurs rivales du sud, les Américaines (0-1), sixièmes à l'échiquier international.

« On va y aller un match à la fois, mais on est confiantes d'avoir les armes pour gagner notre poule, assure Paquin. On a fait nos devoirs sur chaque équipe et on travaille fort pour être prêtes. On a un très bon niveau présentement et on va s'appuyer sur nos forces pour continuer de bâtir sur chaque succès. »

À l'issue du tournoi à la ronde, les trois meilleures nations de chaque groupe passeront à la phase éliminatoire qui s'étalera sur trois semaines. Il s'agira alors de l'occasion parfaite de mettre à profit toute la préparation effectuée en amont de l'événement.

Aux dires de Karen Paquin, tous les éléments sont en place pour améliorer la cinquième place acquise lors de la dernière édition disputée en Irlande, en 2017, et pour récolter la deuxième médaille canadienne de l'histoire après celle d'argent obtenue à Paris, en 2014.

« On a fait beaucoup de sacrifices et toutes les filles sont engagées à fond dans le processus. Plusieurs du groupe sont parties de la maison pendant six mois pour la centralisation et on va tout faire pour célébrer cette Coupe du monde de la bonne manière. Au final, les sacrifices et les nombreux efforts vont finir par payer », lance-t-elle en guise de conclusion.