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La FIS présente son plan de sauvetage

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ARCHIVES – Alexander Ospelt, président nouvellement élu de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS), s'exprime lors du 57e Congrès international de la FIS à Belgrade, en Serbie, le 11 juin 2026. (Photo AP/Darko Vojinovic, archives) (Darko Vojinovic)

L’instance dirigeante du ski était en voie d’épuiser toutes ses réserves financières d’ici 2028 et a maintenant procédé à des suppressions d’emplois tout en cherchant à ajouter de nouvelles compétitions pour aider à redresser ses finances.

Le plan de sauvetage de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) — visant à éviter des pertes annuelles prévues de 20 millions de francs suisses (34,2 millions $Can) — a été présenté en détail lors de réunions tenues cette semaine, à la veille de la première saison hivernale depuis l’élection, à une voix près, du nouveau président Alexander Ospelt, originaire du Liechtenstein.

Les inquiétudes croissantes concernant les dépenses engagées au cours du mandat de cinq ans de Johan Eliasch, le patron milliardaire de la marque de skis et de vêtements de sport Head, semblent avoir joué un rôle décisif lors de l’élection de juin.

« Nous sommes dans une situation grave, mais pas désespérée, a déclaré le secrétaire général par intérim de la FIS, Urs Lehmann, lors d’une entrevue en marge de la réunion d’une semaine à Genève. La famille de la FIS méritait d’avoir une vision claire de notre situation. »

Un bureau de la FIS à Munich, en Allemagne, a été fermé et les subventions destinées aux bourses remises lors des courses, mises en place pendant la pandémie de COVID-19, ont été réduites. Cela s’inscrit dans le cadre de la restructuration financière de l’instance dirigeante qui supervise le ski alpin et le ski de fond, le ski acrobatique et le surf des neiges, le saut à ski et le combiné nordique.

Bourses versées aux athlètes et ajout d’épreuves

Les athlètes ayant remporté le plus de gains lors des épreuves de la Coupe du monde dans toutes les disciplines de la FIS l’hiver dernier étaient les vedettes du ski alpin, qui ont également décroché leurs titres au classement général.

Le Suisse Marco Odermatt a remporté 741 000 euros (1 186 000 $) en bourses versées par les organisateurs de courses, tandis que Mikaela Shiffrin a dominé le classement féminin avec 615 000 euros (985 100 $) empochés. Pourtant, ils ont été les seuls skieurs alpins à gagner plus de 400 000 euros (640 700 $) grâce aux épreuves disputées au cours de cette saison de cinq mois.

Ces montants ont également été gonflés par les subventions de la FIS mises en place pendant la pandémie et qui ne sont plus admissibles aujourd’hui.

« Ajouter quelque chose, c’est facile, a déclaré à l’Associated Press Lehmann, champion du monde suisse de descente masculine en 1993. Le retirer est extrêmement difficile, et personne ne l’a fait au cours des trois dernières années. »

Maintenir et augmenter les bourses versées aux athlètes impliquera probablement d’organiser davantage de courses réparties sur un plus grand nombre de sites souhaitant soit rejoindre les circuits de la Coupe du monde, soit y figurer plus régulièrement.

« Il n’y a qu’une seule solution: ajouter des compétitions, a expliqué Lehmann. Pouvons-nous y parvenir? Oui, car je suis fermement convaincu que notre calendrier dispose de plus de marge. Nous avons plus de parties intéressées que de places disponibles à l’heure actuelle. »

Des Championnats du monde supplémentaires devraient être ajoutés au cours de cette année creuse du cycle olympique de quatre ans, qui comprend deux éditions des Championnats du monde.

Le plan de sauvetage mettra du temps à porter ses fruits

« Nous avons un plan, mais celui-ci ne fonctionnera que si la famille de la FIS fait véritablement front commun », a dit Lehmann.

En raison des contrats de diffusion et des contrats commerciaux à long terme, la situation ne peut pas évoluer assez rapidement.

« En matière de droits de télédiffusion, les contrats sont pour l’essentiel conclus jusqu’en 2030. Nous ne verrons les effets d’une valeur accrue que dans près de quatre ans, a rappelé Lehmann. Je suis convaincu que nous allons y parvenir, mais tout le monde doit savoir où nous en sommes aujourd’hui. »