La mort de Diego Maradona a été « subite », sans trace d’agonie prolongée, et on ne peut pas exclure le Covid-19 comme cause, a affirmé mardi un medécin-légiste, dernier témoin cité par la défense au procès sur la mort de l’idole argentine, qui entre dans sa dernière ligne droite.
Pablo Ferrari, un légiste mandaté par l’un des accusés pour une expertise a posteriori sur la mort de Maradona, s’est inscrit en faux contre la thèse que le footballeur aurait connu une longue agonie, de facto sans recevoir d’attention, avant d’être découvert mort sur son lit le 25 novembre en matinée.
Un scénario soutenu par d’autres experts médicaux au procès.
« La période agonique a duré de quelques minutes à quelques heures à peine, (...) très courte, je ne peux pas soutenir académiquement qu’il ait eu de longues heures d’agonie, ça a été soudain », a affirmé mardi le Dr Ferrari au tribunal de San Isidro (nord de Buenos Aires).
Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) y sont jugés depuis mi-avril pour de potentielles négligences fatales, lors de la convalescence de la star en hospitalisation à domicile, en novembre 2020 après une neurochirugie bénigne.
« C’était une mort foudroyante », a insisté le Dr Ferrari, qui a basé son expertise sur l’analyse de l’autopsie et des antécédents médicaux de Maradona.
Victime d’un oedème pulmonaire, le corps de Maradona aurait dû présenter des signes de « lutte ». « Personne en train de se noyer ne cesse de se battre pour l’oxygène. Le patient qui s’asphyxie est désespéré. Or là, il n’y avait aucune lésion due à une lutte, son agonie n’a donc pas pu durer plus de quelques minutes », a-t-il ajouté.
Si l’hypothèse d’une mort subite, donc d’une certaine façon imparable, va dans le sens de la défense, le Dr Ferrari a par contre souligné une « erreur méthodologique de ne pas avoir fait » un test Covid à Maradona. En conséquence on « ne peut exclure qu’il soit mort du Covid », a-t-il avancé.
Son témoignage, à la 44e audience du procès, clôturait les dépositions de témoins de la défense. La semaine prochaine verrar les déclarations finales de certains accusés, au moins trois prévus à ce stade.
Puis viendront jusqu’à fin octobre les réquisitions et plaidoiries, selon un calendrier prévisionnel avancé par le tribunal.
Les accusés, qui nient toute responsabilité dans le décès de Maradona, encourent jusqu’à 25 ans de prison.






