Le procès de la mort de Diego Maradona a entamé mardi une nouvelle étape, avec de premiers témoins cités par la défense de l’équipe médicale jugée, qui ont défendu le scénario d’une prise en charge à domicile, controversée dans le cas du footballeur.
Le procès entamé en avril a entendu, à son 40e jour d’audience, deux experts cités par la défense de Carlos Diaz. Il est un psychologue parmi sept professionnels de santé jugés pour potentielles négligences fatales, lors de la convalescence de Maradona en novembre 2020, après une neurochirurgie bénigne.
Les deux spécialistes en addictions se sont démarqués de l’idée, soutenue par d’autres experts au procès, qu’étant donné son état, ses addictions en particulier, Maradona n’aurait jamais dû être placé en convalescence à domicile, mais en institution spécialisée.
« La loi sur la santé mentale stipule que toute hospitalisation doit être le dernier recours, et rester tout à fait exceptionnelle » , a souligné le psychologue Damian Barreiro. Tout en précisant qu’il s’exprimait en termes généraux, et ne connaissait pas le cas de l’astre du football.
Pour interner un patient contre sa volonté, il doit exister « un risque imminent pour lui ou pour des tiers » a-t-il ajouté.
Si un patient « n’est pas en mode consommation, et qu’il reste sans consommer, il n’a pas besoin d’être interné« , a pour sa part rappelé Ignacio O’Donnell, sociologue lui aussi spécialisé dans les addictions.
La pertinence, les conditions, et la prise en charge de la convalescence à domicile de Maradona fin 2020, au lieu d’une clinique ou d’un centre de réhabilitation, ont été au cœur du procès à San Isidro (nord de Buenos Aires).
Maradona est mort à 60 ans d’un arrêt cardiorespiratoire et d’un œdème pulmonaire, le 25 novembre 2020, lors de cette hospitalisation à domicile dans une résidence louée pour l’occasion à Tigre, au nord de Buenos Aires).
La semaine dernière, un psychiatre et un médecin spécialiste de pathologies complexes, s’exprimant eux spécifiquement sur le cas Maradona, avaient assuré à la barre qu’il souffrait d’un « syndrome confusionnel lié au sevrage alcoolique » , n’était « pas dans son état normal » et n’aurait jamais dû être hospitalisé à domicile, mais bien en institution.
Les accusés au procès (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) encourent jusqu’à 25 ans de prison.
Le procès devrait s’achever en octobre.






