PARIS, France - Champion du monde et double vainqueur de la Copa America avec l’Argentine, Lionel Messi a mis un terme à sa carrière internationale lundi après 21 ans et 125 buts sous le maillot de l’Albiceleste, dont il est le meilleur marqueur.
Retour sur les moments les plus marquants de la « Pulga » en sélection.
2006 : révélation au Mondial
Dix mois après sa toute première apparition en sélection nationale – de fougueux débuts écourtés par une expulsion moins d’une minute après son entrée en jeu –, Messi est convoqué par José Pékerman pour le Mondial 2006 en Allemagne.
Le natif de Rosario est lancé à la 74e minute du deuxième match de groupes, le 16 juin 2006, alors que l’Argentine mène déjà 3-0 face à la Serbie-Monténégro.
Passeur décisif pour Hernan Crespo quatre minutes seulement après son entrée en jeu, il se mue un peu plus tard en buteur pour sceller la large victoire argentine (6-0), le tout avant d’avoir soufflé ses 19 bougies.
2014 : si loin, si proche
Après deux éliminations consécutives en quarts de finale face à l’Allemagne (2006 et 2010), l’Argentine retrouve sa bête noire en finale du Mondial 2014.
Alors qu’il n’avait pas trouvé l’ouverture lors de la Coupe du monde précédente, Messi est cette fois auteur de quatre buts et d’une passe décisive au cours du tournoi, dont il est désigné meilleur joueur après la finale.
L’attaquant du Barça, devenu capitaine de l’Albiceleste, demeure toutefois impuissant face à la Mannschaft, sacrée championne du monde au bout d’une irrespirable prolongation (1-0).
2016 : premier adieu éphémère
Aussi glorieux en club que malheureux en sélection, Lionel Messi enchaîne les déconvenues avec l’Argentine : battue par le Chili en finale de la Copa America en 2015, un an après son échec au Mondial, la sélection dirigée par Tata Martino compte prendre sa revanche en finale de la Copa, le 26 juin 2016.
Poussée aux tirs au but, comme l’année précédente, l’Albiceleste échoue à nouveau face aux Chiliens après les tentatives manquées de Lucas Biglia... et du Ballon d’or Lionel Messi.

Désespéré, le no 10 argentin annonce sa retraite internationale à 29 ans seulement. Supplié par tout un peuple – de l’iconique Diego Maradona au président Mauricio Macri – de revenir sur sa décision, il fait son retour en sélection deux mois plus tard.
2021 : l’or continental, enfin

Sur le point de quitter Barcelone après 17 saisons en Catalogne, Lionel Messi ne semble pas affecté lors de la Copa America 2021 au Brésil: co-meilleur buteur et meilleur passeur du tournoi, l’Argentin porte sa sélection en finale face à la Seleçao.
Ce 10 juillet 2021, en territoire hostile, l’Albiceleste s’en remet à Angel Di Maria pour triompher dans la douleur (1-0).
Après trois échecs en finale (2007, 2015 et 2016), Messi remporte enfin le titre continental, et savoure son premier sacre majeur avec l’Argentine.
2022 : sur le toit du monde
Surmotivée sous les ordres de Lionel Scaloni, la « Pulga » rêve de réaliser le doublé avec le Mondial organisé au Qatar.
Étincelant lors des matches à élimination directe (5 buts et 2 passes décisives à partir des 8es de finale), Lionel Messi hisse l’Argentine jusqu’en finale.
Le 18 décembre 2022, à Lusail, le capitaine de l’Argentine assume son statut en inscrivant un doublé face à la France, auquel Kylian Mbappé répond d’un triplé pour reporter la décision aux tirs au but (3-3).
La consécration prend le visage de son coéquipier Gonzalo Montiel, qui transforme son tir au but après deux échecs français et offre une troisième étoile à l’Albiceleste. À 35 ans, Messi a enfin tout gagné.

2026: fin de règne dans le New Jersey
Après un deuxième sacre continental en 2024, l’octuple Ballon d’Or rêve d’une dernière danse dorée au Mondial nord américain, la sixième Coupe du monde de sa carrière.
Cette compétition hors norme, élargie à 48 nations et disputée dans trois pays (États-Unis, Mexique et Canada), il la marque de son empreinte dès l’entrée en lice de l’Argentine face à l’Algérie, s’offrant un triplé une semaine avant de fêter ses 39 ans.

Il rejoint ainsi l’Allemand Miroslav Klose en tête du classement des meilleurs buteurs dans l’histoire du Mondial avant de s’emparer (provisoirement) seul du trône cinq jours plus tard, grâce à un doublé contre l’Autriche.
Également buteur face à la Jordanie puis en 16es contre le Cap-Vert, il inscrit son huitième but du tournoi le 7 juillet en huitième de finale lors de la victoire miraculeuse face à l’Egypte (3-2). Mais ce but, le 21e de son histoire en Coupe du monde (un de moins que le record de Kylian Mbappé), sera aussi son dernier : muet en quart contre la Suisse (3-1) puis en demie contre l’Angleterre (2-1), il ne trouve pas davantage l’ouverture en finale, le 19 juillet au MetLife Stadium. Et ne peut empêcher le sacre de l’Espagne (1-0).
« La douleur est très vive et cette blessure aura du mal à cicatriser », écrit-il le lendemain sur son compte Instagram.






