Dalma, la fille aînée de Diego Maradona, a dénoncé mardi au procès de la mort de son père, l’irresponsabilité de l’équipe médicale chargée de sa convalescence en 2020, où dans certaines circonstances, « personne ne prenait en charge la situation ».
L’équipe médicale, le prestataire privé pour les soins, « tout le monde s’était engagé à ce que ce soit une hospitalisation à domicile sérieuse : équipement médical, infirmiers, aides-soignants, ambulance 24/24h devant la porte... Avec le recul, on s’est rendu compte que ce n’était le cas », a déclaré Dalma au tribunal.
Dans une déposition d’une voix souvent brisée par l’émotion, Dalma, 39 ans, a en particulier cité un épisode, où Maradona, durant son hospitalisation à domicile post-opératoire, avait été victime d’une intoxication alimentaire.
La coordinatrice infirmère - qui figure parmi les accusés -, a alors contacté les filles Maradona, a raconté Dalma. « Et là, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas d’ambulance, parce qu’on lui a dit: + Qu’on le transfère en ambulance +. Mais il n’y en avait pas, et personne ne prenait en charge la situation ».
« Si on avait su que ça se passerait comme ça, ça (l’hospitalisation à domicile) n’aurait pas été une option. Si on nous avait dit qu’il n’y aurait pas d’ambulance, cela ne se serait pas passé comme ça. Parce qu’avec l’état de mon père, c’était essentiel », a-t-elle insisté.
Si sa soeur Gianinna, 37 ans, et sa demi-soeur Jana, 30 ans, ont déjà déposé, Dalma s’exprimait pour la première fois au procès à San Isidro (nord de Buenos Aires).
Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) son jugés pour « homicide avec dol éventuel », soit des négligences commises en sachant qu’elle peuvent entraîner la mort.
Ils encourent jusqu’à 25 ans de prison.
L’idole du football argentin est décédé à 60 ans le 25 novembre 2020, d’une crise cardiorespiratoire couplée à un œdème pulmonaire, seul sur son lit dans une maison louée pour sa convalescence à Tigre (nord de Buenos Aires).Après, selon des témoignages de médecins-légistes, plusieurs heures d’agonie.






