Incapable d’ajouter le moindre point au classement face à la pire formation de la MLS, le CF Montréal devra chercher des réponses pour expliquer ses récents insuccès dans les prochains jours. Après avoir concédé quatre buts contre le Galaxy lundi, le CFM a été victime d’une bourde qui a impliqué son gardien Sebastian Breza dans la défaite de samedi.

« Peut-être », a froidement répondu l'entraîneur-chef Wilfried Nancy avec retenue lorsqu’on lui a demandé si le poste de gardien de but était le talon d’Achille de l’équipe dans les derniers temps, visiblement une flèche envers Breza.

ContentId(3.1409392):MLS : CF Montréal 1 - Sporting KC 2 (Soccer)
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Sur le premier but du match, alors que Breza s’était avancé particulièrement loin de son filet, Romell Quioto a été incapable de conserver le contrôle de ballon en milieu de terrain, laissant le chemin libre pour une longue frappe de Roger Espinoza.

À qui la faute?

« Est-ce qu’on parle de ça si Romell contrôle et me la remet du côté droit? Seb aime être agressif. Je pense que ce but-là aurait pu être évité. Je ne pense pas que c’est la faute à Breza... je pense malheureusement que c’est la faute à Quioto. C’est lui aujourd’hui, et ça peut être quelqu’un d'autre la semaine prochaine. Je ne pense pas qu’il faut être trop dur avec lui », a tenté d’expliquer Samuel Piette après la rencontre.

Aux yeux de Nancy, les deux joueurs ont leur part de responsabilité. D’une part, Quioto qui voulait faire une transversale et qui n’a pas été en mesure de sauver les meubles. D’autre part, Breza qui accorde un but sur un long ballon lobé.

Si l’objectif n’est pas d’accuser qui que ce soit pour les bourdes ou les défaites, les membres du CF Montréal se voient toutefois forcés d’admettre la chose suivante : l’équipe devra arrêter de se mettre des bâtons dans les roues par elle-même.

« Ce sont des buts évitables. Le résultat fait très mal. Je pense que dans le contenu, ça ne reflète pas du tout le match. Kansas City avait de la difficulté à faire deux passes consécutives. À la fin, on se fait encore accorder deux buts sur deux frappes, deux occasions... je ne sais même pas si on peut appeler ça des occasions. Ça fait mal parce qu’on revenait à la maison, on avait confiance », a ajouté Piette.

Même son de cloche pour Wilfried Nancy, qui n’a pas hésité à pointer du doigt le manque d’opportunisme de ses troupes.

« Quand on voit les buts qu’on prend, c’est agaçant. On n’est pas en danger et finalement on donne deux buts, alors qu’on était en train de préparer le match. En marquant le premier but, on a eu des opportunités. On fait une erreur et on se fait encore punir, c’est la réalité de ce match », d’admettre Nancy.