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Les Gallois comme 1er domino à tomber pour l’appui à Infantino

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FIFA President Gianni Infantino gestures as he meets the media at the FIFA World Cup closing press conference in Doha, Qatar, Friday, Dec. 16, 2022. (AP Photo/Martin Meissner, File) (Martin Meissner)

La fédération galloise de football est devenue la première association membre de la FIFA à retirer son soutien au président Gianni Infantino dans la course pour sa réélection, a-t-elle annoncé lundi, quelques jours après le retrait du projet controversé de la Fédération internationale de s’ouvrir à des investisseurs extérieurs.

« Les défaillances en termes de bonne gouvernance, de processus, et de leadership (...) nous mettent dans une position où M. Infantino a perdu la confiance de la fédération galloise de rester à la barre du football mondial », détaille la fédération dans son communiqué.

« Ne pas faire passer l’intérêt du football avant tout est un échec que nous ne pouvons pas accepter », ajoute l’instance galloise.

La FIFA avait annoncé mardi dernier son projet de création d’une société - la FIFA Forward Entreprise (FFE) - ouverte aux investisseurs privés et chargée de gérer les activités commerciales et événementielles de l’instance, y compris la Coupe du monde.

Face à la ferme opposition de plusieurs confédérations dont la puissante organisation européenne de l’UEFA qui avait brandi la menace d’un boycott des Coupes du monde, l’instance mondiale a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi le retrait du projet.

Samedi, l’UEFA a vertement critiqué Infantino, l’accusant d’avoir renié ses engagements avec ce « projet miteux, opaque et fomenté en coulisse ». Elle a affirmé qu’il avait « perdu la confiance » de l’instance comme « de nombreux autres membres de la famille du football ».

Infantino est pour l’instant le seul candidat déclaré à sa réélection à la tête de l’instance mondiale du foot. Le scrutin se déroulera en mars 2027 à Rabat pour un mandat de quatre ans.

Le PM britannique en accord avec les Gallois

Le premier ministre britannique, Andy Burnham, a déclaré dimanche que le président de la FIFA, Gianni Infantino, n’était pas l’homme de la situation pour diriger l’instance dirigeante du football mondial, à la suite des dernières répercussions du projet désormais abandonné de vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés.

« Je ne crois pas qu’il soit l’homme de la situation pour mener le football vers l’avenir sur la scène mondiale », a déclaré Burnham. « Le plan proposé a choqué de nombreuses personnes, notamment dans le monde du football, et nous ne pouvons pas simplement passer à autre chose et oublier cela ; c’était inacceptable. »

Bien qu’Infantino ait bénéficié de quelques soutiens publics, notamment de la part du Qatar, pays hôte de la Coupe du monde 2022, les propos de Burnham ont confirmé la colère suscitée par ses projets.

Des poursuites judiciaires contre Infantino?

L’instance dirigeante du soccer européen a menacé la FIFA de poursuites judiciaires suite à l’échec du projet de Gianni Infantino visant à céder une part des bénéfices des futures Coupes du monde à des investisseurs privés, et a déclaré que tout élément de preuve potentiel ne devait pas être détruit.

La proposition secrète d’Infantino, qui visait à lever 4,2 milliards $ auprès d’investisseurs, dont la société d’investissement new-yorkaise de Joshua Kushner, a été abandonnée samedi matin, quelques jours après que sa révélation dans la presse eut provoqué un tollé mondial.

L’UEFA a été à l’origine de cette levée de boucliers et, jeudi, ses 55 fédérations membres se sont réunies pour convenir de boycotter tous les événements et compétitions de la FIFA tant que cette proposition resterait d’actualité.

Les avocats de l’UEFA ont maintenant informé la FIFA que l’instance européenne « envisage activement d’intenter une action en justice, de recourir à l’arbitrage et/ou de déposer des plaintes auprès des autorités de régulation… découlant du plan FFE (FIFA Forward Enterprise) proposé par la FIFA et de toutes les questions connexes ».

La lettre datée de vendredi, émanant du cabinet d’avocats new-yorkais Dechert, a été consultée lundi par l’Associated Press.

La lettre cite 18 dirigeants de la FIFA qui, selon elle, devraient conserver les données, documents et messages électroniques pouvant servir de preuves.

« L’UEFA vous informe officiellement que toute destruction, suppression, altération, dissimulation ou perte de documents pertinents après réception de la présente notification — ou après toute date antérieure à laquelle vous aviez connaissance, ou auriez raisonnablement dû avoir connaissance, du fait que des poursuites étaient envisagées — pourrait constituer une destruction de preuves », indique la lettre.