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Plus besoin de Paul le Poulpe, il y a maintenant l’IA

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PARIS, France - Claude et OpenAI prédisent une victoire de l’Espagne, Mistral penche pour les Bleus, Deepseek et Qwen misent sur l’Argentine : les pronostics faits par intelligence artificielle sur l’issue de la Coupe du monde se multiplient, tandis qu’une équipe de chercheurs allemands veut évaluer les capacités de prédiction des modèles.

La Coupe du monde 2026, qui a débuté jeudi par une victoire du Mexique contre l’Afrique du Sud (2-0), voit le recours aux IA des fans et des institutions se multiplier pour tenter de prédire les résultats.

Les analystes de Bank of America ont constaté que Copilot (Microsoft) plaçait l’Espagne à égalité avec la France. Des résultats similaires ont été obtenus par le site d’actualités spécialisé dans la tech, Tom’s Guide, qui a interrogé Gemini, l’IA de Google, ChatGPT, et Perplexity, voyant l’Espagne arriver en tête des pronostics, suivie de la France.

Le site d’information Decrypt a quant à lui constaté que les concurrents chinois DeepSeek et Qwen misaient tous deux sur l’Argentine.

Cette tendance aux pronostics non humains rappelle le phénomène Paul le Poulpe, qui, lors du tournoi de 2010, devinait les équipes gagnantes en mangeant dans des récipients de nourriture marqués de leurs drapeaux.

L’utilisation massive des outils IA est une première pour une Coupe du monde de soccer. La sortie de ChatGPT, en novembre 2022, était survenue au début de la Coupe du monde au Qatar, mais l’agent conversationnel n’avait pas encore conquis le grand public.

Face à ce phénomène, des chercheurs de l’université Ludwig-Maximilian (LMU) en Allemagne tentent de savoir quel modèle sera le plus exact dans ses prédictions, évaluant la précision de chacun sur un site public, LLM SoccerArena.

« Nous avons besoin de tests de référence qui n’évaluent pas uniquement des tâches abstraites, mais la façon dont les modèles gèrent des informations qui évoluent, l’incertitude et des résultats qui peuvent ensuite être comparés » aux résultats réels, a détaillé le chercheur Stefan Feuerriegel dans un communiqué.

L’équipe teste aussi les capacités des IA à intégrer dans leurs pronostics des informations trouvées en ligne concernant les blessures, les compositions d’équipe ou le marché des paris sportifs.