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Des dribbles parfois magiques, des inspirations créatrices, ne manque encore qu’un peu de réussite : Lamine Yamal, qui peut encore mieux faire, a livré son meilleur match dans cette Coupe du Monde de la FIFA 2026™, lors du succès de l’Espagne contre la Belgique (2-1) jeudi.
La rencontre s’est longtemps résumée à un duel à distance entre l’ailier du Barça et Thibaut Courtois, qui a repoussé ses tentatives et de nombreuses autres espagnoles, jusqu’à ce que le gardien belge ne soit contraint de sortir blessé, touché à la cuisse gauche (71e).
Et, sur une frappe de Pau Cubarsi, son remplaçant Senne Lammens de se rendre coupable d’une faute de main que le titulaire n’aurait pas commise, pour permettre à l’entrant Mikel Merino, déjà bourreau du Portugal en huitièmes, de remettre le couvert (88e).
Et voilà comment la Roja, championne d’Europe en titre, s’est ouvert la voie pour les demi-finales face à la France mardi prochain à Dallas. Un rendez-vous qui doit faire envie à Lamine Yamal, lui qui a pris la bonne habitude de briller de mille feux face aux Bleus à ce stade des grandes compétitions : buteur sublime à l’Euro de 2024 (2-1) et auteur de deux autres réalisations en Ligue des nations l’an passé (5-4).
À l’origine du premier but
Si le prodige, qui aura 19 ans dimanche, est encore à la recherche de son deuxième but dans la compétition, loin du sprint fou mené par Lionel Messi et Kylian Mbappé (8), il a pris une large part à la qualification de son équipe face aux Belges sur la pelouse du SoFi Stadium de Los Angeles.
Confirmant sa montée en puissance observée au tour précédent lors du choc des 8es de finale contre le Portugal de Cristiano Ronaldo (1-0), il a été un danger permanent pour l’arrière-garde des Diables Rouges sur son côté droit.
C’est lui qui a été à l’origine de l’ouverture du score espagnole, avec une passe en profondeur parfaitement dosée pour Pedro Porro, dont le centre en retrait a été repris par Dani Olmo, obligeant Thibaut Courtois à une parade vaine puisque Fabian Ruiz a pu marquer ensuite (30e).
Avant cette passe lumineuse, l’ailier du FC Barcelone s’était mis en confiance par quelques dribbles chaloupés, à l’image de ce râteau pour effacer un adversaire un peu trop collant (14e).
Puis, il a eu sa première opportunité de frappe enroulée, dans sa position préférentielle à l’entrée de la surface, sans toutefois parvenir à cadrer (20e). Il y en a eu pas mal d’autres, mais Thibaut Courtois veillait, parvenant à lire la plupart de ses tentatives à l’image de ce coup franc pourtant bien placé (34e).
Le plus Espagnol des Belges a pour lui de bien connaître le phénomène d’en-face, car plusieurs Clasicos les ont opposés ces dernières années. L’an passé, Yamal avait d’ailleurs marqué lors de trois d’entre eux, une fois en Supercoupe, deux autres en Liga.
Quand ce n’était pas Courtois qui s’interposait, c’est le petit filet qui donnait une fausse joie à Yamal (40e), ou une jambe aux teintes bleue et rose façon Magritte pour l’empêcher de marquer (51e).
À ce moment de la seconde période, tous les ballons ou presque sont passés par lui, mais ni ce centre plongeant (57e) ni ce nouveau tir enveloppé (60e) n’ont fait mouche, la faute encore à Courtois qui a aussi sauvé la patrie du plat-pays devant Mikel Oyarzabal trouvé dans un trou de souris par... Yamal (62e).
Vinrent alors les larmes du géant belge, au moment de regagner son banc. Et, privé de son duelliste, c’est comme si l’attaquant espagnol perdait un surcroit d’énergie à en découdre, alors que la fatigue commençait aussi à se faire pesante.
Heureusement pour elle, la force de l’Espagne réside aussi chez ses seconds couteaux, toujours affûtés en sortant du tiroir et tranchants dans les derniers instants...
Les Bleus sont prévenus, ils devront museler un Lamine Yamal tout proche de sa meilleure version et se méfier de tous les autres Espagnols.





