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Un match sous haute tension à LA entre l’Iran et la Nouvelle-Zélande

Publié le 

Iran (ETIENNE LAURENT/AFP via Getty Images)

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Plusieurs centaines d’opposants à la République islamique d’Iran ont commencé à se rassembler devant le stade de Los Angeles lundi, avant le premier match de l’Iran contre la Nouvelle-Zélande lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™

Agitant l’ancien drapeau de l’Iran - celui d’avant la révolution islamique de 1979, orné d’un lion et d’un soleil -, les manifestants ont joué du tambour et donné de la voix contre la Team Melli, qu’ils conçoivent comme un intstrument de propagande de Téhéran.

« Cette équipe n’est pas celle du peuple iranien, c’est celle du régime », a dénoncé Ava Amin, une étudiante en philosophie venue manifester avec une banderole réclamant un changement de régime.

« Quand le peuple se fait tuer, ils ferment les yeux et restent silencieux », a-t-elle ajouté.

Le match se déroule sous haute surveillance, car l’importante communauté iranienne de Los Angeles - parfois surnommée Tehrangeles - prépare à cette manifestation depuis des semaines.

Une large partie de la diaspora est farouchement opposée à la République islamique et compte profiter de l’attention générée par le Mondial pour rappeler les exactions commises par le pouvoir en place depuis 47 ans.

Parmi les protestataires, certains ont brandi des mosaïques de portraits d’Iraniens morts pendant la répression sanglante des manifestations populaires contre le régime en janvier dernier, qui a fait des milliers de morts selon de nombreuses ONG.

« Nous avons perdu tellement de gens en janvier », a poursuivi Mme Amin. « Quand les gens réclament la liberté en Iran, on les tue, alors nous devons être ici. Nous sommes ici pour être leur voix et hisser notre drapeau. »

À quelques heures du match, l’AFP a rencontré plusieurs manifestants munis de billets et arborant des t-shirts imprimés avec ce drapeau d’avant la révolution.

Beaucoup comptent se couvrir pour faire rentrer dans le stade ce symbole, jugés inacceptables par les autorités iraniennes et en principe interdit par le règlement de la FIFA, qui bannit les symboles politiques dans ses enceintes sportives.

Téhéran a menacé de faire arrêter le match s’ils y parviennent.

Cette colère dirigée contre la sélection iranienne s’ajoute aux nombreuses tensions subies par la Team Melli pour ce tournoi, organisé aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.

À cause de la guerre lancée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, sa participation a été incertaine jusqu’au bout.

Au lieu de séjourner en Arizona comme prévu, l’équipe s’est exilée à Tijuana, au Mexique, pour établir son camp de base. Et les Etats-Unis ont refusé des visas à une quinzaine de membres de l’encadrement pour ses trois matchs de poule, qui se déroulent sur son sol.

Il s’agit de la première Coupe du monde où un pays hôte accueille une nation avec laquelle il est en guerre.

Dimanche, à la veille du match, les Etats-Unis ont néanmoins annoncé un accord censé mettre fin aux hostilités avec l’Iran.