À l’issue du Dime Glory Challenge, un évènement de skateboard où plaisir dépasse compétition, un constat est remarquable : le skateboard continue son expansion.

Bien que le Dime Glory Challenge soit méconnu de plusieurs, pour les planchistes québécois, et même internationaux, c’est la rencontre annuelle à ne pas manquer. Une sorte de Mecque où les amateurs peuvent se retrouver près de leurs idoles professionnelles.

Parce que oui, c’est ce que comporte en partie le DGC.

Une invitation avait été envoyée, c’est plus de 50 planchistes professionnels qui étaient à Montréal durant la fin de semaine du 17 au 19 septembre.

« C’est important de pouvoir voir tes skateurs préférés performer devant toi et non seulement sur Internet quand on pratique un sport. Ça peut donner le goût aux adeptes d’ici de poursuivre ce qu’ils aiment », mentionne le fondateur de la compagnie Dime, Phil Lavoie.

De ces pros, des icônes comme Eric Koston ou même Andrew Reynolds étaient présentes, mais aussi les vedettes d’aujourd’hui telles que Mason Silva, Chima Ferguson, Louie Lopez, Elijah Berle et plusieurs autres. Ils ont pu s’affronter lors de différentes épreuves, sans réel vainqueur, pour épater les milliers de spectateurs venus de partout.

« Depuis le début, la mission du DGC a toujours été d’avoir du plaisir. Beaucoup d’évènements de skateboard sont strictement compétitifs, les gens ne pensent qu’à gagner, indique l’entrepreneur. Alors que chez Dime, le but est d’avoir un grand sourire au visage. Avec le DGC, on fournit les paramètres pour que ça arrive. »

Depuis 2015, l’évolution du Dime Glory Challenge est constante. Cette année, en partenariat avec Vans, Thrasher et Monster Energy, plus de 3 000 amateurs s’étaient regroupés à l’esplanade du Parc olympique et dans les rues de Montréal malgré la pluie battante.

C’était aussi l’occasion à des groupes de planches à roulettes du Québec de s’implanter à ce spectacle. Notamment, les membres d’Empire, Mehrathon, Frosted, Homies et plusieurs autres ont rejoint les skateurs de marques réputées comme Vans, Baker, Nike, Adidas, etc.

Un jam bénéfique pour la province

Évidemment, un événement d’une telle envergure qui se passe à Montréal, ça se ressent dans les skateparks.

« C’est une excellente vitrine pour un sport qui est considéré comme underground. Ça va permettre à des personnes qui ont des préjugés sur ce sport à se refaire une image du skateboard », explique Raphaël Hould, un planchiste de 16 ans.

« J’en parle à mes amis et à ma famille comment le Dime Glory Challenge met Montréal sur la map. Les gens vont maintenant penser à Montréal comme un des meilleurs endroits en Amérique du Nord, justement à cause de ce que Dime fait », pense Charles-Antoine Lévesque, un doué du sport.Nicole Hause

Ce changement de mentalité au Québec peut aussi être causé par l’arrivée de la discipline aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, où l’on a pu voir à l’œuvre la Québécoise Annie Guglia. Le fait que plusieurs athlètes d’ici deviennent populaires sur la scène internationale comme Alexis « ooohhhyyyeeeaaahhh » Lacroix ou même Max Wasungu peut également résulté à ce changement.

« Le sport s’en ligne dans une belle direction en ce moment. C’est beaucoup plus accepté socialement et on remarque que les médias traditionnels s’y intéressent de plus en plus, rajoute M. Lavoie. La perspective des gens dans la rue qui nous voit faire du skate a déjà changé, ils sont plus réceptifs et comprennent que c’est également un art. »

Concernant le DGC en 2023, les préparations ont déjà débuté. Cependant aucune confirmation n’a été faite. Phil Lavoie rappelle que le skateboard est « un outil qui amène beaucoup plus d’apprentissages dans une vie que juste des tricks de skate. Quand on tombe, on se relève et on recommence. Cette leçon s’applique à pas mal toute. »
 

« Continuez à skater les jeunes ! », lance-t-il dans un dernier message.