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Simone Biles de retour sur la scène internationale

Simone Biles Simone Biles - PC
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Débarrassée de ses « twisties », la reine de la gymnastique, l'Américaine Simone Biles, fait son retour aux Championnats du monde d'Anvers (Belgique) à partir de samedi, après une pause de deux ans pour soigner sa santé mentale. Avec les Jeux olympiques de Paris en tête.

Revenue aux affaires début août, Biles a démontré - si certains en doutaient - qu'elle n'avait rien perdu de son incroyable niveau. Elle a signé aux États-Unis un retour triomphal, d'abord en remportant l'US Classic, où elle a obtenu les meilleures notes au saut, au sol et à la poutre, puis en décrochant un huitième titre, synonyme de record, au concours général dans son championnat national. 

À 26 ans, elle s'apprête à battre à Anvers un autre record en devenant la première Américaine à participer à six Mondiaux, signe d'une longévité hors du commun. 

La plus grande gymnaste de tous les temps fait à cette occasion son retour dans la ville flamande, là même où elle avait ouvert son compteur mondial il y a dix ans, remportant quatre médailles dont deux en or. 

« Boucler la boucle »

« C'est incroyable, j'ai l'impression de boucler la boucle parce que les Championnats du monde étaient ici il y a dix ans et c'étaient mes tout premiers Mondiaux », a-t-elle déclaré dans une entrevue à la Fédération internationale. 

« C'est très excitant, je croise des personnes qui étaient présentes en 2013, ce qui est complètement fou. Et de revenir dans la même salle, dans la même atmopshère, je pense que ça va être vraiment fun et fou. »

Ces Mondiaux arrivent un peu plus de neuf mois avant les JO de Paris, où la quadruple championne olympique a dit récemment qu'elle « adorerait » gagner d'autres titres. « C'est le chemin que j'aimerais suivre », a-t-elle éclaré début septembre à la chaine de télévision NBC, confirmant pour la première fois depuis son retour son objectif de participer aux prochains Jeux.

L'Américaine signe pour l'instant un retour impressionnant, deux ans après des JO de Tokyo éprouvants. Arrivée au Japon en tant que grande favorite à la faveur de ses quatre titres remportés cinq ans plus tôt à Rio, Biles avait craqué en pleine lumière, se retirant de la plupart des épreuves. 

Elle avait alors expliqué lutter contre des « twisties », des pertes temporaires et brutales de tout repère dans l'espace, qui exposent les athlètes à un risque de blessure lorsqu'ils atterrissent.

Si elle était repartie du Japon avec une médaille d'argent au concours général par équipe et une médaille de bronze à la poutre, ses déboires avaient surtout contribué à mettre en avant le sujet de la santé mentale des sportifs, longtemps tabou.

« Je pense que je dois prendre un peu plus soin de moi et écouter mon corps, a-t-elle souligné à NBC. M'assurer que je prends le temps pour les choses importantes dans ma vie plutôt que de faire comme avant et de toujours pousser. »

« Toutes les bonnes choses »

« Maintenant, j'ai décidé de suivre une thérapie, de m'assurer que tout fonctionne pour que je fasse le maximum à l'entraînement et aussi être une bonne épouse, une bonne fille, une bonne amie. Toutes les bonnes choses », a ajouté Biles. 

Sa partenaire d'entraînement à Houston, la Française Mélanie De Jesus Dos Santos résume son hiatus de deux ans: « Elle a fait sa petite vie, quoi! »

« De la voir à un niveau pareil, c'est assez impressionnant », a poursuivi Mélanie « DJDS » auprès de l'AFP. « Mais vu que je m'entraîne avec elle maintenant, je pense que c'est moins impressionnant que pour les autres personnes. Parce que je vois comment ça se passe à l'entraînement, je vois quand elle réussit, je vois quand elle rate, je vois quand c'est dur. Donc pour moi c'est une simple gymnaste qui travaille dur pour réaliser ses objectifs. »

En Belgique, Simone Biles pourrait étoffer sa collection monumentale de 19 titres mondiaux. Pour faire perpétuer encore un peu plus son héritage dans la gymnastique, elle va aussi tenter d'inscrire un cinquième élément à son nom dans le code de la Fédération internationale, qui réglemente la notation des épreuves.