PARIS - Le choc des quarts de finale de Roland-Garros n’aura tenu ses promesses qu’un seul set : l’Allemand Alexander Zverev a corrigé mardi l’espoir espagnol Rafael Jodar, 19 ans, battu 7-6 (7/3), 6-1, 6-3.
Après trois finales perdues en Grand Chelem, dont une en cinq sets contre Carlos Alcaraz en 2024 porte d’Auteuil, le 3e joueur mondial semble en pole position pour enfin décrocher une victoire dans un tournoi majeur à 29 ans.
En plus de la maîtrise affichée sur les courts parisiens, son statut de favori résulte aussi de l’absence du double tentant du titre Carlos Alcaraz, forfait en raison d’une blessure au poignet droit, et des sorties précoces (2e tour) de Jannik Sinner, face à qui il a perdu leurs neuf dernières confrontations, et Novak Djokovic (3e tour).
Pour sa septième demi-finale en 2026, record en cours, il affrontera la pépite brésilienne Joao Fonseca, 19 ans et 30e mondiale, ou le Tchèque Jakub Mensik (20 ans, 27e).
Dans un tableau masculin plus ouvert que jamais, son match face à la relève Rafael Jodar avait tout d’une finale avant l’heure.
Encore 896e mondial début 2025, le Madrilène a décroché son premier titre à Marrakech (ATP 250) début avril, atteint les demi-finales à Barcelone (ATP 500) et les quarts à Madrid et Rome (Masters 1000) et pointe désormais au 29e rang mondial, avec 19 victoires sur terre battue, un record cette saison.
L’Espagnol a parfaitement lancé son duel sur le Central en brisant très tôt Zverev, un peu crispé, jusqu’à mener 5 jeux à 2 avant de s’éteindre au moment de servir pour le set dans le jeu suivant.
Après Zverev, Félix Auger-Aliassime est la plus importante tête de série toujours en lice dans la compétition. Il sera en action mercredi pour son duel des quarts de finale contre Flavio Cobolli.
Balle de match foudroyante
L’Allemand s’est glissé dans la brèche et a poussé son adversaire jusqu’au bris d’égalité, au cours duquel son service a fait mal à Jodar, comme cette praline à 218 km/h sur le T pour conclure le set, que l’Espagnol a renvoyée dans le filet sur son revers.
Ensuite, le Madrilène a disparu des radars quand le no 3 mondial a continué d’appuyer fort. Sur le service de Jodar, il a encaissé les frappes avant de le pousser à la faute sur revers, encore, pour briser une première fois.
Puis une deuxième sur une merveille d’amortie. Le jeune prodige a eu une occasion de débriser, mais Zverev s’est immédiatement remis d’équerre avec deux grosses premières pour s’offrir la deuxième manche.
Le revers de Jodar l’a de nouveau trahi dès l’entame du troisième set, qui a permis à «Sascha» de dérouler avec une belle variation coups droits surpuissants, revers tendus et amorties léchées.
Le tonnerre grondait au loin quand Zverev a fait tomber la foudre sur le court pour conclure le match par un somptueux coup droit claqué en bout de course.
« Je veux arriver au bout du tournoi. C’était un test difficile face à un très bon joueur. J’arrive en demies. C’est tout, pour le moment », a-t-il souri après le match.
Cette nouvelle démonstration en 2 h 25 min. ajoute de l’eau à son moulin de candidat plus que crédible au titre final : il n’a cédé qu’un set depuis son entrée en lice -- face à Quentin Halys au 3e tour -- et détenait le temps passé sur les courts le moins élevé parmi les autres quarts de finaliste (9h17, 11h42 désormais).





