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Vallejo s’excuse après ses propos sexistes

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Le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo renvoie la balle au Français Moïse Kouamé lors de leur match de deuxième tour en simple messieurs du tournoi de Roland-Garros à Paris, le jeudi 28 mai 2026. (AP Photo/Emma Da Silva) (Emma Da Silva)

PARIS – Le joueur de tennis paraguayen Adolfo Daniel Vallejo (71e) s’est excusé pour les propos sexistes tenus jeudi à l’encontre d’Ana Carvalho, l’arbitre lors de sa défaite contre le Français Moïse Kouame (318e) au deuxième tour de Roland-Garros.

« J’ai du respect pour les arbitres et pour leur travail. Après une bataille de cinq heures, j’avais très chaud et j’étais très émotif, je suis désolé », a écrit Vallejo dans une « story » publiée sur son compte Instagram dans la nuit de vendredi à samedi.

Après sa défaite contre la sensation Moïse Kouame, sur un court Suzanne-Lenglen acquis à la cause du Français de 17 ans, Vallejo avait jugé dans des déclarations relayées par le média Clay que « ce genre de match (devait) être arbitré par un homme ».

« C’est très difficile pour une femme de faire ça. (...) C’est un public très exigeant, et il faut beaucoup de force pour s’opposer au public », avait-il argué.

Vendredi soir, les organisateurs de Roland-Garros ont fait savoir que le Paraguayen écoperait d’une amende pour ses propos.

Samedi, la ministre française chargée de l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé a dénoncé à son tour la sortie de Vallejo.

« Adolfo Daniel Vallejo a perdu son match. Il a surtout perdu une occasion de se taire. La compétence n’a pas de genre », a-t-elle écrit sur son compte X.

Dans son message sur Instagram, Vallejo a aussi estimé que ses déclarations avaient été mal interprétées.

« Je n’ai pas imputé ma défaite » à l’arbitre, a-t-il insisté. « Elle a fait un bon travail durant l’intégralité du match » contre Kouame, perdu au super bris d’égalité après 4 h 56 de combat, a-t-il jugé.

« Je vais apprendre » de cet épisode « et devenir meilleur », a conclu Vallejo, exprimant son « immense respect » pour Roland-Garros et la Fédération française de tennis (FFT), organisatrice du Grand Chelem parisien.