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Gauff soutient les tests génétiques de la WTA, mais critique ses conséquences

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L'Américaine Coco Gauff suit du regard une balle renvoyée par sa compatriote Kayla Day lors d'un match à l'Omnium Banque Nationale de Toronto, le mercredi 5 août 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young (Chris Young)

L’Américaine Coco Gauff comprend les raisons qui sous-tendent la nouvelle politique de dépistage génétique mise en place par le circuit de la WTA. Ce que la détentrice de deux titres du Grand Chelem en carrière n’apprécie pas, c’est la politisation du débat, qui, selon elle, engendre « une animosité envers la communauté trans ».

Pour elle, ce sujet nécessite un débat plus nuancé, et c’est pourquoi elle a apporté ce qu’elle a qualifié de « réponse nuancée » aux journalistes présents à l’Omnium Banque Nationale de Toronto, après sa victoire mercredi lors de son premier match contre Kayla Day.

« Donc, oui, je suppose que je suis en quelque sorte d’accord avec le fait d’essayer de préserver l’équité dans le sport féminin. Mais je n’apprécie pas non plus les attaques que cela suscite, a déclaré Gauff. Il y a des gens qui s’en moquent, mais qui veulent simplement s’en servir comme prétexte pour s’en prendre à la communauté trans — donc je ne suis pas vraiment une partisane de ça non plus. »

Ses commentaires font suite à l’annonce faite le mois dernier par la WTA d’instaurer un test génétique obligatoire unique pour toutes les joueuses, condition préalable à leur participation aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

Les joueuses sont testées pour le gène SRY, un segment d’ADN généralement présent sur le chromosome Y qui déclenche le développement sexuel masculin in utero et indique la présence de testicules.

On ignore encore combien de femmes transgenres, s’il y en a, participent à des compétitions de niveau olympique, sans parler du circuit de la WTA.

La WTA a déclaré que cette politique établissait une distinction entre le sexe biologique et l’identité de genre, et qu’il n’y avait « aucune intention de manquer de respect ou de remettre en cause l’identité de genre ou la dignité de quiconque ».

Ce dépistage obligatoire du sexe — déjà mis en place par les instances dirigeantes de l’athlétisme, du ski et de la boxe — a été critiqué par des experts en droits humains et des groupes militants.

Gauff s’est demandé si la mise en place de ce processus aurait pu être plus transparente, soulignant que certaines joueuses n’avaient pris connaissance de cette nouvelle politique qu’au moment de son annonce.