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Des défaites et des apprentissages pour les Québécois

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(Volleyball World)

Pour apprendre, il faut jouer contre les meilleurs. Voilà ce qui pourrait résumer le passage des deux Québécois en action aux qualifications masculines mercredi midi, au tournoi montréalais du circuit Beach Pro Tour Elite 16, à l’Île Notre-Dame.

Guillaume Rivest et Martin Licht ont été défaits 21-16 et 21-18 par les Autrichiens Paul Pascariuc et Alexander Horts, tandis que Louis-Pierre Charbonneau et Hank Heider ont subi un revers de 21-14 et 21-13 aux mains des Brésiliens Andre Loyola Stein et Renato Andrew Lima de Carvalho, favoris des qualifications.

Guillaume Rivest a inscrit trois attaques marquantes consécutives dès le début de la rencontre pour donner l’avance à son équipe à 4-1, ce qui a forcé les Autrichiens à demander un temps d’arrêt. Une pause profitable pour ces derniers, qui se sont ensuite ressaisis.

« Je pense qu’ils ont bien fait de prendre ce temps d’arrêt-là. On a vraiment eu un départ de feu et eux, c’était plus lent, donc ils avaient besoin de ce moment-là pour revenir à leur jeu. Ce sont de bonnes équipes qui sont au top mondial », a reconnu le Québécois au terme du duel.

Le match est demeuré serré jusqu’à la mi-manche alors que Pascariuc et Horts ont commencé à creuser leur avance. Même si les Canadiens jouaient bien, les Autrichiens trouvaient toujours davantage de façons de s’inscrire au pointage.

Un scénario semblable s’est répété en deuxième manche, mais les favoris locaux un connu un sursaut d’énergie à 15-15, avant de voir leurs rivaux se sauver avec la victoire en deux sets. Le duo canadien recrue en Beach Pro Elite 16 a vite vu ce qui lui manquait pour rivaliser avec l’élite internationale.

« Il faut être constants de notre côté du terrain et c’est dans la réception et la passe (où nous devrons être meilleurs) », a admis Rivest.

En plus de la technique, s’ajoute la gestion du stress, comme l’a indiqué le principal intéressé.

« Le stress et la pression viennent avec les matchs de haut niveau. Plus tu as d’expérience, plus tu contrôles bien tes émotions, plus tu es relaxe, donc plus tu peux être précis. »

Il s’agissait d’une deuxième présence de Rivest au tournoi montréalais, lui qui était aussi de l’édition 2025 alors qu’il faisait équipe avec Jacob Van Geel.

« L’année dernière, j’étais encore plus nerveux et plus stressé. Je me souviens qu’après le match, je m’étais dit : ‘‘je n’ai pas joué comme Guillaume est capable de jouer’’. Aujourd’hui (mercredi) je pense que j’ai réussi à me rapprocher le plus possible de comment je peux jouer dans un match de volleyball », a-t-il conclu.

Charbonneau et Heider sur la grande scène pour la première fois

Derniers invités dans le tableau des qualifications, le Québécois Louis-Pierre Charbonneau et l’Ontarien Hank Heider vivaient leur première participation à un tournoi Beach Pro Tour Elite 16. Pour l’occasion, ils affrontaient une équipe expérimentée qui s’est logiquement imposée 21-14 et 21-13.

Les Canadiens, qui s’étaient classé 17es au Championnat du monde des moins de 21 ans l’an dernier, n’ont pas joué un mauvais match, mais leurs adversaires avaient un arsenal bien garni pour couper court aux élans du duo recrue, notamment en première manche lorsque que le Québécois a réussi deux as consécutifs.

« Évidemment, on jouait contre une équipe vraiment forte et nous voulions essayer d’en profiter le plus possible », a expliqué le joueur originaire de La Prairie qui comptait sur la présence de plusieurs proches dans les estrades.

« Les Brésiliens, ils grandissent sur le sable et ils jouent depuis qu’ils ont 3 ans. Cette équipe-là est dans la fin vingtaine, début trentaine, et elle est vraiment expérimentée. Elle voit le jeu super bien et c’est vraiment fascinant de voir comment le sport a plusieurs couches de talent, de niveau et de complexité. [...] On s’est ajustés, mais ça va trop vite et eux ils sont trop bons pour s’ajuster et faire en sorte qu’on puisse faire ce qu’on veut et prendre le dessus sur la game. »

Charbonneau fera son entrée sous peu en mathématiques à l’Université de l’Alberta, où il se joindra à l’équipe des Golden Bears en volleyball en salle.

« Je pars vendredi (pour Edmonton), alors si j’avais passé les qualifications, j’aurais dû changer mon vol », a lancé en riant celui qui n’a pas de préférence entre les deux disciplines de son sport.

Mais après son premier passage sur le court montréalais, disons que l’option de jouer sur le sable pèse désormais un peu plus lourd dans la balance.