La carrière olympique de Mikaël Kingsbury n’aurait pas pu se terminer de meilleure façon.
Le skieur acrobatique est revenu au pays lundi soir avec deux autres médailles, une médaille d’or et une autre argent. Le « King des bosses » a d’abord gagné l’argent lors de l’épreuve classique des bosses avant de devenir le tout premier médaillé d’or de l’histoire olympique en bosses en parallèle à l’occasion de la dernière performance olympique de sa carrière. Réalise-t-il la grandeur de ses exploits?
Kingsbury, qui était de passage à l’Antichambre jeudi soir après la rencontre du Tricolore, a gentiment accepté de se confier sur les derniers JO de sa carrière.
« Pour le moment, je suis juste content d’être de retour à la maison et de dormir dans mon lit!, a-t-il dit en souriant.
« Plus sérieusement, c’est certain que je savoure ces exploits, mais je crois que je vais encore plus le réaliser dans les prochains jours et semaines en célébrant avec tous mes amis et ma famille. »
Kingsbury participait à ses quatrièmes Jeux olympiques en Italie. Il a gagné l’argent à Sotchi (2014), l’or à Pyeongchang (2018) et l’argent à Beijing (2022). Il a donc ajouté deux autres médailles olympiques à sa collection, dont une autre d’or. Le skieur, maintenant âgé de 33 ans, a avoué que cette deuxième médaille d’or était bien différente de celle remportée il y a huit ans.
« Le sentiment n’était pas la même. En 2018, c’était l’accomplissement de mon rêve de jeunesse. Quand j’avais environ 10 ans, j’avais écrit sur un bout de papier que mon rêve était d’un jour gagner les Jeux olympiques. C’était donc la réalisation de ce rêve-là.
« Cette deuxième médaille d’or survient alors que ma situation est complètement différente. C’était mon dernier départ olympique et je suis maintenant père de famille, j’avais la chance de compétitionner devant mon fils. En plus, c’est devenu la première médaille d’or canadienne à ces JO », a confié Kingsbury.
À sa première épreuve, Kingsbury a tout juste raté la première marche du podium olympique. Le Québécois et l’Australien Cooper Woods ont obtenu les deux mêmes pointages, mais le score accordé pour évaluer les virages ayant priorité sur le chrono, c’est l’Australien qui a profité du bris d’égalité pour triompher avec un écart de ‚70. Kingsbury croit que cette déception l’a aidé pour sa deuxième épreuve.
« C’est certain que c’était un peu crève-cœur de perdre sur le bris d’égalité. En même temps, je pense que j’étais vraiment content de me retrouver sur un quatrième podium olympique en autant de participations. Par contre, ça m’a mis le couteau entre les dents pour le duel et j’ai été extrêmement concentré tout au long de la compétition. Je pense que j’étais assez difficile à battre en duel et je l’ai prouvé », a-t-il ajouté.
Accompagné par plusieurs membres de sa famille, dont sa conjointe et son fils, Kingsbury a tenté de profiter pleinement de cette dernière aventure olympique. Comme les compétitions de ski acrobatique avaient lieu plus tôt lors des JO, le Québécois est demeuré un peu plus longtemps en Italie après ses compétitions.
« J’ai passé du temps à Milan après ma dernière épreuve. J’ai eu la chance de voir les deux finales des tournois de hockey, c’était assez cool comme expérience. »








