Les judokas canadiens Étienne Briand et Louis Krieber-Gagnon ont tous les deux terminé leur parcours sur le podium dimanche, à l’Open européen de Varsovie, en Pologne. Briand est sorti victorieux de trois prolongations sur quatre pour monter sur la deuxième marche du podium des moins de 81 kg, tandis que Krieber-Gagnon a obtenu une médaille de bronze chez les moins de 90 kg.

Étienne Briand s’est mesuré à l’Espagnol Alfonso Urquiza Solana, 34e au classement mondial de sa catégorie, en grande finale. Le face-à-face a duré pas moins de 8 minutes 30 secondes.

Plusieurs attaques ont rapidement été tentées dans les deux camps, sans toutefois permettre à un compétiteur de s’inscrire au pointage.

Les deux finalistes se sont échangé les attaques et les ont bloquées tour à tour lors du temps supplémentaire. Deux pénalités ont été décernées au représentant canadien, qui n’avait plus aucune marge de manœuvre. L’Espagnol a finalement eu le dernier mot grâce à un waza-ari.

« Il a été assez fermé et très tactique, alors que j’ai clairement manqué d’explosion. J’ai eu quelques malchances, mais surtout, je n’ai pas réussi à conclure mes différentes techniques, a déclaré Étienne Briand. Je n’ai pas fait trop de bêtises durant mes combats, mais j’ai mal géré les lignes en finale. Autrement, ma forme physique et mon expérience m’ont beaucoup aidé aujourd’hui. »

Profitant d’un laissez-passer au premier tour, Briand a d’abord vaincu l’Italien Davide Nuzzo par waza-ari dimanche. Il s’agit de son seul affrontement du jour qui s’est soldé en temps réglementaire.

Le Canadien a atteint les demi-finales en ayant le dessus sur le Français Hugo Metifiot et le Belge Abdulu Malis Umayev, tous deux pénalisés à trois reprises face à Briand.

« Le combat avec le Belge a été très difficile et ça m’a suivi pour le reste de la compétition », a confié l’éventuel médaillé d’argent, qui a ensuite défait l’Espagnol Jose Mendiola Izquieta pour passer en finale.

Il s’agit de sa première médaille depuis celle de bronze reçue au Grand Chelem d’Ekaterinbourg en 2019 et celle d’argent des Championnats panaméricains de la même année.

« Il me manquait un petit quelque chose au niveau de la finition, mais c’était plutôt bien en général ! Ça faisait un bon moment que je n’avais pas fait beaucoup de combats dans une même compétition et que je ne m’étais pas entraîné aussi sérieusement », a souligné celui qui avait priorisé ses études au début de la pandémie.

« J’ai dû faire des choix qui n’ont pas été optimaux pour le judo et j’ai décidé de me réessayer plus sérieusement (dans le sport). Le résultat d’aujourd’hui démontre que j’en ai encore à donner ! »

Krieber-Gagnon termine en force

Quelques minutes plus tard, c’était au tour de Louis Krieber-Gagnon de combattre pour l’obtention d’une médaille.

Le Canadien souhaitait finir sur une bonne note après une demi-finale crève-cœur qui s’est jouée en prolongation. Il a été pénalisé trois fois contre l’Américain John Jayne, futur médaillé d’or.

« J’étais déçu de cette défaite et mon erreur a été que je n’ai pas assez attaqué. J’ai été trop passif, a dit Louis Krieber-Gagnon.

Il s’était classé cinquième lors de son dernier Open européen, soit celui d’Oberwart en février 2020, et souhaitait faire oublier ce résultat.

Krieber-Gagnon a marqué le waza-ari avec 30 secondes à faire contre le Néerlandais Mark Van Djik. Il a maintenu son avance pour se frayer un chemin jusqu’au podium, son premier depuis 2018.

« J’étais vraiment motivé pour aller chercher cette médaille cette fois-ci et je suis content d’avoir terminé la journée avec du positif », a-t-il mentionné.

Toujours chez les moins de 90 kg, Alexandre Arencibia et Keagan Young ont conclu le tournoi avec une fiche de 1 victoire et 1 défaite. Mohab ElNahas a quant à lui perdu d’entrée de jeu dans la catégorie des moins de 81 kg.

Du côté féminin, Mina Coulombe (-78 kg) et Coralie Godbout (-78 kg) ont été limitées à un combat, tandis qu’Alicia Fiandor (-70 kg) a été stoppée à son deuxième affrontement.