LONDRES - La Gambie a échappé à une suspension du Comité international olympique (CIO) après que son gouvernement eut permis la réouverture des bureaux de son comité national.

Le pays d'Afrique de l'Ouest aurait pu être suspendu en raison de cette dispute au sujet des quartiers généraux du Comité olympique gambien. Mais le comité exécutif du CIO a obtenu un rapport stipulant que le COG a pu réintégrer ses locaux.

Au cours des dernières années, le CIO a suspendu les comités nationaux de l'Inde, du Koweït, du Ghana et de Panama en raison d'ingérence politique. Ils ont tous été réadmis éventuellement.

Une suspension signifie que les athlètes du pays sanctionné ne peuvent pas prendre part aux JO, et les dirigeants de son comité national ne peuvent pas assister aux réunions du CIO, pas plus qu'il ne reçoit de subvention de ce dernier.

Afin d'éviter ces sanctions, le gouvernement gambien a permis aux employés du COG de réintégrer leurs locaux, un « geste sincère de bonne volonté », a déclaré son président, Momodou Dibba. Dibba a précisé que les employés n'avaient pu occuper leurs locaux depuis avril.

Des responsables du CIO et du gouvernement gambien se sont récemment rencontrés à Lausanne, en Suisse. Le CIO a alors exigé que les bureaux et propriétés du COG lui soit retournés et que toute interdiction de déplacement contre ses dirigeants soit levée. Le CIO veut aussi que le gouvernement gambien reconnaisse le leadership du comité national élu.

Le gouvernement gambien, dirigé par le président Yahya Jammeh, un dirigeant autocratique arrivé en poste à la suite d'un coup d'État, en 1994, a été accusé d'interférer avec divers sports auparavant, notamment le football.