Le premier match de cette finale est présenté sur les ondes de RDS mercredi à 20 h 30
Le cinq partant des Spurs de San Antonio, mené par Victor Wembanyama, est le plus inexpérimenté de l’histoire des finales NBA, selon une analyse de l’AFP de données issues de la plateforme Basketball Reference.
Avant cette campagne, seul le meneur De’Aaron Fox avait déjà participé à sept matchs éliminatoires. Les quatre autres titulaires habituels des Spurs (Stephon Castle, Devin Vassell, Julian Champagnie et Wembanyama) découvrent les séries NBA cette année, tout comme leurs deux remplaçants les plus utilisés (Dylan Harper, Keldon Johnson).
Depuis 1976-1977, saison de l’unification du basket américain au sein de la NBA, aucuns cinq partant n’avait joué aussi peu de matchs de séries avant une campagne jusqu’en finale.
Les titulaires des Spurs détrônent ceux des Trail Blazers de Portland de 1977, qui totalisaient à l’époque 20 matchs d’expérience en éliminatoires. Les Blazers de Bill Walton ne pâtirent pas de leur inexpérience, puisqu’ils s’adjugèrent la bague de champion en battant les 76ers de Philadelphie de Julius Erving.
En moyenne, les titulaires des finalistes NBA ont dans leurs bagages 279 matchs de séries disputés les années précédentes. C’est d’ailleurs à peu près l’expérience affichée par le cinq partant des Knicks (270 matchs), qui affrontera les Spurs à partir de mercredi.
« C’est un excellent club avec des joueurs expérimentés, a dit Wembanyama. Ils ne sont pas là par hasard, mais grâce à des efforts inlassables au fil des années. »
Dans l’histoire de la NBA, les finalistes les plus expérimentés ont été les Lakers en 1989. Leur cinq partant, au sein duquel évoluait un Kareem Abdul-Jabbar de 42 ans, disposait d’une expérience de 608 matchs en séries avant de s’engager dans cette campagne. Elle ne fut pas gage de succès, puisque les Lakers furent humiliés par les Pistons de Detroit version « Bad Boys » d’Isiah Thomas, Joe Dumars, Bill Laimbeer et Dennis Rodman.
Au-delà de ce cas particulier, l’expérience prime légèrement à ce niveau. Sur les 49 finales NBA jouées depuis 1977, 27 (55 %) ont été remportées par l’équipe la plus expérimentée, 22 par la moins expérimentée.
Les Spurs ont aussi une riche histoire et Wembanyama, un Français de sept pieds quatre, est déjà suivi par une multitude de fans à travers le monde.
« Il est le meilleur joueur de la planète », a lancé Stephon Castle, des Spurs.
Jalen Brunson des Knicks, joueur le plus utile de la finale de l’Est, n’a que des éloges pour Wembanyama, joueur le plus utile de la finale de l’Ouest.
« Il est tout simplement incroyable, a déclaré Brunson. Ce qu’il est capable de faire en attaque et en défense, on ne l’a jamais vu chez un joueur de sa taille. Il est vraiment exceptionnel. »
Dans cette ronde ultime, les seuls joueurs à avoir déjà amorcé un match en finale sont Harrison Barnes, avec Golden State, et Mikal Bridges, avec Phoenix.
Barnes n’est généralement pas un partant avec San Antonio, tandis que Bridges a l’habitude de l’être avec les New-Yorkais.
« Quand on se prépare correctement, qu’on suit ses routines et qu’on aborde le match comme un match normal, on arrive à être le plus naturel possible », a fait valoir Brunson.
Des histoires de famille
Ron Harper, père de Dylan Harper, des Spurs, a fait partie de cinq équipes championnes dans la NBA.
L’adjoint des Knicks Rick Brunson, père de Jalen, a joué avec New York en finale de 1999.
Jordan Clarkson, des Knicks, a eu la chance d’assister aux défilés des Spurs.
Il a grandi à San Antonio et sa belle-mère travaillait dans un hôtel offrant une vue imprenable sur le parcours du défilé.
« J’adorais prendre des photos et courir après les joueurs pour avoir des autographes, s’est rappelé Clarkson, dont le père a nettoyé et préparé des voitures pour certains joueurs des Spurs.
« Voir l’énergie et l’effervescence en ville quand les Spurs sont en finale et qu’ils gagnent le titre, c’est une expérience formidable. »





