Le PDG du fabricant de pneumatiques Goodyear, Mark Stewart, s’est dit samedi inquiet de la situation au Moyen-Orient et des droits de douane instaurés par Donald Trump, en marge des 24 Heures du Mans où le manufacturier équipe 44 des 62 voitures au départ.
« C’est une situation difficile, comme nous l’avons expliqué lors de notre dernière conférence sur les résultats. Nous avons mis en œuvre de nombreux changements au cours des deux dernières années pour réduire notre dette et doter l’entreprise d’un bilan solide, le meilleur que nous ayons connu depuis 30 ans », a déclaré M. Stewart dans un entretien à l’AFP.
« Mais nous avons ensuite dû faire face à des vents contraires importants en raison des droits de douane imposés à travers le monde, ainsi que des prix du pétrole pour le caoutchouc synthétique et ses dérivés, qui se chiffrent en centaines de millions de dollars », a ajouté l’Américain, ancien de Stellantis arrivé à la tête de l’entreprise début 2024, rappelant que Goodyear avait notamment dû fermer deux usines en Allemagne il y a quelques mois.
La marque américaine souhaite cependant rester impliquée le plus possible dans le sport automobile, sa meilleure publicité, où elle fournit déjà les pneus dans de nombreuses disciplines (Nascar, endurance...).
« La course fait partie intégrante de notre ADN. C’est là que nous investissons dans la recherche et le développement. C’est là que nous réalisons des avancées décisives sur la composition de nos produits », a poursuivi M. Stewart, qui n’exclut pas un retour de la marque en Formule 1 à moyen terme. « C’est vraiment important pour moi que nous fassions de la compétition un pilier fondamental de notre entreprise. C’est là-dessus que nous nous sommes construits. »
Au 24 Heures du Mans, Goodyear équipe toutes les voitures des catégories LMP2 et GT3, mais c’est Michelin qui fournit les pneus des voitures de la catégorie Hypercar.






