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Antonelli, Aston Martin... tops et flops de la 1re moitié de la saison

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De la belle surprise Antonelli à la catastrophe Aston Martin en passant par la performance mitigée des McLaren tenantes du titre, voici une sélection des tops et des flops de la première moitié du championnat du monde de Formule 1.

Les tops

- Kimi Antonelli (Mercedes)

L’Italien, à bientôt 20 ans (en août), a affiché un niveau de performance incroyable pour sa deuxième saison en F1 et caracole en tête du championnat.

Au volant de sa Mercedes, la meilleure voiture du plateau, le Bolognais s’est montré intraitable avec six Grands Prix et six positions de tête.

Et quand sa monoplace est moins performante, le plus jeune meneur de l’histoire arrive à très bien limiter la casse, comme à Budapest dimanche (3e place). Sans son abandon à Barcelone en raison d’une panne électrique et ses problèmes de frein à Silverstone, le Transalpin compterait bien plus que 50 points d’avance sur son plus proche rival, Lewis Hamilton.

- Ferrari et Lewis Hamilton

La Scuderia, en quête d’un titre mondial des pilotes depuis 2007 et des constructeurs depuis 2008, a été la seule à contester régulièrement la domination de Mercedes.

Le septuple champion du monde britannique, en perdition durant sa première année au volant d’une monoplace rouge au cheval cabré, semble revivre grâce à la nouvelle réglementation technique qui a bouleversé les voitures mais qu’il apprécie, contrairement à nombre de ses adversaires.

En juin à Barcelone, Hamilton a décroché avec brio sa première victoire depuis deux ans et il peut encore rêver, à 41 ans, d’une huitième couronne mondiale. Mais Ferrari devra corriger les petites erreurs de stratégie qui lui font perdre des points précieux, comme à Budapest.

Peut mieux faire

- Max Verstappen et Red Bull

Le quadruple champion du monde, dominé d’un point seulement en 2025 par le champion anglais Lando Norris, est dans le dur.

Pourfendeur de la nouvelle réglementation, le Néerlandais a eu un mal fou à s’adapter aux nouvelles monoplaces.

Red Bull n’a pas aidé sa star en lui confiant une voiture très capricieuse et en manque de performance, notamment en début de saison. S’il a décroché quatre podiums, il compte aussi trois abandons et aucune position de tête.

L’écurie autrichienne comble progressivement son retard et le Français Isack Hadjar constitue enfin un coéquipier qui arrive à tenir tête à Verstappen, ce qui plaît au Néerlandais.

- McLaren

Tenante du titre constructeurs et pilotes avec Norris, l’écurie britannique n’arrive à suivre ni le rythme infernal des Mercedes ni celui des Ferrari.

La nécessité de développer la monoplace 2025 jusqu’en fin de saison pour arracher la couronne pilotes a retardé l’adaptation de la voiture à la règlementation de 2026. Et McLaren, comme Red Bull, a commencé la saison bien en retrait.

Néanmoins, l’équipe anglaise est parvenue à introduire rapidement des améliorations qui fonctionnent bien et elle arrive, sur certains tracés, à devancer Mercedes, notamment en qualifications.

Norris a ainsi décroché sa première pole position et sa première victoire en GP dimanche en Hongrie.

Les flops

- Aston Martin

L’ambitieuse écurie britannique, qui a dépensé des centaines de millions d’euros ces dernières saisons en vue d’un titre mondial, a un bilan catastrophique à ce stade.

Cet accident industriel était pour le moins inattendu, d’autant que c’est Adrian Newey, l’ingénieur le plus réputé de la F1, qui a conçu la nouvelle monoplace. Mais l’association avec le motoriste Honda est pour l’instant désastreuse.

Aston Martin entrevoit toutefois la lumière puisque les nombreuses nouveautés aérodynamiques introduites à Budapest ont bien fonctionné et d’autres suivront en septembre, alors qu’un nouveau moteur est attendu pour la reprise de la saison, les 22-23 août aux Pays-Bas.

- George Russell

Le pilote anglais, pour sa huitième saison en F1, la cinquième chez Mercedes, était attendu comme le chef de file de l’écurie allemande.

Sa position de tête et sa victoire facile lors du premier GP de la saison, en Australie, laissaient penser que le titre lui était promis tant Mercedes était loin devant ses adversaires.

Mais Russell, qui a, certes, été souvent malchanceux, ne s’attendait pas à être surclassé par son jeune coéquipier Antonelli.

Avec seulement une victoire lors des dix dernières courses, l’Anglais compte 59 points de retard sur l’Italien et semble avoir lâché prise.