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Antonelli champion à Montréal après l’abandon choc de Russell

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« Mener la course, puis la panne de moteur... je suis sans mot »

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« C'est plate pour Russell, ça aurait été une bataille épique »

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Mélanie Joly remet le trophée à Antonelli et puis champagne!

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Kimi Antonelli champion à Montréal!

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Coup de théâtre! Course terminée pour Russell

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Russell et Antonelli jouent du coude!

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La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on. Vingt-quatre heures après avoir été frustré par son coéquipier chez Mercedes lors de la course sprint, Kimi Antonelli a profité de l’abandon de George Russell au 30e tour pour filer seul vers la victoire au Grand Prix de Formule 1 du Canada.

Antonelli a devancé au fil d’arrivée de cette course de 68 tours le pilote Ferrari, Lewis Hamilton, par 10,768 secondes. Le pilote Red Bull, Max Verstappen, a complété le podium.

« On était vraiment à la limite, a résumé Antonelli au sujet de sa lutte avec Russell, en entrevue d’après-course. Et oui, ce n’était pas facile aujourd’hui avec le vent, il y avait beaucoup de rafales. Le virage no 10 était très difficile. Je crois qu’à un tour, il (Russell) a bloqué les roues, puis je suis passé devant et ensuite j’ai bloqué les miennes. C’était donc très serré, et c’est dommage pour lui cet abandon, parce que ç’aurait été une bataille vraiment géniale. Mais bon, on la prend; c’est une autre victoire et je suis très content. »

Il s’agissait de la première victoire d’Antonelli à Montréal et de sa quatrième d’affilée cette saison, la seule lui échappant jusqu’ici en 2026 étant celle de Russell, en Australie. L’Italien a ainsi creusé l’écart en tête du championnat des pilotes.

Charles Leclerc (Ferrari) et Isack Hadjar (Red Bull) ont complété le top-5, dans l’ordre.

Les pilotes McLaren Oscar Piastri et Lando Norris ont connu une journée misérable. L’Australien s’est contenté de la 11e place, alors que Norris a été contraint à l’abandon en raison d’un problème de transmission.

Antonelli et Russell avaient offert un aperçu de la lutte fratricide en piste lors de la course sprint samedi, l’Italien se plaignant notamment d’une manoeuvre du Britannique qui lui avait permis d’obtenir la victoire.

Cet incident en piste avait d’ailleurs contraint l’ingénieur de course chez Mercedes, Peter « Bono » Bonnington, et le directeur de l’équipe, Toto Wolff, à s’en mêler, pour calmer le jeu et éviter que la situation s’envenime. Dimanche, les hostilités ont repris de plus belle.

Russell, qui s’est élancé de la position de tête pour une troisième année consécutive sur l’île Notre-Dame, a connu un mauvais départ et fut rapidement relégué en troisième place — derrière Norris et Antonelli.

Norris a connu un départ canon, en pneus intermédiaires, et surpris Russell et Antonelli dans le premier virage. De son côté, Piastri est entré aux puits dès le premier passage pour remplacer ses pneus intermédiaires par des médiums. Norris l’a imité un tour plus tard, mettant la table pour un jeu du chat et de la souris entre Antonelli et Russell pour les commandes de l’épreuve.

Russell a d’abord poussé Antonelli à la faute dans la dernière chicane du septième tour, reprenant provisoirement les commandes de l’épreuve. L’Italien est revenu à la charge quelques tours plus tard, au grand plaisir des dizaines de milliers de spectateurs présents sur le site, sous un ciel menaçant.

Un spectacle grandiose, qui a certainement contribué à donner quelques cheveux blancs supplémentaires à Wolff.

Mais, comme toute bonne chose a une fin, cette lutte captivante a pris fin abruptement au 30e tour, lorsque la voiture de Russell s’est immobilisée soudainement en bordure de piste, victime vraisemblablement d’un bris de moteur.

Le Britannique, furieux, a alors jeté son appuie-tête au travers de la piste, a frappé l’avant de sa voiture à coups de poing et laissé transparaître sa déception. Il est rare de voir autant d’émotion chez Russell, sauf qu’il était bien conscient qu’il venait de concéder d’importants points de classement sur un plateau d’argent à son coéquipier.

Une lutte qui rappelle des souvenirs

Cet abandon a propulsé à l’avant-scène une lutte pour la deuxième place entre Verstappen et Hamilton. Ceux-ci ont alors lutté avec acharnement, toujours à la limite de la légalité, rappelant leurs belles années.

Hamilton est finalement parvenu à dépasser Verstappen avec cinq tours à négocier, et il n’a plus jamais regardé derrière par la suite. Pour Hamilton, il s’agissait sans l’ombre d’un doute de sa meilleure performance depuis qu’il s’est joint à la Scuderia.

« Ç’a été assez difficile ces derniers temps, alors de trouver enfin notre rythme et de passer une bonne fin de semaine, c’est vraiment… C’est un sentiment incroyable pour moi, a mentionné Hamilton. Surtout d’avoir pu faire une course avec Max, ce qui est génial. Et on a un public incroyable ici. Je suis tellement heureux, j’adore cette piste. »

Quant à Verstappen, qui laisse toujours planer le doute sur son avenir en F1, il ne fait aucun doute que cette troisième place est un soulagement.

« J’ai livré de belles batailles, vous savez, et se battre aux avant-postes, c’est toujours mieux, pas vrai?, a questionné le Néerlandais. Et pour nous, décrocher notre premier podium, c’est évidemment très positif; on est vraiment ravis. Belle bataille avec Lewis aussi à la fin. Donc oui, on a tout donné jusqu’à la ligne d’arrivée. »

« Et oui, dans une fin de semaine où ce n’est pas si facile de bien faire les choses, monter sur le podium, ici, c’est extrêmement positif. Donc, forcément, on est très contents », a résumé Verstappen.

Pour sa part, le Québécois Lance Stroll, qui s’est élancé de la ligne des puits, a abouti en 15e place. Son coéquipier, l’Espagnol Fernando Alonso, a été contraint à l’abandon au 30e tour.

Il est à noter que le président de la FIFA, Gianni Infantino, a assisté à la course, vêtu d’un chandail du Canadien de Montréal.

Par ailleurs, Alisha Palmowski a converti sa position de tête en une deuxième victoire impressionnante dans la série F1 Academy à Montréal, en matinée. Puis, en après-midi, le Norvégien Martinius Stenshorne a décroché sa première victoire en Formule 2.